Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

[Réflexion] Magie dans la Bible ...


Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 76
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Si vous souhaitez discuter via MSN sur le sujet, pourquoi pas faire un salon a plusieurs sur ce theme ! envoyez en premier lieu un MP sur VM et je vous ajouterais a mes contacts...

Publié le (modifié)

QUand tu veux Gérard !

Ps : je sais pas ou j'ai mis ta carte ... je voulais te joindre...

Bon attends ... je sais comment j vais faire !

Modifié par Potit Panda
Publié le

J'ai vu ca avec toi ...

Au plaisir de te rencontrer toutefois independamment de ce sujet qui n'est que simple réflexion .....

Publié le (modifié)

Bonsoir,

Les prestidigitateurs ont été mis à contribution jusqu’au milieu du XVIe siècle pour participer à la vaste mise en scène de l’histoire sainte que constituaient les Mystères, spectacles aux multiples épisodes qui pouvaient durer plusieurs jours. Disons que cela permettait de fixer l’histoire sainte dans les esprits par des images autrement plus frappantes que les récits littéraires. Voir la décollation de Jean-Baptiste reproduite avec hache, bourreau et effusion de sang était tout de même plus marquant que de lire les évangiles qui racontaient cette même histoire. Et puisqu'il était plus rentable de réutiliser plusieurs fois un même acteur plutôt que de le considérer comme un produit consommable, la scène était truquée. On trouve par exemple une brève explication de la décapitation sur un billot (une tête factice était substituée à la vraie tête plongée par le comédien dans le fût du billot) dans les didascalies du Mystère du Roi Advenir, présenté notamment à Angers [par les membres fondateurs de l’ARHA] en 1455. Ce tour restera lié à la religion puisque Reginald Scot, qui en fournit une abondante explication en 1584 sous le titre de « To cut off ones head, and to laie it in a platter, &c. : which the jugglers call the decollation of John Baptist », se réfère explicitement à la légende de Jean-Baptiste.

Une des plus importantes œuvres de la Renaissance traitant de prestidigitation est le dessin de Bruegel l’Ancien sur le thème de La Chute du magicien Hermogène (1565), qui nous est surtout connu par la gravure qu’en a faite immédiatement Pieter van der Heyden (bien que le dessin original subsiste et soit conservé à Amsterdam). Vous pouvez vous plonger dans cette gravure et la parcourir à souhait en cliquant ici. Le témoignage de Bruegel est exceptionnel pour l’histoire de la prestidigitation puisqu’on y voit, avant même que tous ces tours ne soient décrits par Jean Prévost (janvier 1584) en France puis Reginald Scot (1584) et Hocus Pocus Junior (1634) en Angleterre, un aperçu du répertoire de l’époque : couteau à travers le bras, cadenas en travers de la bouche, gobelets, poinçoin à travers la langue… ou encore la fameuse décapitation (les replis insistants de la nappe de la table laissent élégamment entendre qu’il y a quelque chose à cacher…). Or cet aréopage d’artistes s’exécute dans le cadre démoniaque de la légende du faux prophète Hermogène face à Saint Jacques de Compostelle, que l’on voit sortir d’une église à droite. Cette légende est rapportée dans les écrits apocryphes compilés par Jacques de Voragine dans sa Légende dorée au XIIIe siècle… à la différence que le texte de Voragine offre un happy end tandis que le Hermogène (qui a quelque chose de Simon le Magicien) de Bruegel est cruellement lapidé par les démons qui étaient initialement dans son camp mais qui se sont retournés contre leur ancien maître… une belle morale !

Au XVIIe siècle, les protestants et les catholiques s’insultaient réciproquement en se traitant de « joueurs de gobelets », titre qui devait leur paraître particulièrement infâmant car on le retrouve des dizaines et des dizaines de fois. Il est intéressant de voir que dans ce cadre des querelles religieuses, la rhétorique protestante a cherché à assimiler l’eucharistie catholique à un tour de gobelets, en déclarant par exemple que l’étymologie de « Hocus Pocus » n’était autre qu’une forme altérée du « Hoc est enim corpus meum » (ceci, en vérité, est mon corps), formule performative prononcée lors de la transformation (effective selon le dogme catholique) du vin en sang et du pain en chair…

Ces petits exemples respectivement dramatique, iconographique et rhétorique montrent que les liens sont historiquement forts entre ces deux champs culturels, qui s’attirent et se repoussent comme les meilleurs ennemis du monde.

Amicalement,

Plick.

Modifié par Plick

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je ne doute pas qu’il ait les autorisations nécessaires pour présenter ce tour. Je trouve simplement plus élégant de citer le créateur, même avec une phrase toute simple : "Ce soir, je vais vous présenter une création de Michel Huot". Cela permet de reconnaître son travail, alors que le public peut facilement penser que tout vient de Gus. Ce qui me laisse surtout sur ma faim, c’est de voir à la télévision un tour commercialisé, présenté aussi fidèlement à la routine d’origine, sans que j’y retrouve vraiment une touche personnelle : une autre présentation, un univers, un personnage, une mise en scène… Le tour est très bien, mais j’aimerais aussi voir ce que l’interprète lui apporte. Après, je ne suis pas la carrière de Gus : ce passage ne résume certainement pas tout son travail, et peut-être qu’il a cité Michel avant l’extrait. Cela permet aussi de faire découvrir une belle création à un public qui n’aurait pas forcément l’occasion de voir son auteur. Mais, à titre personnel, j’attends d’un magicien à la télévision une proposition plus personnelle. Et quand on reste aussi proche de l’original, citer le créateur me semble la moindre des élégances.
    • Pour un jeu rare, je ne tenterai pas le coup. Ton idée comporte plusieur risques. Une mise sous vide peut plaquer fortement ton jeu et l'abîmer. Risque également avec l'humidité - Retirer l'air ne veut pas dire que tes cartes sont sèches = attention au risque de moisissure. Sachet alimentaire, c'est fait pour les aliments (navrée pour cette Lapalissade). Quelles réactions avec les années sur le papier, l'encre ? J'essayerai plutôt les sleeves + une boite spécifique (sans acide - spécial archivage) comme ceux qui collectionnent les cartes Pokémon rares par exemple. Bref, je comprends l'idée mais je ne ferais pas l’essai directement sur un jeu rare. Et s’il est ancien ou de grande valeur, un petit avis auprès d’un restaurateur de papier serait utile avant de le sceller pour des années. Quelques conseils ici : https://www.kartograme.com/pages/entretien-des-jeux-artisanaux https://laboutiquemythique.com/blogs/basics/how-to-protect-your-cards https://www.coinsandmore.it/fr/come-conservare-le-figurine/  
  • Qui est en ligne (en orange les membres du Cercle VM) - Afficher la liste

    • Aucun utilisateur enregistré actuellement en ligne
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8546
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Rémy LE BRAS
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.5k
    • Total des messages
      686.5k

×
×
  • Créer...