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Invité Zakary BELAMY
Publié le (modifié)

Salut Mimosa,

Petit coucou de Taiwan où je prépare ma grande expo de 70 tableaux pour la FISM de Pékin. Bon, les mecs, vous allez mourir car il faut 40°c + pollution + lourdeur. Moi, je suis en stage de 15 jours sur Taiwan, je devrais donc pouvoir tenir le coup.

MIMOSa, Je partage ton point de vue et tu sais pertinemment que tu vas te faire démonter. Pourquoi donnes-tu le bâton pour te faire battre ?

Le Numéro de Max est certes un grand classique et tout le monde le sais, la magie comique est ce qu'il y a de plus difficile, et d'une manière générale faire RIRE est difficile.

ALLEZ , je vais jeter un peu d'huile sur le feu.

Pour être honnête, je viens de regarder la vidéo et j'ai arrêté au bout de 1mn52. Désolé MAX mais c'est insupportable et la limite du réchauffé. Je critique ici ton numéro et pas l'homme qu'est MAX que j'adore.

Pour la petite histoire: Je n'avais pas aimé la 1ère version repompée du jeune Breton Erwan Bodiou sur lr numéro d'un autre Breton Gérald Le Guilloux (Gérald était, à mon, sens coupable de l'avoir formé sur la base de son numéro et Erwan avait eu la maladresse de la reproduire en concours AFAP: un peu gonflé). Idem pour le jeune finlandais Jay Niemi qui a repompé sans vergogne le numéro de compatriote (fringues, gestes etc...) Marko Karvo. J'ai eu l'occasion de voir ces 4 magiciens plusieurs fois sur scène, je pèse donc mes mots.

Les phénomène Otto/Max, Niemi/Karvo ou Bodiou/Le Guillloux à tendance à se banaliser de + en + dans les concours et sur les scènes. Remember l'affaire de la Hollandaise Sittah contre l'Américain Ayala, quasiment étouffée par la FISM, c'est GROSSIER (j'en ai parlé avec Allaya himself, il était furax).

Donc, oui, j'approuve la critique incendiaire de Mimosa !

Oui, j'en ai marre de voir les magiciens se coucher !

Oui, les magiciens manquent de fierté et d'amour propre !

Oui, je pense que le métier de Magicien est souvent synonyme de métier de fainéants. De toute façon, seuls les meilleurs réussissent et vous connaissez leur nom.

Oui, je déplore d'entendre trop souvent des magiciens accepter tout et n'importe quoi et de dire OUI à tout pour y arriver.

Pour la petite anecdote, j'ai négocié dur avec les organisateur Chinois pour avoir mon expo de 70 tableaux chez eux mais au final, j'ai jeté l'éponge car les condition du contrat ne me convenaient pas. N'importe quel photographe se serait couché devant un évènement d'un telle importance et devant le géant Chinois (comme les sportifs, les politiques et médias aux derniers JO). A la dernière minute, une semaine avant mon départ pour Taiwan (donc la semaine dernière), les Chinois acceptent le deal à mes conditions moyennant quelques sacrifices.

Tout ce que je viens de dire n 'engage que moi et est le résultat de plusieurs années dans le milieu magique dans de nombreux pays dont mon angle est forcément différent. Et puis, je dis toujours ce que je pense peu importe ce que l'on pensera de moi ou du photographe que je suis. On m'a souvent demandé de fermer ma bouche dans le milieu magique si je ne voulais pas perdre de clients (c'est bien ce que je disais, il faut se coucher ou ménager ses clients potentiels). Que dalle, je continuerai de dire ce que je pense ici sur ce forum, dans les congrès ou en off.

J'aime trop la magie pour laisser des choses parfois dingues .

amitiés

zakary

Modifié par Thomas THIÉBAUT
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Invité Zakary BELAMY
Publié le

je sais deja que des magiciens occidentaux vont crier aux plagiats en voyant les chinois performer.

Que font les magiciens du monde entier toute l'annee a part repomper livre, GI et videos.

Ben, maintenant c'est au tour des Chinois de copier.

Invité lancelot
Publié le

"Je régle mon pas sur le pas de mon pére..."

Et bien non, désolé...

N'ayant aucune vocation au matyrologue, et puisque la métaphore ovine est à la mode,je n'endosserai pas, dans ce message, la peau tant convoitée par certain de la brebis galeuse du troupeau qui, sous couvert d'invectives, de provocations faciles et d'agressivité gratuite, bêle comme nous tous son "aimez-moi !" dérisoire et désespéré...

Et bien non, désolé...

Je ne vous parlerais pas du Radeau. Je ne connais pas assez le lieu. Cela aurait été le cas, et puisque cela à l'air d'être un bel endroit, je crois que plutôt que de vous jeter à la figure une omission indélicate, j'aurai ouvert un autre sujet, avec pour thème "Connaissez-vous le Radeau ?", afin de vous faire découvrir et de partager avec vous un lieu intéressant. Peut-être y aurais-je glissé une remarque diplomatique stigmatisant le fait que le lieu n'ai pas été cité dans un autre post... Que voulez-vous, je suis un rêveur, je crois à la politesse, à la délicatesse, à la diplomatie, et beaucoup moins au "poing dans la gu eule". D'aucun y verrons de la faiblesse, voir de la lâcheté. C'est possible. Les guerres ne sont pas faites par les lâches, dit-on.

Et bien non, désolé...

Dans un maelström dévastateur, un salmigondis peu râgoutant, je ne mélangerais pas dans ce post "hommage", "pseudo-hommage", "plagiat", "emprunt" et tutti quanti. Otto, en toute connaissance de cause, a vendu son numéro à Max qui, en toute connaissance de cause, l'a acheté. Je n'en appellerai pas aux mannes d'Ali Bongo ou à l'aura de Dominique, deux monstres sacrés qui se retrouvent bien malgré eux mélés à une affaire qui ne concerne, en définitive, que deux intérets privés : Otto et Max. Quand à y mêler, de surcroit, Lagaffe, Gustave Parking, Peter Shub, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Rajoutons Benny Hill, Dean Martin, Zinédine Zidane, Michel Rocard et Lady Diana qui sont, quoi qu'on en dise, d'excellents comiques prestidigitateurs.

Et bien non, désolé...

Si j'avais un chien (quoique je préfère les chats, il n'y a pas de chats policiers, comme disait Prévert), je ne l'appellerai pas Max. J'aurai trop peur de passer pour un "kuon". Un "kuon" ? Un "chien", en grec ancien. La racine du mot "cynique"... Passer pour un cynique, quoi...

Et bien non, désolé...

Dans ce message, je n'en profiterai pas pour dénigrer bassement les petites vidéos de Max, petites vidéos bien rigolotes qui n'ont d'autres prétention que celle de faire marrer trois minutes, comme une histoire drôle, un bon mot, une composition de Bob, un acrostiche de Nirag. Petites vidéos qui sont autant de petits cadeaux n'ayant ni l'envie ni le besoin de rester THE chef d'œuvre, se contentant d'être une petite amusette en passant, sans autre prétention que celle de nous faire rire. Relire à ce propos l'excellent texte de Desproges, qui avait, avec intelligence, finesse et grand talent, "fracassait" ce critique de cinéma qui, justement, à propos d'un film, s'était contenté d'écrire "ce film n'a que la prétention de nous faire rire". Desproges, mais si, vous connaissez : celui qui faisait des petites vidéos débiles sous le nom de "M. Cyclopéde"...

Et bien non, désolé...

Dans un raccourci saisissant, je ne comparerais pas Otto et Max à Sarkozy et Fillion. Pourquoi ne pas convoquer Herzog, Kinsky et "Aguirre", tant qu'on y est, tant qu'à pousser le parallèle ? Au moins ça aurait plus de gueule...

Et bien non, désolé...

Je ne profiterai pas de ce message pour remettre sur le tapis de vieux contentieux hors sujets, des querelles de personnes et d'opinion sans rapport, des rancœurs et des aigreurs mal dissimulées. Avec untel ou avec untel, voir même carrément avec Otto. Ce serait d'une bassesse méprisable. Et puisqu'ils 'agit de parler politicien (et non politique), j'y vois là la même lourdeur, la même erreur que Bayroud avec Cohn Bendit lors du débat sur l'Europe, avec le résultat que l'on sait. Méprisable.

Désolé, tout cela, je ne le ferai pas. Sans doute que les mêmes qui reprochent les réponses en trois lignes (et pourtant, que j'admire ce pouvoir de concision chez Otto) me reprocheront la longueur de mon texte... J'avais juste envie de m'exprimer, désolé... Je ne crois pas être le "pur", le "juste", le "seul", le "béni", l"l'élu" qui SAIS, qui dispose des réponses, contre tous et toutes, tous les autres qui ne sont pas "MOI" : les aveugles, les rampants, la pléble, le vulgum pecum... Mon avis, avis parmi des milliers d'autres, rejoindra vite les tréfonds du web,et "tomorrow is an another", cela ne vaut guère plus. J'essaie seulement de me placer sur un terrain plus, comment dire : noétique ? Et plutôt zététicien, j'ai le doute chevillé au corps, cela concerne aussi mes propres avis, que je ne considère pas comme "la vérité révélée". Je crois (mais je n'en suis pas sûr) que le doute est le propre de l'artiste.

Alors voila mon avis de tout petit sur le sujet de ce thread :

- j'aime bien Otto. Beaucoup. C'est un magicien transgressif (parfaitement !) et proche du génie. Nous échangeons, ce n'est un secret pour personne, beaucoup par mail, tous les deux. On n'est pas toujours d'accord, mais on ne s'engueule jamais. Et il m'apprends beaucoup. Quand il s'est ouvert à moi de son projet de "vendre" son numéro à Max, je lui ai donné mon avis. Que je résumerai ici : "c'est un sacré challenge, un sacré pari. Pour toi, et pour Max. Suis plutôt réservé". Il faut être gonflé pour faire un truc pareil, pour essayer de faire vivre un numéro à travers un autre. Car un numéro ne vit que s'il est joué... J'étais, je dois le dire, un peu rétif au début. Et puis, nous avons parlé. Théâtre, interprétation, exemple, contre-exemple, etc. Comme d'habitude, Otto me bouscule, je ne me réveille pas. Mais finalement, i did it my way... Oh le vilain Claude qui a vendu sa chanson à Francky ! Bref, finalement, finalement, je comprends la démarche d'Otto, elle est saine, et je la fais mienne. Il ne s'agit pas de "cloner", à la Murat, mais de "transmettre", c'est une autre démarche. A tout ceux qui ne voient qu'une sorte de production de "magicien light", je dis, vous faites erreurs sur la démarche de ces deux-là, vous ne les avez pas compris.

- j'aime bien Max, je le connais très très très bien : une fois, je l'ai vu deux minutes, et une autre fois, presque trois. Et on a bien dû échanger quatre ou cinq messages sur Virtual. Il m'a même pris en photo avec sa canne magique, vous dire si on est intime, ami pour la vie, amoureux fous l'un de l'autre et proches du pacs ! Bref, pour le très peu que je connaisse Max, ce garçon m'a paru sympathique et bien barré, mais sainement barré, ce qui est fort respectable... C'est une sorte de "copain éloigné", quoi, grâce à Virtual. Et les copains, ça sert pas à enfoncer, ça sert à aider, à soutenir, à faire avancer. Alors voici mon avis sur la vidéo postée plus haut :

"Cher Max, c'est pas mal, mais y a encore du boulot.

Pour le peu que l'avis d'un petit, d'un obscur t'intéresse, voici mon ressenti, mon impression. Fais-en ce que tu veux, c'est ça ton boulot d'artiste : prends ce que tu juges pertinent, trie, et jète le reste à la poubelle, c'est pas moi que ça vexera ! Pour autant que je saches, mon avis, c'est peut être de la m er de ! C'est toi qui voit !

Je pense que pour l'instant, on te sent encore écrasé par la charge du numéro, son aura, sa célébrité parmi les magiciens. On te sent manipuler avec précaution un monument délicat, tu n'es pas à l'aise, tu as peur de casser la chose, tu n'es pas encore toi, tu joues Otto au lieu de jouer le magicien que joue Otto, ce qui n'est pas la même chose. Sois plus toi même à travers ce numéro. Respire plus. Il faut que l'on sente ta folie A TOI (et crois moi, elle est sympa, ta folie à toi, faut plus la montrer). Tu n'interprètes pas assez le personnage pour l'instant, à mon humble avis... Pas à l'aise : peut être cela vient-il que tu ne maitrises pas encore le numéro, que tu ne le tiens pas encore parfaitement ? Pourtant, je te rassures, il y a des moments

sympathiques, où la sauce prends, où ça fonctionne. Mais c'est encore rare et épisodique.

D'un point de vue plus, disons, "anecdotique", je trouve qu'il y a bien des mouvements VRAIMENT inutiles (j'entends par là qu'il y a beaucoup de mouvements inutiles dans le numéro, mais ce sont de pseudo-mouvements inutiles, à vocation comique, donc indispensables). Cherche-les et élimine les, ils nuisent au rythme. A titre informatif, en gros, tu regardes, en temps mesuré (et oui j'ai calculé), à peu prés trois fois moins ton public qu'Otto (en temps mesuré, je répète). Et ces temps où le magicien regarde son public, un peu perdu, un peu quéteur de reconnaissance malgré le désastre, me semblent importants. Ré-approprie-les toi, et fais passer ce que TOI tu es, dans ces regards. C'est là où tu peux pleinement jouer... Enfin, au plan du rythme, je crois que tu vas trop vite sur les gags. S'il convient de ne pas s'attarder trois heures sur un effet (car ce magicien là les faits style "bon ça s'est fait, au suivant"), il faut que tu laisses tout de même le temps au public de les saisir (là, tu les évacue un peu vite, je trouve...).

Voila : Je suis sûr que tout cela va s'améliorer, et que tu vas réussir ce challenge difficile de reprendre le numéro d'Otto. Je te répète qu'il y a aussi plein de choses qui m'ont plût et que je crois que tu es sur la bonne voie... Faut roder tout ça.

Bon courage,

Cordialement,

Lancelot

P.S. : N'écoute pas les aigris qui te reprochent de copier. Ils sont à côté de la plaque, et rien n'empêche, de surcroit, que tu montes à côté des choses totalement à toi par ailleurs... Pfouh... Comme si les gens étaient tout blancs ou tout noirs ! On est surtout gris, oui ! Le numéro d'Otto t'apprendra beaucoup, j'en suis sûr, et tu as bien raison de vouloir apprendre, il faudrait être sot pour rejeter une telle opportunité !

re-P.S. : Au moment où tu lis ces lignes, je suis au regret te t'informer que tu as une crotte de nez sur la joue, c'est absolument répugnant, tout le monde te regarde..."

Epilogue :

On me signale l'avis d'un certain "Vert-Laine", autre mouton de son état :

"je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'un numéro connu, et que j'aime, et qui m'aime

Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait le même

Ni tout à fait un autre, et m'aime et me comprend."

Publié le

Il serait intéréssant de savoir pourquoi Otto a "donné" (???) son numéro à Max..Il peut y avoir de multiple raisons..??? et même peut être que cela ne nous regarde pas? moi ce qui m'interesse,c'est de connaitre "l'esprit" de cette "transaction"...mais je conçois trés bien qu ils ne veulent pas en parler...(dans ce cas,il ne fallait pas en parler sur VM...) Comme ce débat a été ouvert par eux...,c'est avec plaisir que je lirai la suite....

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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