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C'est en lisant "Le temps des avants" de Charles Aznavour que je viens d'apprendre que le fakir Tahra Bey était cousin avec Charles Aznavour :

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En faisant une recherche sur VM, j'ai trouvé : Trilogie sur les Fakirs & Compagnie de Paul HEUZE.

On trouve également des infos sur Google et parfois sur E-Bay.

  • 9 années plus tard...
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Près de 13 ans après le lancement du sujet par l'exceptionnel Gérard Bakner je suis heureux d'y apporter quelques éléments nouveaux.

Merci à Thomas d'avoir accepté de déplacer le sujet de la Rubrique étagères magiques à la rubrique Forum général.

Tahra bey :Krikor Kalfayan né à Constantinople le 17 MAI 1900 de parents Arméniens.

Il est venu en France en 1926 et a été expulsé pour escroquerie le 2 septembre 1938 .

Revenu en février 1948 il donne le 29 février au palais de chaillot un gala au profit des vieux de Paris , patronné par le journal Le Parisien Libéré.

Condamné une deuxième fois pour escroquerie en décembre 1950 il écope de 1 an de prison et 1.200.000 francs d'amende .

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DER SPIEGEL 1949

19.05.1949

Jeden Abend ein bißchen tot

Ganz einfach

Mit schwarzem Bart, großen stechenden Augen und einem funkelnden Renault fährt ein Mann durch Italien, logiert in den teuersten Hotels und läßt sich allabendlich auf der Bühne in weißseidenem Burnus begraben. Es ist Tahra Bey, der ägyptische Fakir.

In Turin entsetzte er den Angestellten eines Beerdigungsinstituts. Er wünschte leihweise einen Sarg zu bekommen, nach Maß, mit der Begründung: "Ich muß nämlich heute abend für eine halbe Stunde sterben."

Am selben Abend legte der seltsame Mann sich in den Sarg. Der wurde zugenagelt und dick mit Erde bedeckt. Genau nach einer halben Stunde wurde er wieder ausgegraben. Frisch und lächelnd kam der Mann heraus. Die Zuschauer im Lux-Theater staunten.

Tahra Bey legt sich auf Nägelbretter, Glasscherben und scharfe Messer und sticht sich den Kandjar, einen krummen Dolch, in den Hals. Tahra Bey hat schon ganz andere Sachen gemacht. In einem gläsernen Sarg ließ er sich in die Seine und in die Donau und in vielen Städten in Schwimmbassins versenken. Für 24 Stunden. Wissenschaftler und Polizisten paßten auf, daß alles mit rechten Dingen zuging.

Denn Tahra erhebt nicht den Anspruch, ein Zauberer zu sein. Er gibt seinen Zuschauern genaue Gebrauchsanweisungen. "In jedem von Euch ist ein Fakir versteckt. Ihr müßt ihn nur zu entwickeln verstehen."

Schon siebenjährig begann Tahra Bey, der heute ein Mann von 52 ist. Damals schnitt in einer kleinen Stadt im Nildelta der Vater des Krikor Kalfayan seinem Jungen das Zungenband durch, damit Krikor seine Zunge weit nach hinten gegen die Stimmbänder legen konnte. Das muß man können, wenn man Fakir werden will.

Doch Krikor wollte nicht. In Konstantinopel studierte er Medizin, in Athen machte er eine Klinik auf, bis Freunde seine Fakirbegabung entdeckten. Sie überredeten ihn zu einer Wette, Krikor gewann: für 28 Stunden ließ er sich im Stadion von Athen "beerdigen". Danach sagte er, daß der Schlaf unter der Erde seiner Gesundheit sehr wohl getan habe.

Als Fakir Tahra Bey zog er um die Welt. Er besuchte König Fuad, Mussolini und den brasilianischen Präsidenten Vargas. Er heilte die Königin Mary von ihrer Schlaflosigkeit und machte Versuche mit Edison und Marconi. Nur Hitler wollte er nicht sehen. 1940 kam er in Paris auf eine Geiselliste und entging nur um ein Haar der Verhaftung.

Alles, was er tue und was den Leuten erstaunlich erscheine, sei keine große Kunst, meint Tahra Bey. Er enthüllt das Geheimnis der Fakire und empfiehlt sein Rezept zur Nachahmung. Es sei ganz einfach. Man müsse nur verstehen, sich durch Autosuggestion in das kataleptische Koma zu bringen, sagt er und macht das in drei Etappen vor:

Man drückt die Finger stark gegen die Schläfenzentren und gegen die Halsschlagader.

Man bewegt den Körper leicht nach vorn und nach hinten und konzentriert sich völlig auf das zu erreichende Ziel, auf den Verlust des Bewußtseins.

Man legt die Zunge weit nach hinten und atmet mehrmals kräftig ein. Allerdings darf man nicht vergessen, sich vorher das Zungenband einschneiden zu lassen.

Dann wird der Körper starr wie ein Leichnam, ohne Atem, ohne Blutkreislauf, ohne Bewußtsein. Doch das Unterbewußtsein wacht und weckt den Körper zur gewünschten Zeit. So wie man sich abends mit Erfolg vornehmen kann, am Morgen zu einer bestimmten Stunde aufzuwachen.

Das Bewußtsein kehrt zurück. Doch der Körper bleibt noch 25 Minuten scheintot, und Tahra Bey kann mit ihm machen, was er will, sich auf Messer legen oder sich in den Hals stechen. Bis er merkt, daß auch der Körper erwacht. Dann ist er wieder verwundbar wie jeder Nichtfakir.

Und dann kann Tahra Bey nur noch hypnotische Experimente machen und die Gedanken seiner Zuschauer lesen. Kürzlich produzierte er sich hypnotisch auch über Radio. Die Zuhörer entschlummerten sanft.

DER SPIEGEL 21/1949

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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