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Dans un numéro de scène j'ai utilisé ce système, mais je sais déjà que certains ne vont apprécier:

- Un jeu de cartes dos rouge est confié à un spectateur (1), il le mélange.

- Un autre spectateur (2) choisi s'il veut le jeu numéroté ou le jeu de cartes dos bleu (par exemple les cartes numérotées) confier un jeu numéroté de 1 à 52.

- Un troisième spectateur (3) vérifie un jeu de cartes dos bleu, il aurait très bien pu avoir le jeu numéroté si le spectateur (2) aurait voulu le jeu de cartes dos bleu.

Le spectateur (3) étale les cartes devant lui et pense à l'une d'entre elles.

Le spectateur (2) étale les cartes devant lui et pense à l'un des nombres.

Le jeu dos rouge est récupéré et posé sur un guéridon (j'échange le jeu contre un jeu en chapelet).

Le spectateur (2) annonce le nombre pensé (exemple:25), le spectateur (3) annonce la carte pensée (en réalité celui-ci est compère et annonce l'identité de la carte qui se trouve en 25ème position dans le chapelet), par exemple: le 10 de coeur.

Un autre spectateur est invité sur scène et est invité à compter les cartes une par une jusqu'à la 25ème, il s'agit du 10 de coeur.

- J'ai galéré pendant très longtemps pour que quelqu'un accepte d'apprendre un jeu en chapelet mémorisé, maintenant grâce au chapelet de Martin Joyal (merci Elton) en une semaine il le connait parfaitement.

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Comme je suis fainéant et en même temps que j'anticipe les défections de mes partenaires, je ferai le même effet avec n'importe quelle personne (presque) au débottée.

Il suffit que cela soit moi qui connaisse le chapelet.

La personne me regarde et avec un code très simple pour elle, je lui communique la famille et la valeur de la carte. :)

Ou encore plus simple (je réfléchis à voix haute), je lui demande de porter les lunettes dont en parle dans la Chambre des Secrets et pour le coup, il faut juste qu'elle sache lire ! :)

Une autre méthode encore plus simple me vient à l'esprit : lui montrer de façon simple et détournée la carte à annoncer !

C'est un tour que je pratiquais plus jeune : 2 personnes qui se connaissent, l'une choisie une carte au hasard dans mon jeu, on le range dans l'étui et je demande à l'autre en lui montrant le jeu de se concentrer et de lire dans l'esprit de son pote ! ;)

Simple et terrible !

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Pour une soirée entre potes magiciens

1. Vous appelez l'ami A un peu avant en lui disant: "je voudrais piéger B avec un coup d'avance dans une routine, j'ai besoin de toi, quand je te demanderai un nombre, pense à celui-là..."

2. Vous appelez B en lui disant que vous voulez piéger A avec un temps d'avance...et lui donner la carte à penser...

Après le tour, A et B savoureront leur participation...mais s'ils réfléchissent un moment, il ne comprendront pas comment leur participation vous a permis de conclure...

Et pour les autres spectateurs magiciens, mystère complet...ça fonctionne très bien...dans ces conditions ;) (certains se reconnaitront peut-être ici...)

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En rapport avec ma présentation, le spectateur (le vrai) choisi s'il souhaite choisir un nombre ou une carte, dans ce cas il faudra coder à son complice soit la transformation du nombre en la carte, soit la carte en un nombre.

Je ne suis pas un spécialiste des codages, mais je pense qu'il y a des chances d'erreurs et que l'information (carte ou nombre de 1 à 52) ne puisse pas être très directe ou pire que le complice rate littéralement la transformation du codage.

Sincèrement j'ai appris avec un ami le chapelet de Martin Joyal en une semaine et vraiment par coeur. Il n'y a aucun code à partir du moment que le compère connait le chapelet il ne peux pas se tromper.

Coder l'information à son complice en utilisant des codes alphabétiques, visuels,...etc. me parait plus complexe.

De plus dans ma présentation lorsque le spectateur annonce son chiffre ou une carte, le deuxième annonce immédiatement la carte ou son chiffre.

Encore une fois c'est mon adaptation d'un thème que je réalisais sur scène.

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Publié le (modifié)

La version de David Berglas sera décrite dans le prochain livre de Richard Kaufman mais on peut déjà l'entendre sur le "David Berglas magiCD" encore en vente :

"David BERGLAS made this recording some 25 years ago at Caesar's Palace, just outside of London, England. After witnessing David's full-evening act, Martin Breese then interviewed David at his home in North London. The result is the most sucessful recording ever. Here now on one MagiCD is a lifetime of professional experience and mystery compressed into 60 minutes!

Although BERGLAS denied that he was a mentalist, basic principles that apply to mentalism are revealed. Also, the CD features David performing his "Any Card At Any Number" effect that no one anywhere can adequately explain".

Je pense que dans une séance public, pour ce tour, il est important de bien montrer au début - comme l'a dit Thomas - que les 2 spectateurs choisis pour participer sont bien choisis par hasard sinon l'idée de compères sera une hypothèse possible pour le public, idée qui, si elle n'est pas détruite dès le début, suffira à expliquer le miracle.

Au point 12, j'ai rajouté le besoin ou non de compère(s).

Je ne savais pas que Gaetan Bloom avait une version, je me rappelle très bien de son Open Prediction (excellente), mais je ne l'avais pas vu lors de sa dernière conférence en 2008 au Double Fond. Ses notes ne sont apparemment plus disponibles et d'ailleurs je ne sais pas si ce tour y était décrit. S'il lit le sujet, peut-être pourra-t-il nous répondre....

Modifié par Thomas THIÉBAUT
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Je suis entre "" d'accord. Mais et oui il y a un mais:

A l'époque, dans mon spectacle de mentalisme (enfin je ne fais pas parti des 100mentalistes), après de nombreux effets, lorsque je réalisais ce numéro, je ne me voyais pas trop réaliser un choix aléatoire des deux spectateurs pour la simple et bonne raison que pour des effets de mentalismes si vraiment nous devions choisir des spectateurs au hasard nous devrions le faire à chaque numéro.

Je pense qu'a partir du moment où vous avez suffisamment démontrer vos "capacités", il n'y a plus besoin de faire appel au hasard pour choisir les spectateurs.

Après bien entendu cela dépend dans quel style vous présentez ce numéro, dans quel genre de spectacle...etc, mais pour ma part je n'en voyais pas l'utilité.

Pour finir, il faudrait qu'un spectateur soit capable d'imaginer que le jeu mélangé a été échangé, que l'un des spectateurs soit complice et qu'il connaisse le jeu par coeur.

Cela me fait pensé à une discussion que j'avais eu avec un ami et collègue sur la présentation de la performance de donner l'illusion d'apprendre l'ordre du jeu mélangé par coeur. Un simple échange de jeu suffit ce qui pourrais s'expliquer rapidement et pourtant des hommes comme Jimmy Grippo, Bob Cassidy et encore David Berglas en font une merveille.

Après c'est une question de présentation.

Publié le (modifié)

Effectivement dans ta version Steeve, cela fait bcp de choses à imaginer par le spectateur ce qui est peu probable. On pourrait imaginer que tu choisisses "au hasard" ton complice dans la salle, que tu le fasse monter sur scène que tu lui demande de désigner qqun au hasard dans la salle qui elle-même choisisssent une autre personne au hasard qui elle monte enfin sur scène. Ainsi on a comme une impression de 2 spectateurs choisi par hasard. Ceci dit comme tu l'as dis, dans un spectacle s'il faut faire tout ça avant chaque tour cela devient bien vite fastidieux et ennuyeux....

Tiens, une nouvelle version "CAANABLE" dans un nouvel ebook : Nevermind by Mat L’Anoire :

http://www.lybrary.com/nevermind-p-80873.html

D'ailleurs en tapant "ACAAN" sur le site de Library.com, ça donne ça :

http://www.lybrary.com/advanced_search_result.php?keywords=acaan&search_in_description=1

Modifié par Melvin
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Tu m'as compris... :)

Par contre dans un spectacle de magie (pas mentalisme) ou pour une simple démonstration, je suis d'accord que nous devons faire le maximum pour choisir les spectateurs au hasard. De toute manière nous n'utilisons pas les mêmes méthodes pour toutes les situations. Je réalisais cette méthode pour mon spectacle de mentalisme sur scène, il va de soit qu'elle n'est pas conçue pour le close-up et encore moins entre amis.

Par contre en y reflechissant et en relisant ce qui a été écrit dans ce sujet, il aurait peut-être eu plus sa place la chambre des secrets. Ah oui je ne l'ai pas dis j'ai accès maintenant...Merci Thomas

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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