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Publié le (modifié)

Il y en a cependant un que je n'aime pas, dans l'équipe, mais on en a déjà parlé:

Le monteur!

Ou quelque soit le nom de son métier, bref, celui qui décide quelle caméra est à l'écran :

Celui qui a Parkinson, et qui laisse son doigt sur le bouton des changements de plans, si bien qu'on a un changement de plan toutes les 5 secondes minimum, quoique soit en train de faire l'artiste.

Qu'on a des vues du dessus alors que l'artiste fait un truc destiné à être vu de face, ou du fond de salle alors qu'il fait quelque chose de tout petit...

Qu'on a des changements de plans alors qu'il y a des enchainements qui se font sur scène et qui ont été conçu pour êtres vus sans interruption. C'est particulièrement dommageable pour la magie, ou très souvent, la mise en place de la "preuve" se doit d'avoir une vision en continu de ce qui se passe.

Qu'on a des gros plans de tête d'invités ébahis en plein écran, alors qu'il se passe des choses intéressantes sur la scène, qu'on loupe (la technologie d'incrustation de la tête de l'invité dans un coin de l'image est sur toutes les consoles depuis 30 ans... Mais pas au PGCDM, non, il faut que la tronche de l'invité soit en plein écran, et nous cache le spectacle entièrement, pendant les 5 secondes réglementaires entre 2 changement de plans...

Bref, ce technicien sans imagination qui a un système et l'applique quasiment sans discernement...

La seule exception que je lui ai vu faire, c'était je crois un numéro dans le dernier épisode, ou 2 type dansaient devant des projections qui bougeaient dans tous les sens:

Pour une des rares fois, il a un peu ralentit sa changementdeplantite aiguë, trouvant sans doute que cela bougeait assez comme ça...

Je comprend bien qu'une émission télé se doit d'être dynamique par ses images...

Mais la, c'est trop!

on dirais que ce monteur se prend pour un DJ :

Le DJ prend une œuvre musicale achevée, et en fait "autre chose".

La, il prend un numéro qui a été peaufiné durant des années par un artiste, qui a mis en place des rythmes, des timing, des pauses et des changements d'énergie...

Et il retravaille ça pour en faire SA propre composition, qui bouge toujours au même rythme effréné, sans prendre conscience qu'il sabote la conception du numéro de l'artiste...

Le ciel nous préserve des DJ de l'image et de leur égo...

Gilbus

 

 

 

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

pas d'accord ! De nos jours un montage pour les "variétés" doit être soutenu et nerveuse, sinon les gens s'endorment. Observe ton regard, car si tu assistes à un spectacle, tu change ton angle toutes les 2 secondes, tu "zooms" (mentalement) si une chose t'intéresse davantage. Les vues dans le public sont indispensables pour rendre la chose vivante. Petit détail : C'est 9 cas sur 10 que le réalisateur decide du "montage" qui est presque toujours réalisé PENDANT la prise de vue. Sauf en cas d'accident,c'est là que le monteur sauve ce qui est à sauver (souvent un simple monteur m'a sauvé du désastre..)

Bonne année audiovisuelle

otto

 

 

 

www.ottowessely.fr

Publié le (modifié)
Il y a 9 heures, Otto Wessely a dit :

pas d'accord ! De nos jours un montage pour les "variétés" doit être soutenu et nerveuse, sinon les gens s'endorment. Observe ton regard, car si tu assistes à un spectacle, tu change ton angle toutes les 2 secondes, tu "zooms" (mentalement) si une chose t'intéresse davantage. Les vues dans le public sont indispensables pour rendre la chose vivante. Petit détail : C'est 9 cas sur 10 que le réalisateur decide du "montage" qui est presque toujours réalisé PENDANT la prise de vue. Sauf en cas d'accident,c'est là que le monteur sauve ce qui est à sauver (souvent un simple monteur m'a sauvé du désastre..)

Bonne année audiovisuelle

otto

Ben, si on va voir le spectacle en live, du coup, les gens vont s’endormir, car il n’y a personne pour zapper à leur place ?

Bien sûr que l’œil ne reste pas sur une vision globale, et se balade dans la scène.

Mais devant la télé, mon œil est mobile aussi…

Bon, il faut dire que j’ai la chance d’avoir une télé avec un vaste écran :

Si tu regardes la télé sur ton téléphone, c’est plus difficile de regarder un point plutôt qu’un autre.

Mais ce travail de l’œil ou de zoom mental, quand l’écran est suffisant, n’est pas supprimé :

Un type est sur la scène de trois quart.

Sa main avant part dans un sens, l’autre s’abaisse le long du corps, derrière.

Ben naturellement, je vais choisir :

Suivre la main tendue, ou celle qui s’abaisse ?

Mais c’est MON choix.

Et mon choix va dépendre de l’artiste, s’il a su me faire oublier la main qui descend, je vais me faire bluffer.

Sinon, je verrai sa charge.

C’est toute la valeur de l’artiste qui se concentre sur ce point…

Et ben non : ça change de plan juste quand mon œil commence à suivre le geste, et je dois refocaliser sur autre chose…

 

Ok, c’est super comme détournement d’attention…

Mais pour un numéro de scène, et c’est peut-être ce qui explique notre divergence de point de vue, je considère une performance télé comme le témoignage d’une représentation en direct.

D’autres voient cela comme un type de représentation à part, mêlant scène et astuces télévisuelles :

Du coup, cela autorise tout ce que peuvent faire les émissions genre street magie, comme le fait Blaine et d’autres dynamo, bourrée de coupures, de complices et de hors champ : seul le but compte, quel que soit le moyen.

 

Mais je préfère, et de loin, voir un vrai numéro de scène, sans aménagement télévisuel.

 

Cela ne veut pas dire un plan fixe tout  le temps :

Cela veut dire : laissez nous regarder le numéro de la façon dont l’artiste l’a conçu.

Et les artistes passant au PGCDM sont d’un tel niveau que leurs numéros sont vraiment bons en eux même, sans zappage effrénés.

Quant aux visages des invités…

Regarde ce que cela donne dans des émissions de magie chinoise, se déroulant sur un plateau télé :

Jamais ils ne coupent le numéro pour nous montrer un visage plein écran, au moment où l’artiste est lancé…

Ils incrustent le visage dans un coin, et on a les deux : la tête du spectateur réel, et ce qui lui fait faire cette tête. En même temps.

C’est beaucoup plus fort…

 

Enfin, les plans publics :

Ben, le public est très présent au PGCDM, mais quand un numéro démarre, je m’en fou un peu, du public.

Je SUIS le public.

Et je veux voir ce qui se passe sur la scène, pas le reste de la salle, ou alors sur un temps très mort.

C’est la même chose quand on regarde un spectacle en vrai : on jette des coups d’œil autour de soi quand il ne se passe rien d’intéressant, mais on est rivé sur la scène dès qu’il y a quelque chose à voir.

Au PGCDM, les plans de l’arrière de la salle, ou l’on voit le public, donc, semble disséminés au petit bonheur, souvent alors qu’il y a des enchainements intéressants sur scène… que l’on rate.

Dans ces cas-là, la misdirection est au désavantage de l’artiste, qui voulait nous emmener vers un truc, et qu’on a loupé…

 

Donc oui, le montage est important, pour suivre ce qui se passe, et dynamiser SI BESOIN… mais là, on a un montage systématique, qui se plie très peu aux numéros filmés.

Le mieux est souvent l’ennemi du bien, et là, il en fait trop.

Ceci dit, c’est un avis de spectateur, je ne passerai jamais à la télé…

Mais j’ai passé une bonne partie de ma vie « devant » la télé.

C’est une forme d’expertise aussi ;)

 

Ok, un monteur ou un cadreur peut sauver un numéro d'une catastrophe, et je dirais que c'est un peu normal :

Il est la, à priori, pour soutenir l'artiste.

Et c'est vrai qu'au PGCDM, il est rare qu'un cadreur fasse planter un numéro en montrant ce qui ne doit pas l'être:

Cela mérite effectivement d'être souligné, puisque d'autres spectacles ont parfois des cadreurs/monteurs moins compétents de ce coté...

Mais c'est un autre problème...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

C'est assez étonnant de parler sur le public alors que la grande majorité des magiciens qui se produisent en salle parlent en premier du public présent dans la salle (nombre de spectateurs, public ébahi, standing ovation...) et ne parlent quasiment jamais de leurs numéros à proprement parler...

La TV fonctionne donc de la même façon à la différence qu'elle ne commente pas l'attitude des spectateurs, elle les montre...

Publié le
Il y a 21 heures, Jean-Yves Loes a dit :

Pour info, la production du PGCM a fait retirer la vidéo au titre du droit d'auteur (et FB  - où elle figurait également sur ma page perso - m'a interdit de publication (mise à pied) pendant trois jours en guise de mise en garde ;-) 

comprends rien ! Mise à pied ? mais où ? je trouve cette video bien et elle nuit à personne... La parano galopante envahie le PAF...

:( otto

www.ottowessely.fr

Publié le (modifié)

Salut Otto :)

Si, sa diffusion sur FB et ses partages nuiraient au Cabaret et son producteur,
et artistes qui se produisent dans cette émission (je pourrais le comprendre)...
Bon, je m'incline ;)
Il est des productions et programmes plus modestes qui me causent moins de soucis ;)
Vive la magie ! Vive Otto ;) !

Modifié par Jean-Yves Loes

Jean-Yves Loes (Petitbonhomme)

http://www.lamagiedupetitzebulon.com/

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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