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Bonjour à tous,

Si j'ouvre ce débat aujourd'hui, ce n'est pas pour lancer des polémiques à tout va et surtout pour faire naître une quelconque délation, mais vraiment pour comprendre, car depuis quelques temps, il devient de plus en plus fréquent de subir (en qualité d'organisateur de spectacle et plus précisément de concours de magie) des désistements de dernière minute.

Alors pourquoi ouvrir ce genre de sujet ?

Tout simplement pour trouver une solution pour éviter ce genre de désagrément, car lorsque l'on organise un évènement, la première chose qui s'installe entre l'organisation et l'Artiste (concours ou non), c'est une confiance et dieu sait qu'il est difficile de retrouver la confiance de quelqu'un si elle est trahie.

Pour illustrer mes propos, voici une petite histoire :

Un homme et une femme se rencontrent dans un bar, ils font connaissance et au fil des jours, l'amour s'installe, une complicité est en train de naître et un beau jour, l'homme décide de faire sa demande en mariage que la demoiselle accepte puisqu'elle l'aime, tout comme lui. Dans ce couple, en plus de l'amour, il y a une confiance mutuelle qui s'est installée et de ce fait il sont uni et en harmonie. Sauf qu'un jour, l'homme trompe sa femme (le salop !!!), elle l'apprend et là, c'est la procédure de divorce, qui ne se passe pas très bien car dès que l'homme essaye de se faire pardonner en reconnaissant les faits, la femme répond avec une phrase qui n'a pas de réponse : "Tu as trahis ma confiance, et si tu l'as fait une fois, tu peux le refaire encore..." Là le couple se sépare, la femme empoche la moitié des biens de l'homme et chacun repart vivre sa vie jusqu'à la prochaine rencontre ou une nouvelle fois la confiance va être mise à l'épreuve.

Pourquoi raconter cette histoire bidon ?

Car en magie c'est exactement pareil, c'est à dire qu'un Artiste/candidat jouera le rôle de l'homme, l'organisateur jouera le rôle de la femme (c'est une image bien sûr), le spectacle aura lui pour rôle : la confiance et les enfants seront le public...

Un organisateur d'évènement (concours ou gala) va aller à la rencontre des Artistes afin de proposer un spectacle de qualité, donc cela peut se faire par le bouche à oreille, par l'intermédiaire des forums spécialisés ou encore via les réseaux sociaux.

A partir du moment ou un Artiste (homme) est intéressé par ce que propose l'organisateur (femme), et qu'il annonce qu'il veut s'inscrire (construire une relation durable), toute la mécanique se met en route et la confiance s'installe entre l'organisateur (femme) et l'Artiste/candidat (homme) et avec le temps une complicité...

Si l'artiste/candidat se désiste, il trompe la confiance que l'organisateur avait mis en lui et détruit ce qui avait été construit et tout se paie...

Fin du récit imagé...

Maintenant et c'est là le but de ce débat, j'aimerais comprendre pourquoi certains Artistes (dont je tairais le nom pour ne pas leur causer de problèmes) s'engagent sur un évènement (gala ou concours) et qu'a la veille de celui-ci, ils annoncent que pour une raison "X" (bien souvent des excuses bidons) et par texto, qu'ils ne pourront pas être présent et qu'ils espèrent que cela ne gênera pas trop l'organisation...

Je ne comprends pas comment ces personnes fonctionnent !

Logiquement, si l'on est intéressé par un concours, on regarde plusieurs choses :

- La date

- Le lieu

- Le type de concours

- Modalité d'inscription

Voici quelques questions à se poser :

La date !

A partir du moment où l'inscription de participation au concours est envoyée, la date doit être bloquée sur notre calendrier et de ce fait ne pas accepter de contrat ce jour là, c'est logique puisque l'on a déjà quelque chose de prévu

Le lieu !

Vérifier où se passe le concours et vérifier que je peux m'y rendre

- Transport

- Financier

Le type de concours

Est-ce que le concours correspond à ce que je fais ?

Modalité d'inscription

Comment doit on faire pour s'inscrire et que doit-on fournir ?

Est-ce gratuit ou payant ?

Qu'est ce que j'ai a y gagner ?

A ce stade, il est encore temps de se rétracter, puisque tout concours passe obligatoirement par une phase de sélection, donc un désistement avant l'annonce des candidats retenus, n'a aucune incidence sur l'organisation et là on peut se quitter en bon terme.

Par contre, si vous êtes sélectionné, un contrat de confiance (DARTY je sais...) est passé entre le candidat et l'équipe d'organisation qui s'engagent moralement à remplir chacun la part de contrat :

- CANDIDAT : Présenter le jour de l'évènement le numéro pour lequel il a été sélectionné

- ORGANISATEUR : Préparer au mieux l'évènement pour que l'Artiste puisse jouir de bonnes conditions de représentation

Que se passe-t-il lorsqu'un candidat se désiste au dernier moment ?

Eh bien il a volé la place d'un candidat non retenu qui lui était motivé pour présenter son travail, de plus, cela remet en cause l'organisation qui avait établie un ordre de passage en fonction des numéros afin de dynamiser et de mettre en valeur chaque Artiste, s'il en manque un, l'harmonie de passage n'existe plus et de ce fait, il faut prévoir un nouvel ordre de passage, ce qui entraîne une réorganisation des intermèdes entre chaque numéro et donc le présentateur doit revoir sa copie.

Quand on sait qu'un spectacle se prépare plusieurs mois à l'avance (entre 6et 8 mois), ce n'est pas pour rien et le moindre changement, peut faire capoter le show !

Alors ma question, c'est comment faire pour éviter les désistements (je ne parle pas de cas de force majeur - DECES) ?

Doit t'on faire payer les candidats (Caution, qui sera bien évidemment rendu une fois le spectacle fini), pour les engager financièrement et donc avoir la garantie qu'ils ne lacherons pas avant le jour de l'évènement ?

Quelles sont à votre avis les solutions possibles pour éviter ce genre de désagrément ?

Inutile de marquer : "Ne fais pas de spectacle comme ça, pas de candidats..."

Merci pour vos réponses

Bise

Gom'ch

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Publié le

Il arrive aussi que le rôle soit inversé.. L'organisateur s'engage depuis longtemps à vous engager, et sans comprendre pourquoi, les choses changent...Toute l'organisation pour l'artiste est modifiée, les dates refusées sont perdues, et la confiance est un peu mise à mal....

C'est la même histoire que l'homme et la femme.....

Donc ce n'est ni cool dans un sens, ni cool dans l'autre.... Et pourtant ça existe dans les deux sens....

Alors, doit-on demander un acompte à l'organisateur pour bloquer une date ???

Pour moi, la seule solution, c'est le respect de ses engagements, coté artiste comme coté organisation...

Publié le (modifié)

Ben... c'est comme pour les commandes aux States : une responsabilisation doit se mettre en place. Tu es dans une société où le souci de l'autre n'existe plus (ou plutôt si : on donne au Téléthon, Sidaction, CCFD puis le reste on s'en lave les mains), et où le souci du soi a pris la place.

Hier, j'ai eu plusieurs désistements dans une chorale créée pour un événement (dans un monde que tu connais bien et qui est censé être gardien de certaines valeurs). Il s'agissait de la troisième répétition, avec uniquement des volontaires, sachant que j'avais été clair : ceux qui pensent que ca n'est pas leur place durant la première répétition ne reviennent pas et ceux qui viennent à la deuxième s'engagent jusqu'au bout (question de qualité de travail). Malgré cela, il y a eu des désistements.

J'ai dû intervenir et faire intervenir leur hiérarchie pour leur remettre le sens des responsabilités en face des yeux...

Et c'est ca le problème : les gens n'imaginent même pas un dixième du boulot créé en amont et pensent principalement à eux-mêmes, à leur portefeuille... il faut donc leur redonner un sens moral (oui oui...) et des valeurs qui se perdent.

Voilà la seule solution (du moins à mes yeux)...

Modifié par tanhouarn
Publié le
Alors, doit-on demander un acompte à l'organisateur pour bloquer une date ???

Pourquoi pas, un dédommagement défini à l'avance en cas d'annulation de spectacle.

il faut donc leur redonner un sens moral (oui oui...) et des valeurs qui se perdent.

Voilà la seule solution (du moins à mes yeux)..

.

Entièrement d'accord, mais comment faire pour que les personnes prennent conscience de cela ?

Publié le

Entièrement d'accord, mais comment faire pour que les personnes prennent conscience de cela ?

Faire comprendre aux gens qu'ils doivent avoir des valeurs morales ? Pffff Quel projet titanesque !!!!

Continue à nous faire rêver avec tes cartes, tu perdras moins de temps Steph !

Publié le
Continue à nous faire rêver avec tes cartes, tu perdras moins de temps Steph !

Je ne pense pas que ce soit une perte de temps, il faut juste savoir comment faire pour allumer une mèche, ensuite ceux qui, comme moi, ont des valeurs et du respect, suivent le mouvements en transmettant à leur niveau tout cela et au quotidien...

La mèche c'est justement peut-être l'argent, car de cette façon beaucoup de gens peuvent prendre conscience que...

Bise

Gom'ch

@Willow, rassure-toi, je ne compte pas m'arrêter avec mes cartes au contraire !

Publié le (modifié)

Je ne comprends pas que l'on puisse se poser cette question tellement la réponse est évidente...!!!

Combien es-tu payé pour faire ce concours?

Bien sûr...c'est souvent trois fois rien...(si il veut vraiment t'avoir, il est capable de te payer tes frais de déplacement et tu auras droit à partager un paquet de chips avec les autres artiste après le spectacle). Pas fou l'organisateur, cela lui permet d'avoir un spectacle presque gratuit...en échange il te fait miroiter un "prix bidon" que tu obtiendras bien sûr....et que tu pourras mettre sur ta carte de visite.... et qui va te faire une pub extraordinaire ...qui te fera obtenir des contrats "fabuleux".....et que... et que ...etc....etc....

Ma question est donc: qui est l'escroc?

Ne faut-il pas s'étonner que le concurrent se désiste au dernier moment étant donné que le curé de la paroisse lui a proposé 200 euros pour se produire le même jour...???...200 c'est toujours mieux que rien...!!!

C'est pour cela qu'il y a de plus en plus de " concours truqués" où l'on connait deja les prix d'avance....

C'est aussi ce qui se passe à la TV à un niveau plus élevé car les enjeux sont plus importants...mais le dindon de la farce c'est toujours l'artiste....

Surtout ne me dites pas le contraire....j'ai aussi vécu cela il y a bien longtemps et à "haut niveau"....dans des congrès magiques à l'étranger.....et j'ai TOUJOURS refusé cette exploitation....

Nous ne sommes pas des "bêtes de concours".. nous sommes des Artistes....réfléchissez bien à cela.... et ne vous étonnez pas si au dernier moment la "bête" se file......

Modifié par tabary

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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