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Bonjour tout le monde!

Ce message s'adresse implicitement aux magiciens professionnels.

Avec une équipe artistique et technique, nous venons de monter un spectacle de grandes illusions et numéros visuels. La plaquette et le clip fais, nous avons démarcher un certain nombre de théâtres et lieux culturels pour proposer ce spectacle.

Les réponses de pas mal de programmateurs m'ont particulièrement horrifiées :

"nous avons déjà programmé de la magie et nous avons été très déçu. Votre spectacle à l'air très bien mais nous ne voulons plus prendre le risque d'être déçus et de décevoir à nouveau..."

J'avoue sur le moment avoir été assez démoralisé et aujourd'hui je me pose pas mal de questions sur le réel avenir de la magie dans les théâtres...

La première question que je me pose : suis-je le seul à avoir rencontré des programmateurs déçus d'un passé peu glorieux de la magie dans leur site culturel? Le plus triste c'est qu'ils n'hésitent pas à donner les noms... C'était bien connu que certains magiciens font du mal à la magie mais là je suis quand meme assez surpris...

auteur, compositeur, interprète de rêves...

www.sebastienparis.com

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Cher William

La vie n'est pas un long fleuve tranquille.

Je te comprends trés bien.

Cela dit tu peux aussi louer leur salle et leur prouver que la magie fonctionne et plait, cela dit les frais du coup sont plus important.

Peu de magiciens ont reussi à faire accepter leurs spectacles dans ces lieux dit culturel.

Mais est-ce vraiment la place d'un spectacle de magie?

La magie est un ART POPULAIRE, pour ma part je trouve que ce n'est pas l'endroit ideal.

Les maisons populaires ou culturelles n'acceptent que rarement les spectacles non subventionnés.

Donc si tu veux passer dans ce genrs d'endroit fais toi subventionner par la DRAC de Nantes et peut etre que cela marchera.

Good luck.

arthur

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from here and here

www.arthurtivoli.fr

 

Publié le

Qui ne sait jamais rendu compte que personne dans son entourage ne connaissait les noms de vernon, marlo, annemann,... de temps en temps robert houdin, houdini et encore!!!

C'est la triste realite de notre art, populaire mais dont la culture echappe parfois meme aux protagonistes. Impossible dans bcp de cas de "vendre" cet art au theatre...

Il n'a pas de legitimité, car il semble exempt d histoire pour les profanes.

De plus, une succession de tours aura toujours du mal a rentrer dans les theatres, il faut du liant, une histoire, un contexte. Aujourd hui le theatre, la danse, offre des spectacles qui ont pour la plupart une unité, de narration ou de theme...

Ne plus etre interchangeable, ne plus offrir des compilation de numero visuels, ranger le kitsch au vestiaire, se battre pour gagner une legitimité que notre art pourrait meriter, se remettre en question encore et toujours sont peut-être les clefs de l entrée au theatre

Pour la petite histoire, le meilleur spectacle de jonglage (-erie?) que j ai eu l occasion de voir etait une piece de theatre d une heure, avec une succession logique, des respirations, une construction dramatique...il y avait du jonglage toutes les 5-10 min, mais ca n avait absolument pas l air d un catalogue...

Enfin si Ricky Jay est en un sens "extremiste" (salle interdite au moins de 16 ans je crois...), il a su par une demarche forte (un spectacle de qualité, un divertissement affiché ouvertement "pour adulte") introduire la magie dans des endroits qui lui etaient certainement fermés auparavant.

D'ailleurs, anecdote amusante, je regarde magnolia hier et paf, la en plein milieu de l ecran, posé sur une table, learned pigs and fireproof women...voila l art de mr Jay, legitimer une certaine culture du spectacle populaire.

enfin je me peux me tromper...

Alex

Publié le

Ce que veulent les centres CUL c'est de l'art à 0.5 euros du genre théâtreux qui citent du Molière ou des créations vite faites et subvensionner.

Si la magie a une place ce n'est qu'en faisant référence à des auteurs de renom(Houdin, Méliès...).

Il y a aussi des artistes comme Bertrand Lotth qui arrivent avec un gros spectacle et plien de références....

L'entre deux est dur.

Vous devirez en parler à Carmélo et Bertrand crimet qui connaissent sur le bout des doigts le sujet.

Bon courage

Willy

Publié le

je rejoins Alex sur de très nombreux points mais tiens à rajouter mon grain de sel à partir d'un exemple perso. Oui, les théâtres programment peu de magie. Mais c'est parcequ'ils programment des spectacles qui sont d'abord basés sur une écriture dramatique, une démarche artistique (au sens "DRAC" du terme). Voila bientôt deux ans que je tourne avec un duo clown et magicien « les éclectiques » et que nous sommes régulièrement programmés en salle, subventionnés par la DRAC et tout le toutim. C’est vrai aussi que la DRAC ne nous à pas subventionné parce que le spectacle est basé sur la magie, mais parce qu’il leur a semblé cohérent dans son écriture. C’est pourtant un spectacle qui ferait bondir nombre de magiciens : pas de successions de tours, des tours d’ailleurs quasi débutants pour la plupart (bien que je conseille à tous d’aller voir le spectacle solo de Patrice Arnaud , mon camarade de jeu magicien) et une mauvaise volonté évidente de la mise en scène à optimiser les effets…

Mais si la magie et l’art du clown sont les techniques de jeu, ils ne sont pas un spectacle en soi. Et le rapport fut dur à trouver entre spectacle de recherche et théâtre populaire. Maintenant, je trouve regrettable que les conseillers DRAC n’aient jamais voulu entendre que notre spectacle pouvaient se revendiquer « magie » parce que ça n’entrait pas dans les cases du ministères de la culture mais on à pas lâché le morceau et ce ni sous l’appellation « nouveau cirque » ou « théâtre » que nous continuons notre bonhomme de chemin. C’est de la magie en théâtre (et ailleurs) et ça n’est pas incompréhensible pour autant. Tout comme ne le sont pas les compagnies qui font régulièrement de la magie en salle ou dans la rue telles que : Cie de l’autre, Cie Stromboli, Okupa mobil, Théâtre du Jabon bleu, etc... et la liste n'est pas exhaustive.

La magie dans leurs spectacles n'est pas une technique mais un moteur de l'histoire et je crois que le secret se trouve la, l'art de la scène n'étant pas forcément l'art des grandes boites scintillantes.

Après, tout le monde paye des impôts directs ou indirects dont une bonne part vont au ministère de la culture et si tous les gouts sont dans la nature, il est vrai qu'ils ne sont pas toujours dans les lieux de culture. Parce que même si je peux pas blairer la magie kitch de Jims Pely, j'aimerais quand même bien la voir aux théâtre du coin. Je trouve que pour le public, ça serait un juste retour des choses (les choses étant nos sous!).

Publié le

A la drac the Nantes Il vous répondent qu'ils ne peuvent subventionner les spectacles de magie car ce n'est pas de l'art!! c'est malheureux et vrai!

Il ya donc deux solution (ce n'est pas l'une ou l'autre mais l'une et l'autre):

la première si tu veux les subventions tout de suite tu détournes le problème en leur présentant ton spectacle comme du théatre et non comme de la magie.

la deuxième c'est sur le long terme, leur prouver que l'on vaut mieux que nos prédecesseurs et que la magie a sa place dans les théatres. pour ça je pense qu'il faudrait organiser des débats avec les authorités culturelle, mais aussi de les inviter à des spectacles qui tiennent la route. tout cela pour leur prouver que la magie est un art à part entière et que l'on a notre place dans des théatres.

Cela veut dire aussi que nous avons un effort a faire en améliorant nos spectacles, en s'intéressant à la mise en scène, au jeu d'acteur; mais aussi à la technique. Et surtout ne plus faire une suite de tours sans logique apparante et de la même façon que tout le monde entre autre.

Si quelqu'un a d'autre idées pour remettre la magie à sa place qu'il les partages.

A+

Publié le

Hello

Quand ils disent à la DRAC de Nantes que ce n'est pas de l'Art, ils entendent par la que ce n'est pas un Art Culturel....

Donc pour que la magie soit un Art Culturel, il faut que ton spectacle sois incomprehensible cad que toi ,le metteur en scene et le public ne comprennent pas ton spectacle engagé.

Tu n'as qu'à voir les spectacles qu'il proposent pour t'en rendre compte.

see ya

arthur

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Publié le

Alex Reeves,

j'ai trouvé ta derniere intervention particulierement stupide et intolerante.

Peut etre faisait tu de l'humour quand tu parlait de la Comedie Francaise, ou bien n'est tu habitué qu'aux spectacles de fin d'année scolaires, en effet bien eclairée, puisqu'elles se passent dans la cours de recreation, ou alors tu apprecie plus les spectacles des vincent lagaf. quoiqu'il en soit j'imagine que tu a vu a la comedie francaise le bourgeois gentilhomme (seule piece de moliere jouée cette année), et si elle a été comme tu l'a dit un peu dure a comprendre pour toi , ma petite soeur de 9 ans, est elle ressortie de la salle subjugée et n'attend que d'y retourner. Mais peut etre que ces mauvais acteurs ( qui n'ont fait, precisons le, que le conservatoire national des arts dramatiques) n'ont pas ce savant mélange d'humour, de techniques, de mise en scène et d'originalité que tu peut mettre dans tes superbes tours de magie ( dixit ton site internet ).

Je veut bien croire que ton spectacle au pub Marcelin Landrieul au Port Crouesty est quand meme beaucoup plus a meme de creer un evenement Artistique que cette vulgaire salle au centre de paris.

Alors pour finir je vais donner mon point de vue.

Apres avoir vue nombre de spectacle magiques en vrai et a la tele avec des amis et ma famille je peut vous affirmer que une troupe de theatre amateur procure beaucoup plus de plaisir a etre vu qu'un spectacle de magie. Je sais que vous aurez du mal a l'accepter , mais d'un point de vue global, la magie ne peut etre consideré comme un art. je croit que seul la litterature , la musique , le theatre et les arts plastiques sont des formes d'art.

regardez le plus grand cabaret du monde , vous y verrez de belles presentations mais aucunement de l'art, qui est un terme rare et puissant.

Reeves detrompe toi, tu n'est pas un artiste, tu est un Magicien c'est tout.

ton message est affligeant, je reste quand meme interessé par tes autres exemples de l'intellectualisme francais que tu denigre.

Tu a beau faire une bonne magie, je doute de tes capacitées artistiques en te lisant.

Peut etre est tu un de ces etre visionnaire qui a conscience que ces gens qui ont etudiés sont des imbeciles qui ne comprennent rien a ce qui est juste mais peut etre le suis-je aussi qui sais ?

Baptiste

"l'esprit est l'essence de l'Homme" J.C.M

Publié le

"la magie ne peut etre consideré comme un art. je croit que seul la litterature , la musique , le theatre et les arts plastiques sont des formes d'art"

Après ce post, je crois que tu as pourtant également élevé la connerie au rang d'un art.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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