Qu'est ce qu'un tarif correct et pour quel type de resto ?
Certains, je pense mélange pas mal de choses. Les resto qui proposent 180 € brut, et j'y passe aussi dans cette gamme de prix, sont souvent des crèperies, pizzerias et chaines style "Hippo".
Faites une étude financière du nombre de couverts servis, du prix moyen par personne, de la marge nette dégagée et non du chiffre d'affaire, et vous verrez qu'engager un magicien a un coût même s'in n'est pas exorbitant. Certes, 200 € n'est peut être pas cher, mais combien de resto font appel à des magiciens ? D'autres part, connaissant pas trop mal le milieu du close up dans les resto, à part les soirées privées proposées par des agences, ce tarif est une bonne moyenne. Sammy Liardet passait à la fin de sa vie, non plus à la rotisserie de l'Abbaye, mais dans un "petit" resto indien sur Paris où nous étions rarement plus de dix, les fois où j'y allais.
Qu'en est il plutôt des magiciens payant le patron pour avoir l'exclusivité de proposer ses services dans un bar lounge ou un resto réputé et ne se réservant que les pourboires, au détriment des serveurs ?
L'argument de Danielsen concernant Les close up man qu'il cite ne tient pas. Dominique Duvivier joue "à domicile". Le rare resto où il s'était produit était chez Lamazère. Bernard Bilis travaille pour des soirées privées.
C'est drôle ou pathètique car chaque fois, il faut désigner un bouc émissaire à savoir les amateurs et les semi pro. Soit ces derniers ne cotisent pas, ce qui est faux : nos cotisations servent à alimenter le régime des intermittents où pour ma part, je ne perçois rien en contrepartie, que ce soit assurance chômage, congés payés et retraite complémentaire. Ou alors, nous "piquons" le travail des pro.
Je pense qu'avec ces raisonnements de type manichéen, on n'arrivera pas à grand chose.
Enfin, jusqu'à preuve du contraire, être pro, c'est un choix ! Personne n'y a été contraint, ni forcé