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Hello !

Voilà, je me disais une chose toute bête... On parle souvent des aventures de Sherlock Holmes, des publicités et des spectacles humoristiques, voici donc une autre proposition. Je sais que certains s'en inspirent déjà, mais beaucoup n'en ont pas conscience... (si vous lisez la suite, je vous promets que vous comprendrez de qui ce dont je vouloir dire à vous qui tentez de me comprendre ma phrase...)

Toutes ces séries comme Prison Break, 24 heures, Desesperate Housewives,... ne seraient-elles pas d'excellentes sources d'inspirations techniques ? Je m'explique : j'enchaîne avec bonheur les épisodes de cette nouvelle génération de séries et je suis toujours surpris par les méthodes utilisées pour nous mener inconsciemment vers de fausses pistes et finalement nous induire en erreur. Etant le premier surpris, je suis convaincu que ces méthodes peuvent merveilleusement s'adapter à notre art.

Il me semble donc interessant de regarder de plus près, d'analyser ces méthodes pour les appliquer à nos spectateurs. Il existe à ce propos un livre de Juan Tamariz "le chemin magique" qui explique très bien la théorie de certaines de ces méthodes. Ces séries, en revanche, nous démontrent tout cela en pratique.

...A méditer :D (Qu'en pense Monsieur M&M's, spécialiste des séries TV ?)

Modifié par Thomas THIÉBAUT

Julien

La tête qui tourne : le livre magique où les mots prennent tous leurs sens !

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Publié le

Arf Julien...c'est bas ce jeu de mot..mais drole....

Pour être un télévore ou téléphage niveau séries, voici ce que j'en pense:

En effet, les scénaristes se surpassent parfois pour nous surprendre de plus en plus...mais l'expérience (j'entends pas là le nb d'heures passées devant l'écran) montre qu'au bout d'un moment, on préssent ce qu'il va se passer et on devine PLUS OU MOINS les rebondissements. Ils sont de plusieurs natures et m'ont amené perso a dévelloppé ce dont tu parles à savoir le coté scénario film ou série.

J'avais, comme chaque magicien qui se respecte, un énorme travail à chaque fois pour la mise en scene et ce "coup de fouet" m'a permis de développer encore plus cela...comme des cours de théatre l'auraient fait je pense...

Alors au niveau des films ca en devient génant parce que je ne peux plus en regarder un sans voir cela du coté scenario, j'analyse chaque scène, comprends son utilité pour la suite et souvent devine les scenes avec qqs coups d'avance (ce n'est pas une chance croyez moi)

Tout cela pour dire que ce n'est rien d'autre que la création d'un scenario avec mise en scene...mais ca rejoint les theories de temps mort temps plein, misdirection etc...

Je pourrais en parler des heures donc si le sujet vous intéresse et en particulier mon modeste point de vue, vous savez où me trouver, je serais ravi d'en parler avec vous!

Bonne soirée!

  • 7 months plus tard...
Publié le
Souvenez vous de ca, j'adorais!!! sur m6 a la belle époque !

Le MAGICIEN :

http://www.serieslive.com/fiche_serie.php?n=756

Je me rappelle de cette série mais moi personnellement je préfèrais la série "Le Magicien" avec Bill BIXY qui doit remonter encore quelques années avant celle dont tu parles. Je profite de ce message pour dire que si quelqu'un sait où on peut trouver cette série avec Bill BIXY (en cassette vidéo ou même si possible DVD) je suis preneur....

NIRAG

www.nirag.fr

Envie de votre propre acrostiche personnalisé ? Contactez moi.

Publié le
Hello !

Voilà, je me disais une chose toute bête... On parle souvent des aventures de Sherlock Holmes, des publicités et des spectacles humoristiques, voici donc une autre proposition. Je sais que certains s'en inspirent déjà, mais beaucoup n'en ont pas conscience... (si vous lisez la suite, je vous promets que vous comprendrez de qui ce dont je vouloir dire à vous qui tentez de me comprendre ma phrase...)

Toutes ces séries comme Prison Break, 24 heures, Desesperate Housewives,... ne seraient-elles pas d'excellentes sources d'inspirations techniques ? Je m'explique : j'enchaîne avec bonheur les épisodes de cette nouvelle génération de séries et je suis toujours surpris par les méthodes utilisées pour nous mener inconsciemment vers de fausses pistes et finalement nous induire en erreur. Etant le premier surpris, je suis convaincu que ces méthodes peuvent merveilleusement s'adapter à notre art.

Il me semble donc interessant de regarder de plus près, d'analyser ces méthodes pour les appliquer à nos spectateurs. Il existe à ce propos un livre de Juan Tamariz "le chemin magique" qui explique très bien la théorie de certaines de ces méthodes. Ces séries, en revanche, nous démontrent tout cela en pratique.

...A méditer :D (Qu'en pense Monsieur M&M's, spécialiste des séries TV ?)

C'est vrai qu'avant, dans les séries, il trainait quelques indices bien cachés. Le spectateur, qui les voyait, pouvait ainsi anticiper la fin de l'histoire et se sentait ainsi valorisé. Comme tu le dis justement, les séries sont plus subtiles maintenant et les indices cachés qui auparavant nous menaient à la vérité nous mènent maintenant sur de fausses pistes, alors que le spectateur reste, pendant plusieurs minutes, certain qu'il a vu quelque chose que les autres n'ont pas vu et que donc il détient la clé du dénouement... et on se fait avoir à chaque fois...

Publié le

Wouarg c'est l'effet et réaction "Twin Peaks"... !!!

J'ai cru être sorti de mon corps pour devenir Melvin... La photo... (j'avais déjà vu qqun d'autre faire un petit hommage aux Rita, mais c'était une autre photo à moins que tu en aies changé).

L'idée de fond du sujet proposé est très intéressante, je ne connais pas ces séries hormis 24 ou Twin Peaks justement en des temps plus anciens, mais ce qui est à retenir avant tout oui c'est l'idée de fausse piste pour un climax autre et enrichi.

Je crois que les autres points communs sont ceux de toujours arriver à tenir en haleine le spectateur, et arriver en ce sens à créer une tension d'intérêt palpitant qui se conserve dans des moments doux et relaxants.

Ces séries, et je pense que c'est pareil pour celles citées que je ne connais, savent aussi s'achever au bon moment, en laissant suspens et intérrogations en donnant l'envie de vite voir la suite.

C'est d'ailleurs ce même système qui faisait la richesse jadis des publications des Bds chaque semaine ou le bas de la planche laissait ce même type de suspens.

En magie on pourrait rapprocher ça aussi de ne pas détruire un climax fort par une redondance d'effet ensuite ou un anti climax, ou encore en sachant donner quelques effets et laisser une impression très forte (laissant "quelque part" le spectateur sur sa faim au service du souvenir fort et intriguant de l'effet) plutôt que d'enchainer 50 000 effets se ressemblant plus ou moins et venant effacer la force des précédents.

En magie dans une routine ou un numéro, tout cela pourrait aussi se traduire par la gestion du temps, des mesures du temps, tel un chef d'orchestre offrant le coup de cymbale au moment opportun ou gérant la douceur d'un solo de cordes amenant à ce coup de cymbale.

Mais pour ça il faut une partition de musique et ici donc une écriture scénaristique.

Donc au bout du compte (re)penser l'effet et sa présentation dans le ressenti du spectateur.

C'est d'ailleurs comme tu le dis Julien, ce que peut dire Tamariz dans le Chemin amgique, ou Chelman ou d'autres encore.

Et j'aurais tendance à rajouter que ces fausses pistes, ce "je te tiens en haleine", vont de paire avec l'univers, la couleur, la musique (au sens très large du terme) fort dans lequel se déroule le scénario de la série. Sans univers fort, pas de scénario fort et réciproquement.

Et si on prend l'exemple des "Intimistes" de Duvivier, que ce soit à la fois dans la notion d'effet Crescendo, ou dans la répétion de certaines choses (ex une même carte qui revient), où là la répétition n'est pas redondante, elle est distillée pour apporter davantage de Mystérieux.

Personnellement j'aurais tendance à voir une certaine forme de rapprochement entre ces spectacles et ces séries dans l'écriture scénaristique.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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