Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 100
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

....yOOOooo...Maxxx

...je t'envoie des Becks ....bien givrés de Pluie Gadoue Land....ici, on est à l'abri de la canicule....et même souvent ... à l'abri du beau temps...

....à très bientôt de tes bonnes nouvelles....

...Take care ! Soso

"Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité". ....

Alphonse Allais

 

Publié le

« Celui qui marche dans les pas d’un autre ne laisse pas de traces »

Hallucinant de lire tous vos messages unanimes, tous moutons de Panurge à partager une même cervelle et donc le même avis à propos de cette vidéo. Offrez-vous le T-shirt au prochain congrès de la FFAP « VirtualMagie pense à ma place » !

J’étais présent au moment de la prise de vue lors du spectacle du Radeau le dimanche 14 juin, un endroit où un public de connaisseurs vient apprécier un plateau d’authentiques artistes partageant le bonheur d’exister pour un cachet de misère d’une trentaine d’euros. Le lieu n’est même pas cité et c’est la première injustice.

Ce soir là j’y ai découvert la meilleure routine existante de D-light, non pas exécutée par un magicien mais par le clown mime Pierre FATUS. C’est cela qu’on aurait du poster sur YouTube et non cette auto-mutilation ou castration d’un faiseur de tours venu dans ce santuaire enterrer sa vie d’artiste.

Sur le coup, j’ai cru qu’Otto venait de casser sa pipe durant mon absence de France et que Max avait décidé de lui rendre un ‘hommage’ comme on dit maintenant (terme popularisé par Duvivier car plus diplomate que ‘plagiat éhonté’)

Ceux là même qui il y a quelques semaines vouaient Michel FAGES aux gémonies pour ressemblance de son numéro de chaises électriques avec celui de Dominique (pas le marchand de trucs qui vante sa pub sur ce forum), quel culot !

Ceux là encore qui vilipendent les animateurs tel Lagaffe pour oser pratiquer la magie. Lagaffe n’est pas ceinture noire de cabaret mais il en est sorti au moins brillamment lui.

La différence : Max fait partie du sérail de virtualmagie, ses potes y louent ses vidéos débiles. Michel FAGES et Lagaffe n’ont jamais posté sur le forum donc ne font pas partie de la tribu. On adule les copains, les autres n’existent pas.

J’admire pourtant certains copieurs, devenus vedettes, car ils sont capables de faire mieux que l’original parce qu’ils ont compris pourquoi un numéro fonctionne : Gustave PARKING, Peter SHUB, etc.

Ainsi je ne reproche pas tant à Max le fait d’avoir repris intégralement la mise en scène, les gags et la musique en intégralité d’Otto, que d’avoir conservé les quelques rares faiblesses du numéro devenues longueurs et des postures devenues ridicules pour son gabarit.

Max a choisi avec intelligence la voie économique la plus prometteuse à laquelle il pouvait prétendre vu son potentiel. J’appellerai mon prochain caniche « Max » en hommage à la fable de La Fontaine « Le loup et le chien ».

Otto a quant à lui trouvé là une retraite complémentaire amplement méritée. Et à l’instar des grands patrons du CAC 40 ou de Sarkozy avec Fillion, il a fait le bon choix en choisissant un numéro deux qui ne pourra jamais lui faire de l’ombre. Chapeau bas.

Quand à la primeur d’un numéro comique à visage découvert, laissez-moi rire. Les plus grands numéros comiques du monde ont souvent été repris :

- Un allemand demeuré obscur que j’avais vu à Hambourg au HansaTheater en 1990 qui a repris le numéro de George Karl

- « le magicien qui ratait ses tours » Mac Ronay dont le fils a repris le numéro

- « le chien qui ne faisait rien » qui a fait le bonheur du Lido

Je souhaite à Max une carrière identique à ces prédécesseurs. C’est tout ce qu’il mérite.

Car la difficulté de copier un numéro comique provient du fait que c’est le personnage qui prime, son âme. La meilleure phrase résumant un artiste est « quelqu’un qui est plus c o n que ce qu’il fait ». C’est-à-dire que sans en avoir conscience, par son vécu et ses souffrances, l’artiste génère des choses dont la valeur dépasse ses capacités. Otto peut courir dans Las Vegas et se faire arrêter par les flics, ou balancer un plateau de hors d’œuvre à la mayonnaise à l’aveugle sur les invités et se faire débarquer à la prochaine escale. Un autre peut tourner en ridicule le gourou d’une secte flanqué de son avocat devant un parterre de 500 magiciens et se prendre un procès. Michel Colucci n’aurait jamais été COLUCHE sans ses prises de risques et débordements. Hors à ce jour, je ne vois aucun fait d’armes dans la carrière de notre Max.

Plus généralement, quel doit être le but d’une vie d’artiste ? Je pense comme l’écrivait Céline (plus détesté que moi) dans son voyage au bout de la nuit : « C'est peut-être çà qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir »

Enfin, pour terminer sur une note optimiste, Max est jeune. S’il est vain d’espérer une quelconque rédemption du côté du plagieur d’Albert GOSHMAN vu son âge canonique, je serai le premier à applaudir Max le jour où il décidera de briser les barreaux de sa cage dorée.

Et je dois retourner bosser sur ma reprise du numéro d’Ali Bongo avec lequel j’epère obtenir un engagement au congrès de Vannes.

Hervé LE MARCHAND

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Je ne trouve rien d'extraordinaire à cet effet en restant dans le format (dans le temps) qui semble être proposé, à savoir celui d'une routine (quelques minutes). La prédiction est précise à la minute...c'est large quand même ! Pour être impactant sur ce format, il faudrait une précision à la seconde. Si par contre cet effet est présenté sur une durée plus importante : le spectateur a le sac dès le début d'un spectacle (d'une heure ou un peu plus) et dit "C'est le moment !" à n'importe quel instant de ce dernier, là, la précision à la minute suffit pour avoir un impact intéressant.  
    • Pour ma part, je ne fait aucune différence entre "tour" et "routine" si ce n'est, à la limite, en nombre d'effets : en gros j'appellerai un tour quelque chose qui ne comporte qu'un seul effet répété ou non mais si il est répété, de manière identique. Par exemple : j'emploierai plus facilement le mot "tour" pour l'apparition d'une pièce avec un morceau de papier flash mais plutôt le mot "routine" pour désigner un petit enchaînement où je fais apparaître une pièce, la dédouble, fais voyager l'une des deux d'une main à l'autre puis transforme l'autre en pièce géante. Autre exemple : j'emploierai plus facilement le mot tour si je fais remonter la carte signée du spectateur une seule fois ou plusieurs fois de manière identique mais plutôt le mot "routine" si je la fait remonter en la perdant et/ou en la faisant remonter de manières différentes (même si c'est toujours le même effet). Bref, si je fait une différence, elle est mince. En revanche un tour / routine se distingue souvent plus clairement d'un numéro et d'un spectacle. Le numéro est un enchaînement de tours/routines différents avec ou sans fil conducteur (souvent avec pour donner une cohérence au numéro) et allant de 3 à 15min dans la durée à peu près. Il existe des routine qui constituent en termes de durée, d'impact et de construction (une accroche, un déroulé et une chute) des numéros à eux seuls comme le "Silent Act" de Jon Allen ou la routine de bols inépuisables de Jeff McBride Le spectacle suit le même concept mais sur une durée plus importante (plus de 15min). Côté technique / pratique, le spectacle implique souvent de fournir un équipement (mobilier de scène, sonorisation, lumières, y compris pour les spectacles de close-up, à distinguer du close-up de table en table). Pour résumé, la différence principale entre tout ça (tour, routine, numéro, spectacle) est surtout au niveau de la durée. On pourra toujours trouver des choses à la frontière de deux de ces termes. Il y a eu une analogie avec les films mais je pourrai aussi en faire une avec le théâtre : - un tour : une réplique courte - une routine : une réplique plus longue - un numéro : une saynète ou une scène - un spectacle : une pièce de théâtre A noter qu'en fonction de l'intention avec laquelle on joue une réplique (qui se traduira par un choix d'intonation, de posture, d'expression faciale, de langage corporel) peut donner des sens différents à une même réplique. La réplique longue permet des modulations, des changements d'intention que la réplique courte ne permet pas. La scène est un échange entre personnages (dialogue par exemple) ou avec le public (monologue) directement (le personnage s'adresse au public) ou non (le personnage pense à voix haute). La saynète n'est pas un extrait de pièce, c'est une pièce très courte. Cela correspondrait à un numéro structuré (avec un fil conducteur). La scène correspondrait à un extrait de spectacle ou à un numéro sans réel fil conducteur, sans vue d'ensemble.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8504
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Daniel ARBISA
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.2k
    • Total des messages
      683.5k

×
×
  • Créer...