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Hommes aux mille mains je vous salue.

N'êtes-vous pas représentatifs de ce temps

Et de cet espace qui se mélangent pour

Nous tromper et nous opposent leurs murs

Innombrables?

Hommes aux mille mains ce que vous nous

Faites croire est plus réel que le réel qui

Est un rêve.

Car dans cette partie vous tenez le rôle du

Sort et du mystère. Vos mensonges nous

Emerveillent davantage que notre pauvre

Vérité.

Hommes aux mille mains je forme des vœux

Pour que votre art se lègue, parce qu'il

S'adresse à ce que le monde conserve en lui

De meilleur : l'enfance

Jean Cocteau (1889-1963)

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L'art du magicien, parce qu'il fait croire à ce qui n'est pas,

parce qu'il prend en défaut la logique et bouscule les certitudes,

est la plus merveilleuse des initiations

à ce dont l'homme a besoin : le rêve .

Alain Decaux

André Robert a aussi écrit des poèmes. Tu les trouveras à cette adresse : www.webzinemaker.com/poesiesmag . C'est Rominogrobis et son site www.close-up.fr.st qui nous a fait découvrir ça.

Amicalement,

Plick.

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De Robert Houdin himself:

LA PENDULE

Mesdames, ma pendule obéit, compte, sonne,

Marque l'heure, et s'arrête au gré de tout désir;

Mais pour vous, chaque fois que son timbre résonne,

Puisse-t-elle sonner une heure de plaisir

L'IMPRRÉSSION INSTANTANÉE

A ma séance fantastique,

L'impression cabalistique

Passant par un cordon magique

Touche la corde sympathique

De plus d'un spectateur sceptique;

Et cet effort typographique

Imprime un cachet diabolique

A ma séance fantastique.

LA BOUTEILLE INÉPUISABLE

Cette inépuisable bouteille

Fournit des vins et des liqeurs

De tous les goûts, de toutes les couleurs;

C'est une cave sans pareille;

Bienveillants spectateurs de mes tours favoris

Ayez autant de jours prospères,

Autant de bons et vrais amis,

Que ma bouteille emplit de verres.

SANS TITRE, mais imprimé sur les éventails-souvenir du spectacle:

Des spectateurs nombreux l'aimable compagnie,

Daignant me visiter ce soir;

M'inspire un noble orgueil, une joie infine,

Car j'ai ma salle pleine et ma caisse garnie,

Deux choses bien douces à voir

Par leur séduisante harmonie,

Et ce double plaisir pouvant être goûté,

D'enchanteur que j'étais, je deviens enchanté.

Poemes extraits de " Les Illusionnistes et leurs secrets " de Michel Seldow

A+

Balthazar!

http://vache.com.free.fr/ [Lever les yeux au ciel]

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En effet mon cher Balthazar, Robert-Houdin a écrit des petites choses superbes pour décrire chacune de ses expériences. Ces petits poèmes parsèment l'ouvrage de Christian Fechner "La magie de Robert-Houdin". En voici quelques uns encore (de l'Album souvenir anglais des séances de Robert-Houdin au Théâtre Saint-James en 1848-1849, cités par C. Fechner) :

- Le chasseur :

Mesdames, mon petit chasseur,

A votre présence est sensible,

Et pour mieux toucher votre coeur

Il ferait vraiment l'impossible,

Si vous n'étiez pas là ! Si son but lui manquait !

Mon sensible chasseur pour le coup deviendrait

Encore plus sans cible.

- Le Pâtissier escamoteur (expérience qui sera rebaptisée plus tard "Pâtissier du Palais-Royal) :

Pour vous consommateurs je souffle mes fourneaux,

Je fournis des sirops des tartes des gâteaux,

Mes brioches surtout prouvent mon savoir faire,

Par leur fumet engageant ;

Goûtez messieurs, en en mangeant

Vous êtes sûrs de n'en pas faire.

Que c'est joliment dit...

J'ai aussi la chance d'avoir publié (sur ma page d'accueil) un poème superbe d'une talentueuse jeune fille. Je me permets de le reproduire ici :

La magie...

c'est ce qui rappelle à la terre en offrant le ciel

c'est un oeil allumé, l'autre contourné

c'est du neuf de milliers d'années

c'est l'unique à l'infini (dé)pensé, (des pensées ?)

c'est la neige, le vent, la fumée

La magie...

c'est ce qui transforme un clown en géant, un adulte en enfant, hier ou demain en maintenant.

J'aime la terre et le ciel, la neige, le vent et la fumée, j'aime les clowns géants, les adultes enfants, hier, demain, et surtout maintenant.

A bientôt,

Plick.

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    • Jonathan un jeune magicien, il est d'Orange, il faisait essentiellement du close-up a l'époque fan des jerry's nuggets, il a voulu tenter l'expérience de sortir le seul DVD chez Arteco a l'époque et par la suite Gilles lui avait refusé tout autre production, je ne sais pas pourquoi.
    • Mine de rien, le mélange américain amène un certain risque selon les tours : Si on imbrique par les coins, les cartes gardent leur orientation, mais si on imbrique par un petit côté, si les cartes ont des dos asymétriques on retourne la moitié du paquet par rapport à l'autre et dans ce cas là, il vaut mieux éviter de demander de mélanger à un spectateur si cette asymétrie est importante pour le tour....
    • Voici une liste de Palindromes:  À Cuba, Anna a bu ça. À l'autel, elle alla, elle le tua là. À Laval, elle l'avala. À l'émir, Asimov a vomi sa rime, là. À l'ergonome rusé, mesure mon ogre là. Alerte l'être-là ! À l'étape, épate-la ! À Noël, elle te traça la carte, telle Léona. À rêver, crèvera. À revers, rêvera. Ainsi Anaïs nia. Anal feu ? Gel local ? La collègue flâna. Aron, au Togo, tua Nora. As, sa carte te tracassa. Ausculte ! Et Luc sua... Aye Luc, super crépuscule. Ya ! Bon sport, trop snob. Car, tel Ali, il a le trac. Caser vite ce palindrome ne mord ni lape cet ivre sac. Caser vite cet ivre sac. Caserne, genre sac. Ce repère, Perec. Ce reptile lit Perec. Ce reptile relit Perec. Ce satrape repart à sec. C'est sec. Edi, parti une nuit rapide. Edna-Loyauté tua Yolande. Eh ! ça va la vache ? Eh, ce lac né en calèche. Eh, Cerbère, fer ébréché ! Élégant Etna gelé. Élisa, rude, lava le dur asile. Élucide l'édicule. Élu par cette crapule. Ésope reste ici et se repose. Engage le jeu que je le gagne. Et Luc colporte trop l'occulte. Et la marine va, papa, venir à Malte. Et si l'arôme des bottes révèle madame, le verset t'obsède, moraliste ! L'âme des uns n'use de mal. L'âme sûre ruse mal. L'âme sœur, elle, rue, ose mal. L'ami naturel ? Le rut animal. La mariée ira mal. La mère Gide digère mal. La malade pédala mal. Léon a sucé ses écus à Noël. Léon, émir cornu, d'un roc rime Noël. Lune de ma dame d'été, été de ma dame de nul. Noir, ô hélas, Isis a le horion. Nue, j'aime demi à jeun. Oh ! cela te perd, répéta l'écho. Rions noir. Rose utérus, à ma masure, tu es or ! Sa lèvre cervelas. Suce ses écus. Tu l'as ici, salut. Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut. Tu l'as trop été, Port-Salut. Un ému a son os au menu. Un roc lamina l'animal cornu. Un roc si biscornu. Un soleil du sud lie l'os nu. Une slave valse nue. Zeus a été à Suez.
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