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[Vidéo] Kyoko : manipulatrice japonaise sur le thème de la coiffure


Arthur TIVOLI

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J'avoue que je n'étais pas très d'accord à ton premier post, mais ce dernier est très convainquant...

Le principal problème vient aussi du fait que la magie est un domaine dans lequel il y a beaucoup d'interprètes et pas beaucoup de compositeurs. Et à part les quelques personnes qui créent réellement des choses nouvelles en magie, nous autres interprètes et compositeurs du dimanche ne sommes bons qu'à reproduire ce que nous livre les DVDs que nous dévorons...

Comment créer dans un cadre aussi restrictif ? J'en suis arrivé à la conclusion que je ne pourrais pas apporter grand chose ni à la magie ni au public en me limitant à la magie, et qu'il me faudrait le mélanger à autre chose. Théâtre, humour, danse, musique (?), ... Ainsi, je n'ai pas regardé ce numéro avec un oeil aussi dur, car il y a eu un certain travail sur l'esthétisme et la chorégraphie, certes bien peu original, mais plus que beaucoup d'autres numéros.

Je pense que raconter une histoire n'est pas forcément le seul moyen de rendre un numéro cohérent, c'est peut être même le moyen le plus facile. Mais nous restons fascinés par d'autres spectacles qui ne racontent pas forcément une histoire claire, il faut parfois laisser la place au spectateur pour qu'il se la raconte lui même (musique, peinture, et autres arts ont cette place pour l'interprétation). Mais il faut certainement beaucoup de fibre artistique pour créer ce genre de spectacles, et il me semble qu'il est plus facile et accessible de raconter une histoire au final...

La réflexion est particulièrement intéressante en tout cas !

Ne restreins pas le champ du possible aux limites de ton imaginaire.

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Invité Zakary BELAMY
c'hui amoureux

;-)

AAAAH, t'es pas le seul mais je conseille de calmer tes ardeurs surtout quand tu découvriras qui est son mec (un grand magicien US bien connu dans le monde entier) ...hé hé hé hé (peut pas donner son nom).

Moi, j'ai mis une croise sur elle (lol) mais nous avons eu l'occasion de parler en 2006 à la FISM. Nous avons prévu de travailler ensemble (photos) en Novembre prochain à Tokoyo.

Pour revenir au numéro de Kyoko (que j'aime malgré tout), je regrette simplement qu'elle ait carrément tout repompé de Kenji Minemura: jeu de jambes, sourires, regards récurrents de profil, gestes et mouvements, charges et rythme, apparitions et disparitions ainsi que de nombreux effets.

Son numéro a superbement progressé depuis la FISM 2006 (trop brouillon) et elle est écrase toutes les magiciennes européennes que je connais.

Cependant, les chinois avec la rigueur, le talent, la discipline qu'on leur connaît pourraient créer une sacrée surprise à bcp de magiciens. Je me réjouie de cette FISM qui risque d'avoir un goût particulier et un coté inédit.

Amitiés

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Comment créer dans un cadre aussi restrictif ? J'en suis arrivé à la conclusion que je ne pourrais pas apporter grand chose ni à la magie ni au public en me limitant à la magie, et qu'il me faudrait le mélanger à autre chose. Théâtre, humour, danse, musique (?), ... Ainsi, je n'ai pas regardé ce numéro avec un oeil aussi dur, car il y a eu un certain travail sur l'esthétisme et la chorégraphie, certes bien peu original, mais plus que beaucoup d'autres numéros.

Je pense que raconter une histoire n'est pas forcément le seul moyen de rendre un numéro cohérent, c'est peut être même le moyen le plus facile. Mais nous restons fascinés par d'autres spectacles qui ne racontent pas forcément une histoire claire, il faut parfois laisser la place au spectateur pour qu'il se la raconte lui même (musique, peinture, et autres arts ont cette place pour l'interprétation). Mais il faut certainement beaucoup de fibre artistique pour créer ce genre de spectacles, et il me semble qu'il est plus facile et accessible de raconter une histoire au final...

Je suis tout à fait d'accord... Envisageons donc le mot "histoire" dans un sens plus large qu'une simple narration avec un début et une fin.

Par exemple, l'"histoire" qu'un tableau pourra raconter à celui qui le regarde (le premier plan, l'arrière-plan, les lignes, la lumière, les interactions des personnages), l'"histoire" que va partager un visiteur de musée avec une oeuvre d'art (et à qui il rendra visite tout au long de sa vie, pour en comprendre de nouvelles significations au fur et à mesure que son existence progresse), l' "histoire" comme tranche de vie, etc. etc.

Quand je pense histoire, je ne pense pas forcément à la Princesse qui va combattre les Trois Orques Maudits, mais plutôt à la réponse, à TA réponse, lorsque un spectateur (théorique) te demandera "Why should I care"? "En quoi ce que tu me montres va me concerner ou me toucher?" (Eugene Burger).

Je suis un peu moins d'accord sur:

Le principal problème vient aussi du fait que la magie est un domaine dans lequel il y a beaucoup d'interprètes et pas beaucoup de compositeurs. Et à part les quelques personnes qui créent réellement des choses nouvelles en magie, nous autres interprètes et compositeurs du dimanche ne sommes bons qu'à reproduire ce que nous livre les DVDs que nous dévorons...

Je n'ai jamais été très convaincu par cette distinction interprètes/compositeurs (encore cette manie de comparer la magie à la musique?). Au fond, tous les performers ne sont-ils pas des créateurs, par la manière dont ils "interprètent" justement les trucs qu'ils ont appris?

Même en faisant de son mieux pour singer la dernière starlette magique du moment, l'interprète du coin, même le plus interprète des interprètes, fera la démo à sa façon, avec son ton, sa voix, son look, ses mains, sa "gueule", bref, son univers, même s'il n'en est pas encore conscient. Dès lors qu'il s'en rend compte et qu'il commence à travailler pour structurer cet univers, il devient un créateur (à mon sens). Créateur dans le sens "qui produit quelque chose qui lui est spécifique". Pas la peine que ça soit un nouveau principe magique.

Plus important: n'y-a-t-il pas un moment, dans l'évolution du parcours d'un amateur, même le plus amateur des amateurs, où il commence à avoir envie de dire autre chose que le dernier tour acheté ou téléchargé la veille? Ca peut sans doute prendre des années, mais au bout du 500ème DVD sur la manière "ultimate" de déchirer une carte en 4 morceaux, ou de donner l'impression de léviter en se tenant en équilibre sur un pied, est-ce qu'une sorte de lassitude ou d'insatisfaction ne va pas s'installer? "Encore un dvd sur ci, encore un conférencier sur ça?". C'est en tout cas ce que j'observe dans la progression de nombreux "amateurs" (dans le sens "passionné"). C'est l'instant où ils délaissent la pilule bleue pour gober la pilule rouge... pour une magie plus compliquée, plus incertaine, mais autrement plus enrichissante et personnelle.

(C'était pour finir sur une note lyrique).

S.

Modifié par Seb
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  • 2 weeks plus tard...
Par exemple, l'"histoire" qu'un tableau pourra raconter à celui qui le regarde (le premier plan, l'arrière-plan, les lignes, la lumière, les interactions des personnages), l'"histoire" que va partager un visiteur de musée avec une oeuvre d'art (et à qui il rendra visite tout au long de sa vie, pour en comprendre de nouvelles significations au fur et à mesure que son existence progresse), l' "histoire" comme tranche de vie, etc. etc.

C'est très exactement la piste qu'avait exploré Pôl, il y a plus de 20 ans...

Seb ce souvient très certainement du numéro appelé "l'horloge", dont Pôl avait été l'initiateur et le metteur en scène. Malgré quelques maladresses de jeunesse (Pôl n'ayant jamais pris un cours de théâtre de sa vie), c'était bien cette voie qui fut explorée: composer un numéro sans chercher l'effet magique, mais en travaillant sur une émotion à transmettre et pour cela épurer l'outil magique au maximum. Une histoire quasi improvisée (je veux dire non écrite) et construite au fur et à mesure des répets en fonction de la personnalité des personnages...

Une histoire d'ailleurs peu évidente à comprendre, comme l'est parfois un tableau, un film riche de sentiments, une chorégraphie etc...

Ce "numéro" (en passant il conviendrait de bannir ce mot issu du music hall) de seulement 6 minutes faisait des inconditionnels ou était détesté (notamment par le magiciens), mais n'est-ce pas le propre de tout art?

Ce qui plait à une grande majorité est d'une fadeur effroyable, ça fabrique des starlettes, mais ça fait peu avancer l'art.

Pôl disait :"les magiciens prennent un objet, et cherchent les effets qui existent autour de cet objet pour les placer dans leur numéro".

C'est cette démarche, même si elle est améliorée, que l'on retrouve dans le numéro de Kyoto.

Bref, rien de profondément nouveau, et moi ça m'ennuie.

Ludovic

Effets spéciaux pour le spectacle

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Comment créer dans un cadre aussi restrictif ? J'en suis arrivé à la conclusion que je ne pourrais pas apporter grand chose ni à la magie ni au public en me limitant à la magie, et qu'il me faudrait le mélanger à autre chose. Théâtre, humour, danse, musique (?), ...

On lit de très belle choses ici.

Je me demande si... ceux qui ont apporté un regard neuf à la magie n'ont pas commencé par autre chose?

A savoir qu'être magicien, au départ, débuter par cela, ne conduit pas à limiter son champ de vision; c'est à dire son esprit créatif?

Je me souviens que Delord possédait une formation de comédien, cela lui a apporté un autre regard, une autre approche.

Oui le cadre est restrictif et il enferme, difficile pour celui qui cherche autre chose, difficile d'être magicien.

Cela (re)pose le problème de la référence. Dans toute formation artistique digne de ce nom (même autodidacte), les références sont multiples.

En magie on demeure dans une même optique des choses: produire de l'effet, distraire, amuser...

De l'effet: voici précisément une définition de la superficialité.

Je redis ma vieille formule : "la magie ne sera pas un art à part entière, tant qu'elle ne sera pas un art d'expression".

LB

Effets spéciaux pour le spectacle

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Par exemple, l'"histoire" qu'un tableau pourra raconter à celui qui le regarde (le premier plan, l'arrière-plan, les lignes, la lumière, les interactions des personnages), l'"histoire" que va partager un visiteur de musée avec une oeuvre d'art (et à qui il rendra visite tout au long de sa vie, pour en comprendre de nouvelles significations au fur et à mesure que son existence progresse), l' "histoire" comme tranche de vie, etc. etc.

C'est très exactement la piste qu'avait exploré Pôl, il y a plus de 20 ans...

Seb ce souvient très certainement du numéro appelé "l'horloge", dont Pôl avait été l'initiateur et le metteur en scène. Malgré quelques maladresses de jeunesse (Pôl n'ayant jamais pris un cours de théâtre de sa vie), c'était bien cette voie qui fut explorée: composer un numéro sans chercher l'effet magique, mais en travaillant sur une émotion à transmettre et pour cela épurer l'outil magique au maximum. Une histoire quasi improvisée (je veux dire non écrite) et construite au fur et à mesure des répets en fonction de la personnalité des personnages...

Une histoire d'ailleurs peu évidente à comprendre, comme l'est parfois un tableau, un film riche de sentiments, une chorégraphie etc...

Ce "numéro" (en passant il conviendrait de bannir ce mot issu du music hall) de seulement 6 minutes faisait des inconditionnels ou était détesté (notamment par le magiciens), mais n'est-ce pas le propre de tout art?

Ce qui plait à une grande majorité est d'une fadeur effroyable, ça fabrique des starlettes, mais ça fait peu avancer l'art.

Pôl disait :"les magiciens prennent un objet, et cherchent les effets qui existent autour de cet objet pour les placer dans leur numéro".

C'est cette démarche, même si elle est améliorée, que l'on retrouve dans le numéro de Kyoto.

Bref, rien de profondément nouveau, et moi ça m'ennuie.

Ludovic

Tu veux parler de Pôl un magicien manipulateur avec un guitariste en live ????? Je l'ai connu à Nice il y a une vingtaine d'année !!!!!!!!

il se trouve où maintenant ???

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