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Publié le
Mark Kroos

-8 Merci Lawrens

Lors de sa première venue en France, j'avais entendu (et donc vu) Tom Bresh, le fils naturel de Merle Travis, jouer la partie guitare de Dueling Banjos (Deliverance / Arthur Smith, : LIEN) et celle du banjo "plus ou moins simultanément" sur un même instrument, c'était déjà assez bluffant. Désormais, on trouve ça d'un clic sur YouTube, la double guitare colle tout à fait au sujet "Artistes, Sonorités et Instruments Originaux" :

[video:youtube]

***

Encore un assemblage improbable et pourtant, un résultat musical vraiment réussi :

Trevor Gordon Hall - Kalimbatar - (Guitar + Kalimba)

[video:youtube]

La kempf orospu (Centrafrique), likembe, budongo, mbila, mbira (Zimbabwe), mangambeu, sanza ou encore senza1 (Cameroun), kondi (Sierra Leone), karimba ou kalimba (Ouganda), est un instrument de percussion idiophone typiquement africain (voir aussi gongoba). Il est communément appelé piano à pouces, et se rencontre aussi en Amérique latine, où les esclaves l'ont emporté. À Cuba, il existe une variante appelée marimbula. En Jamaïque, la grosse rhumba box est utilisée dans le mento traditionnel où elle joue le rôle de la basse2. On peut même l'entendre sur les premiers enregistrements rastas datant de 1953. De conception plus récente (2001), la sansula, inventée par Peter Hokema, musicien allemand et créateur d'instruments, est une kalimba montée sur une peau de tambour tendue3. Steve Hackett, à l'époque où il était encore membre de Genesis, a joué de cet instrument sur l'album Wind and Wuthering en 1976.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanza_(instrument)

Publié le

Le message précédent est mon commentaire de l'œuvre 4'33" de John Cage mdr .

http://fr.wikipedia.org/wiki/4%E2%80%B233%E2%80%B3

4' 33" est une partition de musique avant-gardiste composée par John Cage, souvent décrite comme « quatre minutes trente-trois secondes de silence » (mais qui est en fait constituée des sons de l'environnement, que les auditeurs entendent lorsqu'elle est interprétée).

Le morceau a été écrit en principe pour le piano et est structuré de trois mouvements principaux. Sur la partition, chaque mouvement est présenté au moyen de chiffres romains (I, II & III) et est annoté TACET (« il se tait » en latin), qui est le terme utilisé dans la musique occidentale pour indiquer à un instrumentiste qu'il doit rester silencieux pendant toute la durée du mouvement.

Une note de John Cage complète cette partition :

« Le titre de cette œuvre figure la durée totale de son exécution en minutes et secondes. À Woodstock, New York, le 29 août 1952, le titre était 4' 33" et les trois parties 33', 2'40" et 1'20". Elle fut exécutée par David Tudor, pianiste, qui signala les débuts des parties en fermant le couvercle du clavier, et leurs fins en ouvrant le couvercle. L'œuvre peut cependant être exécutée par n'importe quel instrumentiste ou combinaison d'instrumentistes et sur n'importe quelle durée. »

Cependant, bien qu’aucune preuve ne vienne avancer la théorie suivante, il semblerait que Cage ait choisi cette longueur de manière délibérée. En effet, la durée de quatre minutes et trente-trois secondes équivaut à 273 secondes. Cette valeur peut faire référence à - 273 degrés Celsius, soit le zéro absolu (température négative en degrés Celsius équivalent à 0 kelvin) où aucun mouvement ne peut se faire. Signe de la volonté d’atteindre le point mort d’où aucun son ne peut provenir.

Une autre théorie, provenant du philosophe et spécialiste de John Cage, Daniel Charles, indique que 4'33" pourrait être un ready-made à la Marcel Duchamp du fait que John Cage se trouvait en France lors de l'année de composition de l'œuvre et que sur les claviers de machines à écrire en AZERTY le 4 correspond au signe « ' » et le 3 au signe « " ».

Ce morceau (qui en réalité est plus une expérimentation) se veut être une remise en question de la notion même de la musique. Cage considérait que « le silence est une vraie note », et il a eu l'ambition de dépasser ce qui est réalisable sur un morceau de papier en laissant la part totale à l'aléatoire (les éventuels bruits extérieurs dénués d'intention musicale mais pouvant être perçus comme du son en activité). Il est une invitation à l'écoute de cette activité qui ne s'arrête jamais.

[video:youtube]

Publié le

J'avais un peu étudié le morceau 4'33 de John Cage en faculté de musicologie, et je n'ai jamais adhéré... d'ailleurs, il faut le faire pour étudier un morceau sans aucune note dans un cursus d'études musicales...

Dire que le silence est aussi important que les notes, je suis d'accord. Cette idée est également reprise dans le théâtre, notamment par Samuel Beckett... sauf que ce dernier n'a pas poussé son idée jusqu'à publier une pièce où le texte se limite à des pages totalement blanches.

D'après moi, le silence est aussi important que la musique, mais lorsque les deux se complètent, lorsque le silence permet d'apprécier au mieux la suite de note qui vient d'être jouée, et pas lorsqu'il en est complètement dissocié.

Mais ce n'est là que mon point de vue, et j'écouterai volontiers les avis contraires.

Sinon, pour ceux qui aiment la sonorité cristalline des verres mais qui ne veulent pas passer des heures à les remplir pour obtenir la bonne fréquence, il existe toujours le Glassharmonica :

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    • Bonjour Martin, C'est un plaisir immense de te voir aborder ce superbe chef-d'oeuvre et encore plus la trilogie de Lewis Ganson sur la cartomagie de Dai Vernon.  Tout comme toi, je suis persuadé qu'on passe très (trop ??!) vite sur ces "vieux" bouquins pour se jeter sur des publications plus récentes. Quel dommage de ne pas les voir traduits en français; ça leur donnerait une plus grande diffusion auprès des magiciens de l'hexagone.  Est-ce que c'est daté ? Uniquement pour celles et ceux qui cherchent la nouveauté et qui regardent les maîtres passés comme des lanternes poussiéreuses. À mes yeux, c'est une mine d'or technique ! On remonte à la source des effets en ayant la possibilité de détecter des subtilités qu'on ne trouveraient pas dans un livre actuel.  Je m'échine à regrouper ces anciennes publications des grandes figures passées pour me constituer une bibliothèque de références solides. D'ailleurs, pour la trilogie autour de Dai Vernon, on peut la compléter facilement avec celle de Stephen Minch (Vernon chronicles). Et ajouter la grande collection de DVD "Revelations" pour avoir des mises en conditions réelles de certaines passes voire des explications pour les personnes qui arrivent à comprendre l'accent de Vernon. Heureux de croiser des personnes pour qui ces publications parfois très anciennes comptent encore !  Amitiés, Guy.
    • @Rudy WEBER nous offre son retour sur la conféfence de @Sasha CR3SP! ✅ A découvrir ici https://www.virtualmagie.com/boutique/videos-magie/conferences-ateliers-videos-magie/masterclass-sasha
    • Quel plaisir de retrouver les French Twins, @Jordan Boudjena et Tony, que je n'avais plus vus depuis longtemps ! Ils sont actuellement en tournée avec leur nouveau spectacle. Je les ai vus samedi au théâtre du Casino de Deauville. Je me méfiais un peu en me disant : « Le public va être vieux comme moi et snob »... Mais ce n'était pas le cas du tout ! En guise d'intro, il y a eu une manifestation bruyante de joie et de gaieté : le jeune public avait laissé sa joie exploser à cause du match gagné par le Paris Saint-Germain. Cela ne faisait pas partie du spectacle, mais ça collait parfaitement à l'esprit. Autre intro : « Ne coupez pas vos téléphones ! » Hahaha ! Après coup, j'ai compris pourquoi : le téléphone portable fait maintenant partie intégrante de nos corps... Deuxième intro : la séquence vidéo où ils apparaissent d'abord sur l'écran, puis se matérialisent pour nous emmener dans un tourbillon de joie, de tours avec participation du public et de mentalisme. Mais cette fois-ci, pas le mentalisme chiant ! De vrais miracles visuels et — pour moi qui suis gourde — inexplicables. À aucun moment la technique ne prend le dessus. On assiste à l'un des spectacles les plus modernes, les plus gais et les moins ennuyeux du monde ! Il m'est difficile de tout vous raconter car les effets s'enchaînent, on n'a pas du tout l'impression d'un défilé de numéros. Le final est une cascade d'effets et de prédictions inexplicables. C'est unique. Je regrette seulement qu'ils n'aient pas fait apparaître la vingtaine de dalmatiens et Booder, mais cela date déjà de la dernière décennie. Ici, tout est nouveau ! Allez-y ! Mention spéciale pour l'écriture du spectacle : elle est là, superbe, mais elle ne se remarque presque pas. C'est fluide, et ça prouve que depuis Raymond Devos, il y a du progrès !
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