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Pour ma part je n'utilise pas de palais mental, je me suis seulement astreint à l'apprentissage d'une table de rappel de 100 valeurs il y a des années qui me sert à retenir des codes ainsi que des numéros de téléphone.

Néanmoins je pense que les 2 sont complémentaires à vous lire.

Je vais de ce pas mettre en pratique vos conseils pour "mettre en pièces" ma maison puis ma ville. 😉

En tous cas quel plaisir de pouvoir lire un fil de discussion comme celui là.

Merci à vous.

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C'est amusant si j'en avais l'occasion à vous lire, alors que des villes comme Marseille ou Aix en Provence étaient complètement vide, cela aurait pu me servir après quelques balades à faire un palais mental.

Publié le (modifié)
Le 29/05/2020 à 10:40, Jean-Luc PGT a dit :

Pour ma part je n'utilise pas de palais mental, je me suis seulement astreint à l'apprentissage d'une table de rappel de 100 valeurs il y a des années qui me sert à retenir des codes ainsi que des numéros de téléphone.

Néanmoins je pense que les 2 sont complémentaires à vous lire.

Je vais de ce pas mettre en pratique vos conseils pour "mettre en pièces" ma maison puis ma ville. 😉

En tous cas quel plaisir de pouvoir lire un fil de discussion comme celui là.

Merci à vous.

Tout comme toi, j’ai commencé avec des listes de nombres et pratiqué l’association ou les liens.

J’ai fait mes premiers pas après lu le bon bouquin d’Harry Lorrayne (développer une mémoire exceptionnelle) ; mais bizarrement, Harry Lorrayne ne faisait aucune mention des palais de mémoire ou les chemins de mémoire : ????

C'est bien plus tard, et pour retenir des grandes suites d’informations, que j’ai découvert la méthode du palais mental.

C’est certainement, la plus puissante des méthodes que je garderai si je devais en retenir une seule.

Modifié par Yves BLANCHARD
  • Merci 1
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Il y a 19 heures, Jean-Marc KLD a dit :

C'est amusant si j'en avais l'occasion à vous lire, alors que des villes comme Marseille ou Aix en Provence étaient complètement vide, cela aurait pu me servir après quelques balades à faire un palais mental.

ah, oui, j'en ai profité pour rajouter une centaine de lieux dans ma ville- très peu d'objets encombrants et quelle luminosité avec ce soleil durant cette période.

  • 2 weeks plus tard...
Publié le (modifié)
Le 25/05/2020 à 21:17, Jean-Marc KLD a dit :

Merci pour vos conseils, je vous lis depuis le début de mon message.

Etrangement j'avais d'abord placé l'affectif au lieu à choisir, si si c'est en lisant par-ci par-là sur le forum et ailleurs , comme critère de base. Visiblement ce n'est le cas d'aucun d'entre vous.

En tout cas le Forum art of memory est copieux.

De plus une ou deux personnes on fait remarquer sur d'autres sujets qu'ils se souviennent de listes vieilles de 20 ans ou plus.

Bonjour Jean-Marc,

Les souvenirs et l'affectif sont les meilleurs marqueurs en ce qui concerne la mémoire.

Je profite donc de ce message pour partager  pour la première fois une méthode expérience que j'ai réalisé.

Si je devais publier voici ci-dessous mon article:

« Du voyage à la construction d’un chemin de mémoire spatio-temporel »

Tout vient d’un voyage en Thaïlande avec ma femme et mes enfants en 2018. Voyage en vol sec sans réservation d’Hôtel en mode « serendipity attitude » : on trouvera ce qu’on ne cherche pas.

Nous décidons de voyager du Bangkok au Nord à Chang Mai en repassant vers le Sud par Kho Samui, Phuket, Kho Phi Phi : des endroits variés tout au long du parcours.

Une fois sur place, je me dis qu’il serait dommage d’oublier ces moments – certes, nous avons les appareils photos de nos appareils mobiles - mais je souhaite incruster ces souvenirs de façon mémorable.

Et donc, dès la première soirée autour d’un bon repas Thai, je demande aux enfants de se rappeler du déroulé de la journée. Chacun y va de ses propres souvenirs mais j’essaye de communier collégialement autour des mêmes souvenirs communs : sortie de l’aéroport, arrivée à l’hôtel, visite de la piscine, déjeuner, ballade au temple, diner au marché nocturne.

Le lendemain autres endroits, autres souvenirs – on recommence le cérémonial du souvenir mais en faisant aussi le rappel des souvenirs du premier jour: petit dej, visite des canaux, marché aux fleurs, magasin de bric broc, échoppe de glaces, gare de Bangkok (départ Chang Mai)

Le surlendemain, même processus avec le rappel des souvenirs depuis le premier jour, du deuxième jour….

Et ainsi de suite jusqu’à la fin du séjour. (12 jours).- et à chaque fois le rappel de chaque jour passé depuis le début.

In fine, nous nous retrouvons avec une somme de souvenirs que nous connaissons par cœur sur 12 Jours.

Ce qui a de bien dans ce processus est qu’il fait appel à la courbe de l’oubli élaborée par le professeur Ebbinghaus et donc aux fameuses phases de répétition qui incrustent dans la mémoire les souvenirs pour le long terme. https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_l'oubli

En outre, il s’agit bien de se souvenir d’émotions ou de moments marquants : principe de base de la mémorisation mais surtout éléments les plus forts et prégnants en mémorisation.

Nous venons d’inventer l’appareil photo mémoriel ou Comment voyager sans appareil photo.

Mais la Cerise sur le gâteau commence à murir car je m’aperçois que nous nous retrouvons avec une suite de souvenirs qui s’échelonnent dans le temps et dans l’espace: un chemin linéaire.

Je fais tout de suite le lien avec le bouquin de Lynne Kelly dont le résumé/morale était le suivant : Si dans notre culture occidentale le loci (lieu) a toujours était associé à une place, un endroit, on s’aperçoit que finalement il peut être transféré à un paysage, un rite, une danse, un geste ou images abstraites

Et pourquoi pas transférer le lieu (loci) à des souvenirs qui défilent dans l’espace ?

Je tente l’expérience en éclairant les lieux ombragés, dégageant les endroits encombrés, modifiants les espaces étriqués, voire en supprimant certains ….

Certes ces souvenirs/lieux sont parfois très espacés mais comme la mémoire a une tendance naturelle à contracter l’espace et le temps, avec de la pratique, on pallie à ce qui peut sembler une gêne.

En outre, je m’aperçois qu’il est facile de l’étendre ou de l’agrandir : il suffit de rajouter des souvenirs – le souvenir de la gare de Bangkok peut comporter plusieurs lieux ou événements vécus – c’est au choix.

Bref, après quelques heures de pratique, je m’aperçois que ce nouveau chemin fonctionne tout aussi bien que le classique mais tellement plus charmant et Proustien : Le chemin de mémoire spatio-temporel.

Depuis, j’en ai créé quelques autres lors de mes voyages que j’utilise tout de suite avec un texte ou poème pour me l’approprier définitivement. Cela devient une source inépuisable de chemins … le tout étant de quoi alimenter.(pas essayé en compétition).

Aujourd’hui, à la nuit tombée, je m’endors bien, au tréfonds de mes souvenirs lointains mais vivaces.

Modifié par Yves BLANCHARD

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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