Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le (modifié)

En fait, vous confondez la magie -art de l'illusionnisme et de la prestidigitation- et la magie -rêve, plongée dans les sources de l'imaginaire,...- pour la simple raison que les mots utilisés sont les mêmes. D'où l'importance peut-être de souligner le mot Magie avec un grand M lorsque l'on parle de l'un des deux.

Pour ma part, je tends à croire que la Magie est l'instant de rêve que l'on offre à nos spectateurs, en utilisant divers techniques, dont la magie-illusionnisme- . Les théâtreux l'ont bien compris, tout comme les cinéastes, qui offrent la Magie aux spectateurs.

La magie de l'instant n'est à mon sens pas donnée dans les shows humoristiques, où l'on fait travailler d'autres sens que ceux qui mènent à l'imaginaire. On se marre bien, on passe un bon moment, mais en aucun cas on est dans la Magie.

La Magie existe chez Xavier Mortimer, où la magie est présente comme vecteur de rêve. Or la magie sera vecteur de rire chez Eric Antoine, sans rêve. Les deux sont très bons, mais la Magie n'est pas présente chez le second. Tout comme l'humour n'est pas véritablement présent chez le premier.

Je pense même que c'est cette différence qui a donné à la Magie ses lettres de faiblesse. Elle s'est certes démocratisée, mais elle a perdu de son aura magique (faisant appel aux imaginaires populaires), en préférant l'entertainement au rêve. Il n'y avait plus ici de Magie, mais des magiciens amuseurs. Non pas que l'un soit à mettre au rebut vis-à-vis de l'autre.

On ne parle simplement pas de la même chose. A noter que, mais attention, je ne généralise pas, nombre de magiciens se sont mis à faire de la magie dite humoristique, par leur propre incapacité à générer le rêve (Magie) chez le spectateur. Mais cela est une autre histoire.

Il est donc essentiel de redéfinir les termes utilisés pour pouvoir en parler en toute objectivité.

Tout comme la beauté de l'Art, qui est certes subjective, si l'on s'en tient aux codes actuels donnés. On a fait en sorte que tout le monde a raison, mais il est peut être intéressant de redéfinir les termes là aussi, pour pouvoir voir ce qui est esthétique, ce qui est artistiquement beau, et ce qui est naturellement beau.

Kant faisait la différence entre le Beau Naturel et le Beau artistique. De l'approche kantienne on peut dériver une bonne partie des vues et pratiques artistiques ultérieures. On notera plus particulièrement l'idiosyncrasie de ceux qu'une partie de la société accepte comme grands artistes, la transgression conçue comme acte esthétique ou les manifestes et autres programmes par lesquels les mouvements artistiques modernes s'affirment.

Toujours suivant Kant, le beau est l’expression du bon, du bien. Pour les individus complexes comme les hommes, il est en effet vrai qu’un être bon sera souvent beau (intérieurement) car il sera sain, alors que les pervers en vivant dans la noirceur se détruisent et deviennent inévitablement malsains et donc laids intérieurement. Le beau est donc comme le disait Kant bel et bien lié au bien. Le beau et le bien ne sont ainsi qu’une expression de la Vie, d’un être qui choisit d’aller dans le sens de la Vie.

Il dit aussi : "« Est beau ce qui plaît universellement sans concept. »

Modifié par tanhouarn
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 81
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

J'insiste: en magie comme en art, il n'y a pas d'objectivité: tout est subjectif.

Tout est subjectif s'il n'existe pas de définition stricte.

Comme le dit Tanhouarn, la magie est devenue tellement fourre tout que l'acception première se noie dedans. Il devient donc très difficile de se reposer sur cette definition et tout devient alors subjectif.

Donc à mes yeux, en effet, il n'y a rien de magique dans la production de Guyom, si je me base sur la définition de l'académie française: http://definition.ptidico.com/magie.html

Mais je suis preneur d'explications pour comprendre ce qu'il y a de magique dans ce numéro, donc ce qui fait de Guyom un magicien.

Je suis également preneur d'explications sur le coté ringard de la magie ou prestidigitation de laquelle Guyom veut se démarquer.

Ringard semble également un adjectif soumis à la subjectivité.

J'ai bien évidemment exagéré mes propos: il est essentiel de se poser ces questions... Mais, au bout d'un moment, il est essentiel aussi de passer à autre chose.

Je file toujours la métaphore: j'adore Klein. j'ai passé des heures à expliquer à certaines personnes pourquoi je considérais ces Bleus comme de l'art, pourquoi j'y trouvais plein d'agréments, et pourquoi ces oeuvres me transportaient comme une mer. Pourquoi ce qui qui m'évoquait des sensations ne le ferait pas sur d'autres personnes, etc... Des heures aussi à réfléchir sur l'Art en général, des débats à n'en plus finir.

Je continue toujours à me poser ces questions, in petto. En effet, je considère désormais ces débats (toujours sur l'Art) comme inutiles, car tout le monde a raison. Celui qui dit que Klein est un génie comme celui qui dit qu'il est un escroc.

Alors, maintenant, je préfère me taire, et contempler.

L'art semble encore plus difficile à définir que la magie (Magie?). Même certaines de ses définitions sont de l'art, c'est pour dire: http://www.olats.org/schoffer/defart.htm

On peut considéré Klein comme un escroc d'un point de vue artistique mais admettre que l'on puisse trouver de la beauté dans ses monochromes.

http://nikosolo.site.voila.fr/imposture_peinture.htm

Publié le
Donc à mes yeux, en effet, il n'y a rien de magique dans la production de Guyom, si je me base sur la définition de l'académie française: http://definition.ptidico.com/magie.html

A la bonne heure: en partant de cette définition, on peut enfin gloser en toute tranquillité sur la performance de Guyom. J'en laisse le soin aux autres, surtout que je pense avoir le même point de vue que toi sur cette "performance"... Les autres te donneront peut-être des explications, en se basant sur cette définition.

Le problème (pour en revenir sur la définition de la magie), c'est que la Magie ne se réduit absolument pas à cette définition, selon moi point de vue.

Mais, désormais (puisque nous savons sur quelle définition nous baser pour parler de Guyom), c'est un autre débat.

P.S: pour le Beau, j'ai lu Kant, mais je n'y ai jamais rien compris. Nietzsche et Bergson sont des philosophes plus intéressants sur ce sujet, toujours de mon point de vue, je précise.

Publié le (modifié)
, si je me base sur la définition de l'académie française: http://definition.ptidico.com/magie.html

MAGIE se dit figurément du Pouvoir qu'exercent sur les sens et sur l'âme les beaux-arts, la poésie, l'éloquence, les passions, les affections vives. La magie de la couleur, du clair- obscur. La magie du chant, de la musique, de la parole. La magie du jeu d'un acteur. Cet auteur séduit par la magie de son style.La magie de l'amour.

on y arrive ! Enfin on parle un peu c..... ! essentiel ! Ils sont insolents ces turbulents gamins à l'academie française !

otto

Modifié par Otto Wessely

www.ottowessely.fr

Invité Lully SAKAGUCHI
Publié le

l'insolence n'existe pas , il n'y a que liberté d'expression

car l'insolence suppose l'existence d'une hierarchie, de supériorité.. ce que je conteste. Je suis pour l'égalité absolue entre les êtres vivants et pensants qu'ils soient hommes ou femmes jeunes ou vieux. Personne ne peut prétendre être "supérieur" à l'autre, nous sommes tous égaux. Nous ne pouvons qu'essayer d'être meilleurs.

Invité Lully SAKAGUCHI
Publié le (modifié)

si tout le monde essaye d'être meilleur ça contribue à l'évolution de l'humanité .

et l'égalité entrainera le "respect" entre les êtres tout naturellement, la fraternité et la paix!

Un respect qui sera tout autre que la soumission imposée par un être qui se croirait supérieur.

cette discussion me fait penser à une phrase :

"les premiers seront les derniers"

Modifié par mercury77
  • 4 weeks plus tard...

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...