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Débat lancé par ChoJin:

Pour ce qui est de l'utilisation du lockpicking en magie, j'avoue que je m'en suis jamais vraiment preoccupé. Et comme total_keops je doute de son interet direct. Personnelement je fais rentrer le lockpicking dans la "culture generale", pour ma part c'etait l'evolution logique apres avoir appris à ouvrir les cadenas/serrure/antivoles à code
[sourire]
Ca doit etre mon coté James Bond
[Clin d'oeil]


Salut,

c'est marrant cet "art" du crochetage. Franchement, ça m'intéresse bien... pour le fun du moins, car je doute d'avoir envie de me reconvertir dans le cambriolage lol; quant à la magie, de toutes façons, faisant cela en amateur, ça ne me servirait pas en spectacle! [Large Sourire] Mais c'est marrant, et c'est une sorte de défi sympa, donc, ça me plaît! [Large Sourire]

Sinon, Chojin, tu parles du crochetage de serrures (ou équivalent) à code... t'apprends ça où? Tu as aussi des références de livre, documentation, site ou autre pour ce nouvel art du parfait cambrioleur amateur?!? [Large Sourire][sourire]

[ 23 Octobre 2002, 00:14: Message édité par : Jey ]

Que la Sainte Marmotte soit avec moi!!!

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En ce qui concerne les antivols à code et Cadenas à code j'ai pas de reference, j'ai trouvé ca tout seul en bidouillant quand j'etais au college, d'abord sur les antivols (j'en avais pleins chez moi) puis j'ai essayé d'appliquer ma methode sur les cadenas à 4chiffres et ca marchait aussi.

J'aurais bien voulu essayer les coffres forts mais j'en avais pas sous la main [Clin d'oeil]

En ce qui concerne la technique: pour les antivols à code j'ai deux methodes, les deux etant complementaire, quand la premiere ne marche pas la deuxieme marche forcement. Par contre la premiere prend 3 à 5s chrono, tandisque pour la deuxieme il faut environ 1min. L'expliquer est franchement pas evident par ecrit, à la limite un jour sur Paris pourquoi pas [sourire]

Best Regards

ChoJin

Publié le

Pour beaucoup de cadenas à code « mal conçus », la méthode est très simple :

Des roues ou des tirettes permettent d’aligner des fentes en face du passage de la partie male de la serrure ( excusez les termes non techniques, suis pas serrurier non plus. )

On tire sur la partie qui doit normalement sortir de la serrure ( mâle ) et on maintiens la tension.

Puis on tâte les roues : si l’une d’elle est un peu plus dure à tourner que les autres, on commence par celle la.

Tout en maintenant la tension pour ouvrir la serrure, on tourne la roue jusqu'à obtenir un petit déclic : la fente a des chances d’être alignée.

On continue ensuite avec les autres roues, toujours en prenant celle qui frotte le plus quand on tire sur la serrure.

Cela ne fonctionne bien sur qu’avec des cadenas bas de gamme.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Salut les amis...

Ahhh le lockpicking...

Je reviens du site de Magic Boutique et ils ont les (bonnes) bases pour bien commencer le lockpicking...

Comme l'as déjà dis Alex, le lockpicking est l'art (à la base de l'ouverture du cadenas).

A ce titre, sur http://www.magicboutique.com/index.php?cPath=98 vous trouverez :

- Expert Pock Lock Picking (video)

ou

- Complete guide to lockpicking

avec les outils pour bien démarrer (et même plus)

- outil de tension,

- le snp gun lock pick (très utile pour les cadenas a clé)

et des (très) bons outils :

- 14 piece lock pick set

- Jacknife lock pick set

Juste pour info, ces outils sont très utiles pour les serrures aussi !

Le dernier outil tient dans la poche, très utile pour une démo d'ouverture de cadenas et très efficace pour une démo en phase de prospection pour un numéro d'évasion par ex ;-))

Voilou

Fab

Publié le

Ben personne n'oblige à acheter hein... Et puis acheter un demi dolars spécial 200 balles dans l'absolu c'est cher non ??

Tout est question de l'utilisation que tu en retires..

Publié le

D'un autre coté, j'ai franchement un gros doute sur l'utilité d'une video pour apprendre le lockpicking ... Autant acheter un kit d'outils est essentiel, autant une video ... tout se fait au toucher des doigts alors sur une video je vois mal comment ca peut passer, d'autant plus qu'il y a deja une bonne doc gratuite disponible. Alors avant de se lancer dans l'achat de 350 livres, profiter et etudier cette doc libre est plutot une bonne idée, surtout qu'elle est assez bien faite. La pensée du pere fourat du jour: ce qui est gratuit n'est pas forcement moins bon !

Best Regards

ChoJin

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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