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J'ai reçu ce matin une pub me proposant d'acquérir ce jeu de cartes : http://netcardsplus.com/index.asp?aid=58&oid=11&pid=166

Loin de moi l'idée de polémiquer ou d'aborder le thème délicat de la politique, mais que pensez-vous de l'utilisation d'un tel jeu de cartes pour des effets magiques.

En effet, il risque de susciter des réactions (bonnes ou pas...), mais il a été suffisamment médiatisé ces dernières semaines pour créer un véritable intérêt.

Non ?

Alx

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Publié le

Pour moi on ne peut pas jouer avec des sujets aussi graves.

"on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" (Pierre Desproge). Je suis d'accord avec cette formule. Rire oui, jouer non. C'est aussi valable pour la chaise électrique en jouet donnée aux enfants américains ou pour la poupée Ben Laden des enfants afghans.

Ce jeu de cartes me semble déplacé et je ne m'en servirais certainement pas pour mes tours.

Publié le

"On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui", pourquoi ne pas utiliser ce jeu, ou une de ses figures marquantes (pas de noms !!!), lors du gala de votre régiment, ou d'une quelconque soirée entre "troufion", ça ne vole jamais très haut dans ces cas là, et ce peut être une alternative à une carte de fille dénudée.

Mais il est vrai que de côté de l'océan, il faut user de cet article avec parcimonie, dans le doute absinthe-toi. [Clin d'oeil]

Ad augusta per angusta

Publié le

Il y a une grande différence entre l'humour et le mauvais goût.

Pas beaucoup mieux l'adresse en dessous mais bon cela aura le mérite d'égaliser au niveau de la bêtise.

http://www.reseauvoltaire.net/jeudecartes.html

Si on venait me faire un tour avec des cartes comme celles la, je crois que je me passerai de la prestation du magicien.

En ce qui concerne l'achat de tels jeux, si c'est pour dépenser de l'argent autant le verser pour les victimes de la guerre sans distinction, qu'elles soient irakiennes ou américaines.

Publié le

Je trouve au contraire ce dernier lien drôle, contrairement au premier parce qu'il est destiné (à mon avis) uniquement à être lu, et non à jouer et qu'il répond au "jeu" officiel du gouvernement américain.

Je conçoit cependant que l'on puisse faire le gag de se tromper en faisant apparaitre la carte choisie par l'adversaire on tombe sur GW Bush puis sur S Hussein (ou l'inverse) avant de retrouver la carte.

Il s'agit à mon goût d'un décallage pouvant être drôle (et donc à ne pas faire à n'importe qui).

Mais certainement pas de coinche avec un tel jeu.

Publié le

oups...

je viens de faire un lapsus (révélateur? je n'espère pas) ...

la carte est celle choisie par le spectateur et non l'adversaire...

Et comme j'ai l'impression de ne pas avoir été clair, voici ce que je voulais dire:

"Je conçoit cependant que l'on puisse faire le gag suivant:

une carte se transforme successivement en carte GW Bush puis en S Hussein avant de retransformer en carte choisie.

Il s'agit à mon goût d'un décallage pouvant être drôle (et donc à ne pas faire à n'importe qui).

Mais certainement pas de coinche avec un tel jeu. "

Publié le

Citation:

Débat lancé par Damien Steel:

Je trouve au contraire ce dernier lien drôle, contrairement au premier parce qu'il est destiné (à mon avis) uniquement à être lu, et non à jouer

Le premier n'est pas non plus destiné ni à jouer aux cartes ni à faire des tours : ces jeux étaient distribuées aux GI pour qu'ils aient sous la main le trombinoscope requis.

Ceci n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'utilisation au Viet-Nam de jeux à forcer "As de Pique" (évoqués par un intervenant sur ce forum il y a quelques semaines).

L'initiative du gouvernement américain de créer un jeu "Irak" est évidemment discutable, mais nous offre la possibilité d'ancrer un tour dans la vie réelle (ras-le-bol de "Mr ROIDECOEUR cherche une secrétaire, Mlle DAMEDECOEUR se présente...blablabla", pas vous ?).

Je pense qu'utiliser ce jeu ne signifie pas pour vos spectateurs que vous soyez partisan d'un camp ou de l'autre : tout dépend de votre présentation. Cela peut même s'avérer une arme redoutable pour critiquer le système, en particulier si on combine ce jeu avec celui du réseau Voltaire...

Comme toujours, adapter votre répertoire et vos lines à votre public est indispensable...

Alx

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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