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Publié le (modifié)

Je pratique le Perfect Center Tear, toutefois il y a l'élément principal qui me gène.

Pourquoi dire au spectateur d'écrire un mot sur un papier, si c'est pour déchirer ce dernier 2 secondes après !?

Je pense que si l'on fait écrire le spectateur, c'est justement pour avoir un élément de comparaison à la fin, mais là, pourquoi vouloir déchirer ce gentil papier qui ne nous a rien fait ???

Quelles sont vos approches et vos justifications ?

Modifié par Thomas THIEBAUT
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Publié le (modifié)

Salut

La meilleure approche que j'ai trouve et celle de Ted Lesley, c'est celui qui m'a inspire, donc je dis:"si je vous demande de penser a une carte, vous avez un choix restreint sur 52, mais si je vous demande de penser a un mot, vous avez un choix sur un nombre infini de mot, c'est pour ca que je vous demande de l'ecrire, comme ca votre pensee se concentre sur ce mot, et aucun autre, tout comme les poemes que les profs nous demandaient d'ecrire pour mieux les apprendre, c'est bon vous l'avez ecrit ? on a plus besoin du papier, gardez l'image du mot ecrit en tete ?" et je le sors

par contre le handling que j'utilise est celui d'Osterlind, je le trouve plus dynamique, et tres simple.

J'espere t'avoir aide, voila, bonne magie

SJ ~~

Modifié par Thomas THIEBAUT
  • J'aime 1
Publié le

Tu as raison Hipe, la motivation n'est pas très évidente à trouver.

Si l'on brûle le papier, quel intérêt de le déchirer ?

Si l'on déchire le papire, pourquoi en plus le brûler ?

j'ai mis au point il y a quelques année un scénario qui permet de motiver tout cela, et ca passe très bien auprès du public:

Je fais avec un chèque bancaire (en fait avec un faux chèque. c'est dingue comme les imprimantes couleurs rendent les faux plus vrais que nature)

Je le donne au spectateurs et lui demande de mettre la somme qu'il veut, sans me la montrer et de plier ensuite le cheque en 2 puis en 4.

J'explique ensuite que si je n'arrive pas à lire dans sa pensée, je signe le chèque et lui donne...

je reprend le cheque et le déchire en disant : "vous savez, si vous déchirez un chèque et que vous le réparez avec du scotch, la banque l'accepte..."

j'en profite pour lire le montant

ensuite je brule en disant : "par contre, si vous amenez des cendres au guichet, vous pourrez toujours pleurer...."

et je termine après quelques hésitation, en disant, "de toute manière je ne suis pas assez riche pour avoir XX euros sur mon compte"...

XX étant bien évidemment la somme inscrite par le spc.

cqfd

  • J'aime 1
  • 10 années plus tard...
Publié le

Wow je ressuscite de vieux trucs désolé, mais je suis tombé la dessus gracieuseté de google et je trouvais le sujet intéressant. C'est très bien la routine du chèque, ça s'intègre super bien avec d'autres numéros. Faut juste pas se planter parce que ça peut coûter cher hahaha

Le plus simple pour moi est de le faire pour deux ou trois personnes, et donc de demander à la personne de le dire à ses amis pour qu'ils fassent partis de l'effets ou pour avoir une preuve et de me raviser à la dernière minute et de lui demander de l'écrire pour ne pas que je l'entendes (si c'est silencieux) OU que son ami entende mal et que je détecte des mots différents (si c'est plus bruyant). Faut pas en faire une scène et faut être super relax et naturel, si on la joue mal ça peut être pire et soulever plus de questions que de simplement y aller direct pour le ''écrit le sur un papier''.

C'est sur que pour l'item que je vais déchirer idéalement faudrait que ça ait l'air un minimum impromptu, si je sors un papier blanc aux dimensions parfaite préalablement plié avec une ligne au centre... ça le fait moins pour faire croire que je viens de changer d'idée. J'aime sortir un post-it (usagé ?) de mon portefeuille, ou carrément prendre un papier qui traîne si je crois que ça peut le faire. Mais perso j'imprimes mes cartes d'affaires sur du papier opaque mais mince, et je peux la plier en 4 et faire un cercle (ou une ligne) au centre en quelques secondes pendant que j'expliques pourquoi l'écrire.

Ensuite je le reprend pour le mettre devant une lumière en disant ''vous voyez que c'est trop opaque pour que je vois à travers ! Et même si je pouvais voir à travers... *déchire* j'y verrais pas grand chose ! Le seul endroit ou ce mot existe encore c'est dans vos têtes.'' Maintenant vu que l'info est dans ma main gauche en disant tête je vais pointer très près ou même carrément toucher la tête de la personne la plus à ma droite avec ma main gauche et c'est à ce moment que je prend mon info. Parfois je replis le tout pour pas flasher et je fais pareil aux autres specs.

Sinon j'ai une autre méthode, et sans en révéler trop (si oui les mod vous me censurerez) si j'utilises mes cartes d'affaires je vais reprendre celle avec l'écriture pliée 4 et la mettre tout de suite sous un verre/cendrier/autre objet pour m'empêcher d'y avoir accès et pendant ce temps je vais faire une manoeuvre pour pouvoir avoir accès à l'information plus tard. Bon, c'est moins clean mais ça évite le tear si on a toujours pas confiance en notre justification. Et moi je me suis jamais fait prendre. Si ça vous intéresse j'élaborerai.

Enfin, puisque plus d'une personne a vu le mot au départ, je peux donc changer de spectateur pour ''tenter de lire son langage corporel'' en disant que le premier est plus difficile à lire, c'est assez divertissant quand on a déjà l'information de tenter d'associer chaque petit mouvement d'un spectateur et d'un autre à la révélation et il y a comme une mini ''compétition'' entre eux et tout le monde a du plaisir. Ça laisse sortir la personnalité des specs peut-être utile pour un futur reading et bien fait ça peut enlever l'attention du papier même. Si l'ambiance est plus sérieuse et que le spec a écrit un mot plus personnel, on peut y aller d'un ''hot'' reading bien senti qui la marquera un peu plus.

Désolé pour la longueur, je me suis laissé emporté un peu je crois haha

Invité Antony
Publié le

Je pense que mr serge arkhan donne une solution dans son dvd, quand il explique qu'on se souviens mieux quand on écrit..........

pour ma part avec cette simple astuce ça passe tout seul

Publié le

Celle de ''on se souvient mieux quand on écrit'' ça va m'éviter de patauger lorsque je suis seul à seul pour trouver une raison d'écrire. La mienne a toujours bien fonctionné pour moi avec un groupe mais seul cest ardu haha

Invité Antony
Publié le

Celle que je te donne (que mr arkhan donne), est parfaite je trouve....

tu me diras ce que ça donne pour toi...

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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