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Dans tous les cas, prendre conscience et/ou contrôle de l'attention de tes spectateurs, c'est la base de la magie. Bien sûr, tu ne veux pas qu'ils voient ce qu'ils ne sont pas censés voir, mais tu veux aussi t'assurer qu'ils regardent ce qu'ils sont censés regarder. 
Donc qu'importe, cet apprentissage bénéficiera à toute ta magie. 

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Oui Munky, je m'en suis appercu en voulant travailler des routines un peu plus complete.. D'ailleurs lorsque vous travailler une routine, bien evidemment il y a la technique, ensuite on crée l'histoire mais est-ce que vous callez vos gestes, regard ou autres sur les mots de cette histoire?

Publié le (modifié)

Alors là, tout le monde a sa tambouille, mais perso je pense qu'il ne faut pas trop concevoir une histoire en terme de mots, surtout en close up. 
La plupart du temps, ça va engendrer une certaine rigidité qui risque de désservir ta performance. Encore pire si tu cales tes gestes sur tes mots. 

Tes spectateurs et leurs réactions/contributions font aussi partie du "show" et si à la moindre interruption, toute ta performance se met à bégayer, ça peut créer un malaise.

Ta performance doit avoir un thème, c'est sûr. Un point d'accroche, quelque chose d'intriguant même s'il n'est pas défini clairement en mode "maintenant je vais vous parler de si ou ça". Le but étant surtout de trouver une cohérence. Mais ton script doit rester souple et encore mieux, si tu arrives à le rendre raccord avec le situation/conversation, alors tout semblera plus "spécial" pour tes spectateurs.

La seule histoire qui compte, et que tu essaie d'écrire, c'est celle que le spectateur se racontera à lui même, puis, peut être à ses potes le lendemain. Et je pense que le mieux c'est qu'elle ne ressemble pas à : "Hé les mecs, hier j'ai rencontré un mec qui avait le pouvoir de se transformer en prompteur dés qu'il touche un jeu de carte!"

Mais c'est que mon point de vue. 

Modifié par munky
  • J'aime 2
Publié le

Je vois ce que tu veux dire, il ne reste plus qu'a voire et surtout a comprendre ces notions.

En plus je souhaite vraiment me diriger sur ce type magie, ou je n'ai besoin que du paquet de carte, qui ne necessite pas specialement de preparation ou d'arrangement :)

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Il y a 3 heures, Mitus a dit :

Je suis d'accord, il y a beaucoup de travail sur le sdc, et pas que techniquement. Meme si on voit beaucoup de tuto sdc "invisible" qui le sont que par rapport a l'angle de la camera qui le film, ce qui devient moins evident meme devant un ptit groupe

Pour quasiment chaque chose, il y a plusieurs techniques, qui sont plus ou moins faciles, plus ou moins invisibles, plus ou moins adaptées au tour qu'on est en train de faire.

Le sdc, pourquoi pas: mais c'est une technique difficile, donc il faut y passer beaucoup de temps...

Mais des controles, il y en a plein, et même des sdc, il y en a plein de différents...

Reste à trouver celui qui te convient le mieux.

Mais tu as raison de travailler la gestion du spectateur, c'est une partie essentielle :)

Gilbus

 

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Le top c'est de regarder des vidéos ( idéalement du même genre d'effet que tu veux présenter ) et de caler à quel moment est fait la technique.

Par exemple en attirant l'attention sur un spectateur à qui tu poses une question ou à qui tu demandes de te prêter un objet.

(si j'aborde quelque chose qui ne faut pas dans cette partie du site, prévenez moi vite que je retire mon message )

Autrement dit, il va te falloir apprendre à maîtriser les temps forts et les temps faibles. Malheureusement je n'ai pas d'ouvrages à te conseiller traitant du sujet.

Publié le
il y a 29 minutes, munky a dit :

Alors là, tout le monde a sa tambouille, mais perso je pense qu'il ne faut pas trop concevoir une histoire en terme de mots, surtout en close up. 

Chacun a sa façon de faire: on peut être uniquement dans l'effet, et ça peut être très bien.

On peut parler tout le temps, et que ça soit bien aussi ;)

Ceci dit, je te rejoins: on ne conçois pas l'histoire en terme de mots, mais de message.

les mots, ensuite, vont se trouver au fil des répétition, et finir pas se stabiliser...c'est long.

il y a 30 minutes, munky a dit :

La plupart du temps, ça va engendrer une certaine rigidité qui risque de désservir ta performance. Encore pire si tu cales tes gestes sur tes mots. 

Si on essaie dés le départ de suivre des mots qui ne sont pas adaptés, surement....

Ceci dit, si l'ensemble texte/gestes est suffisamment travaillé, on va caler les interaction avec les spectateurs sur le texte, et cela libérera les gestes de l'attention.

Le texte est la pour motiver, pour donner un rythme qui soit justement différent du rythme qu'on mettrais si on ne faisait que les gestes du tour:

Ainsi, les enchainements de gestes pouvant amener à une compréhension de la méthode se retrouvent déstructurés, et innocents.

Mais il faut savoir de quels gestes on parlent:

Il y a ceux que voit le spectateur, et il y a ceux qu'il ne doit pas voir.

Caler les gestes qu'il doit voir sur la structure du texte est logique.

Les autres, les invisibles, se calent sur d'autres critères: moment fort ou faibles, respiration, détournement, déplacement ou mouvements etc...

 

il y a 36 minutes, munky a dit :

si tu arrives à le rendre raccord avec le situation/conversation, alors tout semblera plus "spécial" pour tes spectateurs.

Complétement, et justement, le texte doit être tellement bien travailler qu'on peut en sortir, puis y revenir, pour profiter des impromptues avec le public...

Avoir un texte, ce n'est pas avoir un carcan, c'est avoir une base solide, sur laquelle on peut ensuite bâtir...

il y a 38 minutes, munky a dit :

La seule histoire qui compte, et que tu essaie d'écrire, c'est celle que le spectateur se racontera à lui même

Oui, nous construisons le souvenir dans l'esprit du spectateur, mais c'est bien plus facile, pour certains, de faire cela avec un texte.

il y a 40 minutes, munky a dit :

"Hé les mecs, hier j'ai rencontré un mec qui avait le pouvoir de se transformer en prompteur dés qu'il touche un jeu de carte!"

hihihi: quand le texte est bien intégré, je ne pense pas qu'il ai l'air d'une lecture de prompteur.

Mais pour cela, il faut créer le texte non pas à l'écris, mais directement à l'orale, avec nos mots.

Un texte écris n'est pas un texte dit.

En partant dans une création écrite, cela impose de tout remettre en mode oral "non littéraire" ensuite, pour que le texte soit naturel...

Gilbus

  • J'aime 2

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

 

Preparer l'histoire et bien se caler, c'est au debut, avoir l'assurances des gestes et garder la cohérance de l'histoire. Je suis quelqu'un a l'aise a l'orale mais le fait qu'il y ait de la manipulation me perturbe, je trouve certaines choses trop evidentes pour que cela passe inapercu alors que c'est possible et c'est destabilisant pour moi, pour le moment en tout cas lol

En faite je cherche a realiser le sdc pour cette routine en particulier car je cherche un controle rapide, quasi instantanée pour accentué l'effet impossible, magique de la routine.

J'ai lu deux trois choses sur les cycles d'attention du spectateur, c'etait je crois toute les 20sec, il fallait qu'il y ait une "nouvelle accroche", est ce ce que l'on appelle les temps faibles? Si quelqu'un a des references, j'accepte volontiers :))

Modifié par Mitus
Publié le
il y a 2 minutes, Gilbus a dit :

Chacun a sa façon de faire (...).

Je te cite pas point par point parce que je suis d'accord avec tout ce que tu dis, pour l'approche scriptée.

Mais je voulais surtout éviter de faire l'amalgame entre histoire et texte, que j'ai l'impression de lire souvent ici , et qui, je pense pourrais induire en erreur un débutant et l'enfermer dans une approche particulière. Il aura assez le temps de choisir ses propres contraintes. 
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai encadré mes paragraphes de "chacun sa tambouille" et "ce n'est que mon point de vue." 

Mais je voulais pas paraitre insultant vis à vis de la magie contée. 

  • J'aime 1
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il y a 2 minutes, munky a dit :

...
Mais je voulais pas paraitre insultant vis à vis de la magie contée. 

MDR!

On a le droit d'aimer ou de ne pas aimer plein de choses, c'est pourquoi on marche tous les deux sur des œufs en disant que tout est possible...

Et ce n'est pas parce qu'on a un texte que c'est de la magie contée ;)

Simplement, il y a des présentations silencieuses, et d'autres avec des mots, mais normalement, les deux vont dire quelque chose, par des médias différents.

Perso, je trouve que c'est plus simple de guider le spectateur pour qu'il construise la magie dans son esprit, en se servant de mots.

C'est affaire de gout... et de compétences, je ne suis pas bien doué en mode silencieux ;)

Et c'est vrai que tout est possible :)

Un conseil qu'on peut peut-être donner:

Toujours se demander:

Pourquoi le spectateur aurait envie de nous accorder son attention?

Comment être intéressants?

Comment le faire entrer dans nos délires?

 

Je ne crois pas qu'il faille éviter ces questions quand on est débutant:

On continue d'apprendre pendant toute sa vie, quelque part, autant se poser les bonnes questions dés le début... ;)

Cela n’empêche pas de s'entrainer au SDC...

 

Gilbus

  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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