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Je vais y aller de mon petit conseil...

Pour le support : à l'époque, j'avais travaillé pour joseph media (bouuuuuuuuuh, honte à moi !! Mais sans vouloir dévier, c'est une très bonne formation quand on est débutant), et j'avais récupéré un de leur présentoir en carton qu'ils fournissent pour chaque opération. Un petit coup de peinture, et hop, j'avais un support pliable, léger, facilement transportable, avec un espace à l'intérieur pour ranger mon matériel. Il fallait juste le lester un peu en cas de vent, mais c'était vraiment idéal !

D'autre part, je rejoins Aurélien sur l'idée de l'accroche :

fais quelque chose qui dure, et de très visuel, mais pas que... Adresse toi aux 5 sens des spectateurs ! Par exemple, dans le métro, attirer l'attention des gens avec un son inhabituel de cartes (mélange américain ou accordéon) fonctionne très bien !

Du coup, des anneaux chinois peuvent assez bien fonctionner : tu peux répéter certains mouvements en boucle et faire la routine dans tous les sens, c'est grand, c'est visuel, c'est sonore...

Je pense qu'il y a également un gros travail sur l'établissement de ta première cible, et éviter l'effet refus : si un passant passe son chemin alors que tu as clairement tenté d'attirer son attention, les suivants suivront sans doute le même chemin sans essayer de comprendre ce que tu proposes.

Quelques guides : trouve des gens qui n'ont rien à faire, et peuvent perdre un peu de temps. En général, ils marchent lentement, et regardent autour d'eux. S'ils ont un appareil autour du cou, et un plan dans la poche, ou entre les mains, ou encore un gros sac qui contient un kit de survie, ce sont probablement des touristes qu'il faudra soit aborder en anglais, soit éviter. J'ai toujours trouvé plus facile d'aborder les couples, et je m'adresse à l'homme en général, pour éviter toute réaction de protection de sa copine.

Publié le

salut

j'ai commencer la rue en 1978

voici les les trois points important pour la magie de rue

1 attirer les spectateurs (en nombres)

2 faire en sorte qu'ils restent

3 qu'il est envies de donner de l'argent au moment de la quette

la rue est la meilleure ecole pour la magie

il faut avoir un personnage: ne pas etre habillé comme monsieur tout le monde mais ressembler a personne

faire des tours que l'on puissent voire de tous côtés

parler plusieur langues car a paris il y beaucoups de touristes

il n'est pas obligatoire de faire examiner les accessoires pour faire participer le public mais leurs parler les interpeler avoir des gags

pour ma part dans lz spectacle de rue je parle: englais italien espagnol allemand

et ses dire merci en bien plus de langue

mes tour son sac a loeuf trois cordes gobelet et balons avaler

Publié le

slt

je suis d'avignon et j'ai fait une paire de fois le fameux festival d'avignon, qui se dégrade de plus en plus au niveaux des arts dans la rue mais soit, c pas le sujet...

mon accroche à toujours été la même:

1 une bonne musique d'ambiance qui s'entend à plusieurs dixaine de mètres,(les gens se demande toujours ce qui ce passe)

2 un méga effet flash pour attirer l'attention, perso j'utilise svt un numero de feux, très bon au niveau visuel ou alors une apparition flash

3 un n° ou tu fais participer le public et surtout une personne en particulier (si elle fait parti d'un groupe c mieux car c amis restent pour la regarder)

4 des numero presantable partout, comme ça t pas grillé et tu maitrise ton sujet

5 un numero te permettant de passer le chapeau sans pour autant demander la piece, perso je fini avec la chasse au piece et j'insite les gens à mettre la main à la poche

pense aussi à te recharger à chaque fois que tu fini un numero comme ça si un groupe arrive tu est pret à enchainer de nouveau sans temps mort (n'oublie pas le temps c de l'argent)

bref il faut s'imposer dans la rue et surtout être dans la bonne rue, je connais pas paris mais reflechi bien à ton emplacement, il faut se placer dans des endroits festifs ou les gens sont là pour dépenser et ou ta prestation serat comprise (dans leurs têtes) dans le prix de ce dont pourquoi il paye

bon courage

Publié le

Bonjours à tous.

Je suis à Vancouver depuis 8 mois, et je commence à me lancer en magie de rue. J'ai pas énormément d'expérience dans ce domaine, mais j'ai beaucoup analyser les autres numéros de magie déjà présenter à Vancouver. Et les conseils déjà donnés m'on bien aidés

Tout d'abord, planton le décor: Le Canada, pays ou le pourboire est ultra présent. Les artistes de rue sont nombreux, les habitants sont habitués à nous voire, et à donner. J'ai un amis magicien de rue professionnel, son numéro de 15 min peut lui rapporter jusqu'à 60$ (40euro).

Avoir un emplacement fix est le seul moyen de garder des gens, et de créer un groupe (peut monter jusqu'à 30 personnes). Un lieu touristique/commercial avec beaucoup de passage aidera à former un groupe plus rapidement.

La construction du numéro est ULTRA IMPORTANTE, voici un plan de numéro qui me semble convenir (mais probablement à améliorer, donnez votre avis):

Tour d'entrée

Tour pour attirer les 3-4 premières personnes, c'est le plus important. Il doit être visuel, vertical, bruillant, pouvant être partiqué en boucle, et il ne doit pas devoir utiliser du consommables...car il va devoir être refait encore, encore et encore - ex: Anneaux chinois, sceau à champagne, corde...

3-4 Tours sans moments faibles

Ces tours vont devoir attirer et captiver les spectateurs jusqu'au final. Il doivent être présenté de facon a ce qu'il n'y aie pas de temps faibles, mais également pas de fin... Je m'explique: Si votre tours a une fin, ou toute la tension chutte, et que vous passez quelques secondes à ranger votre matériel; le specateur va penser que c'est fini et sera tenté de partire. Il faut donc que la fin d'un tour, soit le début du suivant.

Tour avec un billet

Empreuter le billet d'un spectateur (quelqu'un qui a l'air de vraiment vous apprécier) et faites le disparaître par n'importe quel moyen (change au FP, le brûler, faire un tour qui foire).

Je pense que ce point est le plus important !!! Il va vous permettre 3 choses:

- vous assurer que tout les spectateurs vont rester jusqu'à la fin

- faires des blagues à propos de l'argent (cf Livre Stone) pour metre "la puce à l'oreille"

- faire tout votre possible pour que ce billet devienne le vôtre en fin de numéro !!!!!

Un tour de votre specialité

Alors là faite vous plaisir, mais ca va être le numéro apres lequel les gens doivent se dire "ce mec est génial, on doit lui donner qqch"

Moi je fais Raccoon, c'est drôle, tout le monde adore, et moi je m'éclate !!

Le petit speetch

TRES important lui aussi, voila les messages à faire passer:

Vous n'êtes pas un mendiant, vous êtes un artistes (présentez vous, faite la pub de votre spectacle) qui a décidé de les divertir gratuitement. Mais qu'un geste de leur parts serait grandement apprécié !

Retrouver le billet

Dans un citron, bill tube, une boite celée, en dessous de la montre d'un specatteurs, ou vous le désirez suivant votre effet. Je pense que le citron est la meilleure idée, car en plus d'être un effet excellent, il rend le billet tout mouillé et le spectateur vous le laissera plus facilement en fin de numéro. (Malheureusement pour moi, 2 magiciens le présentent déjà en rue à Vancouver, je voulais donc qqch de différent).

Passer le chapeau

Toujours avec le sourire, profitez en pour donner quelques cartes de visites

Durant tout votre numéro, n'hésitez pas a donner des objet aux spectateurs qui vous aiderons à retrouver le billet (moi je donne 3 petits porte monnaie durant tout le numéro. Le dernier est chargé avec un bill tube et le billet du spectateur)

Mais surtout, soyez fier de faire ce que vous faites. Imposez vous, dominez la rue !!

La magie de rue est quelque chose de très dure, mais ca forge le caractère d'un magicien, lui donne une carrure pour affronter tout les publics !!!

Éclatez vous !!!

++

Laurent

PS: Sorry pour les fautes de Français/d'orthographe. Il est 24h19, et je ne pratique plus bcp le Français !

Publié le

Ca fait plaisir un poste plein de bons conseils et d'humour. ;)

Je voulais juste rebondir sur le principe d'endroit fixe. C'est vrai qu'il faut un endroit fixe, mais selon moi il n'est pas indispensable de le matérialiser. Ce qui compte c'est de créer ton "cercle magique". Une sorte de piste entourée de spectateurs dans laquelle tu va te produire. C'est le problème le plus délicat, une fois crée, ce cercle t'assure l'arrivée de nouveaux spectateurs et la tranquillité de ne pas "perdre pied" lorsque certains partent (en retard a un RdV, plus intéressés, groupe qui doit suivre un guide, etc...).

Il y a des jours sans, quand le cercle n'est pas crée, c'est dur mais il faut aller jusqu'au bout.

En ce qui concerne le chapeau je l'ai souvent lié a un effet bien sûr, j'en parle dés le début et le répète en guise de gag récurrent et surtout, je le passe avant la fin et réserve encore un ou deux trucs en guise d'au revoir (comme ça il arrive que des gens qui n'avaient pas donnés se ravisent finalement, mais il arrive aussi que des gens "s'enfuient" vite au moment du chapeau :) ).

Par contre j'avoue que tout ces conseils viennent d'une expérience en rue dans des spectacles mixtes (jonglerie, comédie, magie, feu), actuellement lorsque je fais de la rue c'est plus souvent de la déambulation dans une fête et je suis rémunéré pour ça (donc pas de soucis de chapeau). L'expérience me sert surtout a créer mon "cercle magique" pour assurer une prestation de 15 à 20 minutes avant de changer d'endroit.

Publié le

salut

pour la quête ,que je fait après le tour du ballon avalé. j'utilise un seau en métal très sonore. voici ce que je dit:

mesdames messieurs je ne me nourri pas que de ballon je ne suis pas payé par (nom de la ville, du lieu ou je me trouve) vous savez je travaille pour l'art mais comme le lard a augmenté cette semaine je me permet de passer parmi vous. a votre bon cœur

pendent que les gens donnent je leur dit

mesdames messieurs le bruit des pièces qui tombent dans mon seau gène les habitants du quartier alors pour éviter cela.... mettez des billets s.v.p

Publié le
vous savez je travaille pour l'art mais comme le lard a augmenté cette semaine je me permet de passer parmi vous.

Je la trouve très bonne celle-là ! mdrmdr

mais répondre à quelqu'un qui demande conseil par "fais ce que tu sais faire, il n'y a pas de règle", c'est un peu se ficher de lui.

Pas tant que ça, ;) mais tu verras , tu comprendras avec l'expérience... :)

Ca me semble le conseil le plus pertinent de ce thread ce conseil d'Art Gael...

D'autant plus si "philosophiquement" on considère la rue comme un espace se devant d'être loin de toute conformité...

Quoi de plus vaste comme espace scénique, quoi de plus libre, tous les décors possibles et inimaginables y sont...

La rue c'est la vie... tu y plantes ta table, ou tes pieds, ou tes talons aiguilles ou ta tente ou tes bouts de carton... et tu crées ta vie dans le b.ordel danger ambiant...

Mais en Art en maîtriser l'image quand même, non ?

Aujourd'hui j'ai vu ce que moi perso je déteste en magie, un mec en bermuda et ses 3 cordes rouges à alpaguer 3 mecs et leur parler fort avec ce côté "potes" comme si ils avaient tranché le lard ensemble à l'armée... (enfin du genre le mec qui se parle plus à lui-même en se répétant un speech lines d'accroche toutes faites)...

J'ai commencé à voir et entendre environ 20 pas avant, puis en passant devant à vitesse normale, et n'ai même pas eu envie d'écouter les 20 pas suivant derrière mon dos...

Réflexion du jour: "Et bin, mon Dieu, si la magie descend dans la rue comme ça, ça va pas lui refaire briller sa couronne dans l'esprit populaire à La Reine des Arts..."

La Street Magie Ricaine qui alpague ok c'est un monde et un état d'esprit mais franchouillardisé avec cette aura qu'on connait bien, bah oulalala ça va vite sentir le pâté !!

Alors vive la qualité, et en ce sens vive les charcutiers traiteurs sur les marchés !!!

Mais bon les goûts et les couleurs...

Et en ce sens puisque la Rue, c'est comme le Cochon... vu qu y'a tout et du plus crados au plus propre et apprêté... alors oui comme dirait Juliette, Tout est bon dans l'cochon !

Mais moi je dis: attention à l'abus de cochon, ça tue le Cochon !

Juliette ici vous parle !

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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