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Bonjour à tous

Merci pour ces moments magiques et merci à toi Vax, pour nous les offrir en talentueuses photos.

Je reste un peu en suspension (sans éther) aprés avoir plané (et flané) parmi vous dans ce monde magique.

Bravo à tous les participants et aux supers organisateurs (allez hop, un petit coup de brosse dans le sens du poil!)

J'espère que l'événement se reproduira, je vais de ce pas me préparer pour être présentable à la prochaine, ya du boulot!

Bises Amitiés Marie-F

:crazy:

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Allez, je me lance.

C'est mon premier CR soyez donc indulgent.

Pour ma part, étant parisien, je suis arrivé vers 15h30, comme me l'a demandé Daniel. Je n'ai pas fait la queue; une fois à l'intérieur, premier sourire de Peter et Patrick, heureux. Peter me donne un badge avec mon prénom et des tickets pour manger et pour boire, super. En plus, Peter me dit que si je n'ai plus de ticket pour les boissons, je peux lui en redemander. Alors là, chapeau bas.

C'est bien la première fois qu'un organisateur me dit que j'ai "open bar"! Pourtant, il me connait et il est au courant de l'arrivée de LuDo56. Bebel a déjà préparer la mezzanine, il est là avant moi, normal, c'est un pro...

Pour fêter le début du week-end ,je commande une bière, le grand verre, comme ça, je ne redescendrai pas tout de suite de la mezzanine. Tout le monde commence à arriver. Chance! Bebel démarre en animant les 2 premières sessions. Je descend donc visiter les salles inférieures. Le rêve, il y a aussi un bar en bas. Je croise Duraty, Bertrand Crimet avec lequel c'est toujours le même plaisir de se rencontrer pour parler de magie. Avec des personnages de ce gabarit, j'accepte même que l'on parle d'autre chose que de cartomagie.

Mais le temps passe vite, je doit remonter à la mezzanine. Bebel a fini ses interventions. Dommage, on commencait à rigoler. J'ai juste eu le temps de voir le massacre d'un tour utilisant le biddle. je sais, c'est dur, mais comme l'exécutant intervient souvent sur les forums, il comprendra plus facilement cette petite critique. De plus, grâce à lui, je ai inclus sa routine dans ma première intervention sur les détails. La différence entre la sienne. et celle décrite par Giobbi dans ses merveilleux volumes m'a permis de mettre en évidence l'importance des détails

Me voici dans la mezzanine. Je vous vois (je ne suis qu'à 5 bières donc tout va bien) heureux, même si c'est moi et non Bébel. Je tourne la tête à gauche, à droite et toujours les mêmes sourires. Juste à côté de moi, il y un type en costume noir, lui aussi tout souriant. Je commence: l'idée générale de cette première intervention consiste à parler de l'importance des détails dans la magie, comme dans la cuisine. Je montre The visitor de Jennings, d'abord la mauvaise traduction puis la version de Jennings. En expliquant les détails entre les 2. Puis, la version de la routine que tout le monde connait avec le Biddle pour faire disparaître la carte parmi 5 autres et la retrouver au mileu du jeu. Là encore, beaucoup de détails écrits par Giobbi pour en faire un véritable miracle. Je me moque trés légèrement d'un participant dont le prénom est ...Nicolas.

Pour terminer, j'emprunte un jeu. Je fais un étalement sur le tapis (j'ai essayé en l'air, cela marche pas) avec au milieu, une Golden Nugget. Comme elle n'appartient pas au propriétaire du jeu, je la déchire. J'étale uen nouvelle fois le jeu. Au milieu, une Jerry's Nugget, là encore, pas de propriétaire, je la déchire.

Je vous regarde, érection... Uniquement pour votre regard, je recommence à chaque session.

Et à côté de moi, je vois le type en costume noir rigoler. Je le regarde plus attentivement, c'est Bebel. Il est resté pour me piquer des trucs ou quoi...

Au moment où je commence la seconde session, LuDo56 me déclare la guerre en m'apportant une bière.

J'assure encore une ou deux autres sessions. Avec toujours Bébel à mes côtés, quel honneur. Et vous êtes là vous aussi, avec toujours la même banane; et moi, avec toujours le même plaisir pour ces moments de partage.

Je ne vous parlerai pas de mon restaurant du soir; je me suis retrouvé avec 2 futurs ex-copains magiciens. C'est avec horreur que je me suis aperçu qu'ils buvaient que de l'eau...

J'ai assisté aussi à la vente de Jean-Jacques, quel talent! quel humour! Mon Jerry Nugget est parti à 40 talents. Je ne comprend toujours pas l'engouement pour ce jeu. Un Golden Nugget ou un New Fan Back, d'accord, mais là. Enfin tous les goûts sont dans la nature.

Je pars vers 2 heures du matin en serrant les fesses. Imaginez que je tombe sur les soldats du sheriff et qu'ils me demandent de souffler dans un ballon. Je ne suis pas certain que je m'en sorte avec une scuplture de chien.

Le dimanche, j'arrive vers 11h, Bébel vers midi. Un reccord. Nous tombons d'accord, ce week- end est vraiment bien, très bien même. En plus, Peter me rappelle l'open bar.

On refait quelques sessions. Quand P&P sont dans le groupe, je les fais applaudir pour leur travail (P&P, ce sont les créateurs et principaux écrivains d'Artefack).

Je passe voir Bernard Bilis et Jean-Jacques, la salle est comble. Les connaissant, je laisse ma place assise à un vieux. Je monte à la mezzanine, pour faire une dernière intervention. Patrick me dit que nous allons terminer par un duo avec Bébel; puis Daniel nous annonce le dernier Boeuf magique, quelques instants après Patrick nous dit il nous reste 40 mn pour faire notre duo; puis, enfin Daniel nous parle du bœuf, ouf. Bébel croise mon regard. On descend pour le bœuf, mais à moi on ne la fait pas. Je sais ce qu'on fait au bœuf. Je reste en dehors de tout ça. Je converse un peu avec Bernard. Puis, doucement, je disparais. En remontant, je croise Peter, qui me donne une enveloppe avec plein de tickets de boisson dedans.

Merci Peter.

Ayant vécu quelques Congrés ou convention, je dois dire que c'est la première fois que les artistes (même amateurs) sont accueillis avec autant de plaisir et d'attention. Les organisateurs de certains congrès pourraient peut -être s'en inspirer. Allez, un dernier rateau: lors d'un congrès français, j'ai vu Tamaris et Giobbi manger le repas des artistes: des sandwichs de gare. Un des responsables a même eu peur que je leur prenne une part... Le fait que ce soit des artistes qui se soient occupés d'autres artistes est pour beaucoup dans la réussite de ce week-end

Peter, Daniel, Patrick, Rocca, Hervé, John et tout ceux que j'oublie, si vous le refaites et si vous voulez toujours de moi, je suis partant!

Yves

Publié le

J'ai cru comprendre que c'était ici qu'on pouvait dire merci.

Alors un grand merci à tous. :)

Aux organisateurs pour nous avoir offert un lieu et un temps d'échange super enrichissant.

Aux participants de tout poils, pro ou non, pour leur personnalité et leur approche de la magie différente, pour leur envie du partage et les échanges qui en ont découlé.

Merci pour les rapports humains que seule la vraie vie peut générer.

Publié le

Pour moi tout à commencé ici.

Un message d'un certain Jhon concernant l'organisation du "Temps des magiciens", il y'a de ça environ 2 mois.

Chouette, celà fait 5 mois que je pratique la magie et je rève déjà de rencontrer mes idoles !!

Avec un autre Normand (MagicToine) on décide de se rejoindre sur place et louer une chambre d'hotel en commun pour partager les frais.

Pour la petite histoire, une chambre double c'est un lit de 2 personnes ... non je dis ça parce que des fois les gens ne savent pas (comme moi par exemple).

Arrivé sur place dehors il y'a déjà Stephane Gomez et Bruno, le rendez vous gourmand des VMiste débute. Petit petit la troupe arrive j'ai oublié la plupart des pseudos mais il y'a Rolland, Ma-J-cien, Mathieu, Shonell et bien d'autre. Pile poil au moment où on se décide d'aller manger, une voiture immatriculé 51 arrive en trombe dans la rue, Klaxon et coup de frein un main, c'est N.I.K.O.L.A.S accompagné de Faune ou Flore je ne sais plus très bien (désolé elle était facile celle là) "Les gars je me trouve une place et j'arrive OK ?!".

Donc une demie heure plus tard Nicolas trouve enfin sa place et nous pouvons aller manger au restaurant "Les artist'" (sans le "e"). L'habituel concours du "a qui draguera le plus la serveuse" à forcément lieu dans ce genre de situation ;) les salades sont copieuses et l'ambiance y est très bonne. Nous avons droit à quelques belles routines de Bruno dont la générosité le poussa à offrir un petit caniche au patron.

Il est déjà 16H il faut que je file à l'hotel chercher les clefs et rejoindre MagicToine, en route, au détour d'un passage piéton je croise ma-j-cien. Bon alors comment dire ... généralement les gens qui se promène dans la rue ils ont des tas de truc dans les mains : un sac à main, un parapluie, un baladeur, une cigarette, bref vous voyez. Ma-j-cien lui a son paquet de carte et s'exerce à quelques manipulations. Surement le stress ;)

A l'hotel prise de contact avec Magictoine, on monte dans la chambre : "ho bah zut c'est un lit de 2 personnes, bon bah on fera avec hein" !

16H30 ouverture du congrés, je fais la connaissance de Patrick, une figure de la magie, un bénévole dévoué a sa passion. Il me fait patienter dehors en me narrant une de ses mésaventures : Menoté au poste de police. Si vous ne conaissez pas l'histoire demandez la lui c'est à se tordre de rire !!

Je rentre récupère mon badge, mes talents et mes tickets boisson et c'est parti pour faire la queue à la conférence de David Stone. Et c'est à ce moment très précis que je réalise l'importance des talents aux yeux de certains magiciens. Un magicien (dont j'ai oublié le nom) amuse la galerie avec 2 fois rien (des sucettes par exemple) et nous plume de nos talents (mais le plus à plaindre dans l'histoire est notre ami belge).

Ensuite c'est louverture de la conf David Stone, moment magique !!

Entre 2 conférences on a de quoi dépenser nos talents en admirant le travail de nos amis magiciens. Il y'a des bons, tellements bons que du coup j'ai la soudaine envie de ne rien présenter car c'est un coup à ce qu'on me retire mes talents plutot que de m'en donner.

Conférence de Carmélo, exceptionnelle, je ne conaissais point cette personne. Sa disparition de Papillon (ente autre) nous a tous fait revenir d'un coup au rang de spectateur !!

Aller il est temps que j'aille voir celui qui me fait rêver depuis que j'ai vu quelques vidéos trainer sur le net : Bebel. Pour le voir c'est par groupe de 15 personnes à la mezzanine. Mais pour cette session c'est Yves qui nous fait part de son talent, et il est sacrément habile de ses doigts (plus habile avec les bières qu'avec les cartes par ailleurs ^^). C'est de la rigolade pendant une demie heure, Nicolas en a eu droit pour son grade (surtout son prénom).

De retour en bas je croise Alexandra Duvivier et en profite pour lui demander une signature (commençant par 06 si possible ^^), sauf que voilà en échange je dois lui montrer un tour "Non mais attends Alexandra tu sais à qui tu t'adresses là ? Je suis un gros nul qui va saccager un tour que j'ai appris de par ton paternel ?". ça y'est c'est le grand jour il faut bien que je me décide à sortir mon paquet de carte, et je n'ai certainement pas interet de me louper. je fais juste un petit tour qui consiste à montrer 8 dos de carte rouge et puis tout à coup ... hop c'est 8 dos de carte bleue (merci Hamman au passage). Alexandra me félicite et me suggère d'en faire un peu plus en améliorant la routine, imaginer encore plus de choses étonnante. Je fais la connaissance par la meme occasion dun certain Patrice, d'une gentillesse inégale il m'amène à une table pour que je lui montre quelques tours et on s'échange des trucs.

Pendant tout ce week end j'ai vu et échangé beaucoup de choses, et ça c'est vraiment génial.

Je pourrais encore parler pendant des heures de toutes les autres conférences et moments fort. Mais je vois déjà que vous commencez à fatiguer.

Pour finir, J'ai été agréablement surpris de la gentillesse de Gaetan Bloom, du frère du Nain, de JJ Sanvert, Bernard Bilis, Nourdine, Alexandre et tous les autres ... aussi nombreux que gentils.

La pédagogie de Bebel qui décortique un mouvement, prend le temps de clairement expliquer ... du bonheur !

Pour tout ça, un grand MERCI à l'organisation d'un tel évènement qui ne doit certainement pas être de tout repos. On y est bien, il y'a des tables avec tapis pour s'exercer, nous avons vraiment tous passé un excellent Week End.

Merci de m'avoir lu jusqu'ici (enfin ça tient plus du courage d'autre chose ^^)

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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