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pour les entreprises, c'est pareil, et c'est totalement aussi injuste mais si tout le monde trouve ça normal...

si j'était président je baisserai TOUTES les charges, à 30%. les entrepreneurs, les arisants et les intermittents travaillerai un plus dans la légalité... et tout le monde serait gagnant mais ça serai un autre débat.

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pour faire une petite mise à jour des infos que j'ai eu sur le terrain et qui est toujours tabou :

Attention ce n'est pas une règle général et je suis sur que tout le monde à des contre exemples :

les anniversaires de particuliers : de 150€ à 300€ (non déclaré)

un mariage de 400€ à 1200€ : 70% d'auto-entrepreneur

un numéro de scène primé pour la sylvestre : 5000€ GUSO

un numéro de scène de grande illusion : environ 1500€ / 2400€

Certains intermittent mon avouer à demi-mot de facturer toute leurs presta jusqu'à obtention du nombre de cachets suffisants, et ensuite ne plus facturer.

Donc vivre de la magie en France, c'est un peu comme monter son entreprise, il faut toujours un peu "bidouillé" au début et lorsque sa roule avec son réseau, on peut s'en sortir et être 100% légal.

Donc je me disait que c'était peut être un peu dur de s'en sortir lorsqu'on avait 50% de charge ou plus, mais je croise de plus en plus d'intermittent qui s'en sorte pas mal, et donc ça fait plaisir... le rêve continu... parce que du côté de la musique d'où je viens, c'est encore encore plus dur!!!

  • 5 months plus tard...
Publié le

Monsieur et madame Dupont cherche un magicien pour leur mariage, leur budget maximal est de 400€.

vous êtes d'accord pour leur faire une prestation :

COMMENT FACTURER? (j'essai de résumer et j'ai le droit de me tromper)

SOLUTION N°1 : de main à main... 400€ dans la poche, c'est illégal et patatipata

SOLUTION N°2 : Chèque emploi service, vous ne pouvez pas!

SOLUTION N°3 : vous appel à une association ! super pas de charge, mais vous ne pouvez pas les mettre dans votre poche...

SOLUTION N°4 : Auto-entrepreneur, c'est le flou juridique, mais beaucoup le font, pourquoi pas vous?.. aller 25% de charge, 300€ dans la poche c'est cool.

SOLUTION N°5 : le GUSO, de la paperasse,vous êtes dans la légalité total : 235€ mais ça fait mal aux fesses,

si vous avez une solution légale ( où il vous reste de l'argent, et sans trop de temps administratif... merci de me l'indiquer)

Publié le

Bonjour,

Si tu veux bosser légalement il n'existe que le Guso que ce soit particulier, CE, association, ecoles etc...

Les magiciens auto-entrepreneur c'est interdit.

Le sujet à été abordé des milliers de fois et la réponse est toujours la même.

On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre (ça marche dans les 2 sens). Il faut de temps à autre faire des concessions, dans la limite du raisonnable ( à toi également de proposer la meilleure proposition par rapport à leur budget). Si tu trouve cela mal payé 400 € ne le fais pas!!! mais ils trouveront certainement quelqu'un à ta place!

Beaucoup de magiciens passionnés veulent devenir pros mais il faut prendre en compte également tous les critères, les situations etc..

Il y a une énorme différence entre faire une date de temps en temps (déclaré bien sur) et vivre de la magie. Lorsque tu veux passer ce cap il faut savoir que tu sera ammener à faire des prestations mal payé, dans des conditions merdiques, dans le froid, devant des personnes qui ne s'intéressent pas à ce que tu fais, loin de ta famille pendant de longues périodes... Des exemples négatifs il y en a pleins, sans parler du temps que tu va passer à démarcher, envoyer des mail etc... sans retour ou très peu, ce qui représente une énorme partie dans le boulot surtout au début laissant finalement peu de place à la magie... ceci est la réalité mais peu de personnes en parlent, sans parler de la concurrence et de ceux qui te tirent dans les pattes... pour devenir pro aujourd'hui, il faut être motivé, EXTRÊMEMENT MOTIVE. Ceci est la réalité aujourd'hui.

Loin de moi l'idée de te démotivé et de parler de façon négative du métier, car des bons moments il y en a pleins également et heureusement, mais ce que je viens de dire fait partie du job et on en parlent pas assez.

Idéalisez le métier est normal ( c'est une passion) on s'imagine sur scène etc...mais la vérité est tout autre (à moins d'être extrêmement doué, vraiment talentueux) , je pense qu'il faut être bien préparé (en magie) avant de se lancer. il faut répondre à beaucoup de demandes extrêmement différentes et pouvoir y répondre. Le métier de magicien ou d'artiste est dur , très dur, pour ceux qui sont passionnés et veulent en faire leur métier correctement.

Ce message n'a pas pour but de démotivé qui que ce soit et d'être négatif, c'est juste mon retour d'expérience et mon analyse personnel. Tout ce que je viens de dire, on l'apprends tout seul, sans forum, sur le tas.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas dépressif, tout va bien pour moi lol

Bonne courage

Publié le
merci du partage, tout le monde sait que c'est dur mais je montre du doigt que les charges sont quand même très hautes!

est ce que c'est le même régime en belgique?

En tout cas, moi ici au Québec, pour être légal, je dois payer 40$ pour avoir un numéro d'entreprise. Je me déclare auto-entrepreneur et je ne suis pas obligé de charger les taxes si je n'excède pas 30 000$ de revenus. Je déclare mes revenus en tant que magicien comme revenu de travail à la fin de l'année pour mon rapport d'impôts. Je donne le tout à mon comptable et ça se fait presque tout seul.

Je vous trouves courageux mes amis, dans toutes ces démarches, cette paperasse et ces règlements à ne plus finir.

Publié le
Monsieur et madame Dupont cherche un magicien pour leur mariage, leur budget maximal est de 400€.

vous êtes d'accord pour leur faire une prestation :

COMMENT FACTURER? (j'essai de résumer et j'ai le droit de me tromper)

SOLUTION N°1 : de main à main... 400€ dans la poche, c'est illégal et patatipata

SOLUTION N°2 : Chèque emploi service, vous ne pouvez pas!

SOLUTION N°3 : vous appel à une association ! super pas de charge, mais vous ne pouvez pas les mettre dans votre poche...

SOLUTION N°4 : Auto-entrepreneur, c'est le flou juridique, mais beaucoup le font, pourquoi pas vous?.. aller 25% de charge, 300€ dans la poche c'est cool.

SOLUTION N°5 : le GUSO, de la paperasse,vous êtes dans la légalité total : 235€ mais ça fait mal aux fesses,

si vous avez une solution légale ( où il vous reste de l'argent, et sans trop de temps administratif... merci de me l'indiquer)

Déjà 400 € pour un mariage ils peuvent aller se faire voir ! Car comme d'hab, ils ont tous mis dans le traiteur, ensuite dans la salle,et puis le D'j, et enfin les miettes pour le magicien, et bien non, du blé ils en avaient, donc soient ils dispatchent mieux sinon pas de magicien.

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. 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(spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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