Le 17 juin 2015, à 17 h 37, une quarantaine de millions d’Européens ont poussé le même cri en même temps. On ne le reproduira pas ici, car c’était un gros mot.
C’est ce jour-là que tous les connectés du continent sont restés bloqués sur la dernière page consultée. À la fin de la journée, 100 millions d’ordinateurs affichaient le même message sur leur écran : « Erreur 404, file not found ».
Le soir, la nouvelle n’a pourtant pas fait tous les gros titres des JT : les dépêches d’agences étant diffusées par Internet, les rédactions étaient devenues aveugles. Alice, Free, Orange, Club Internet… Les standards de toutes les hots-lines ont vite explosé. Sauf les services avec voix sur IP tout simplement indisponibles… Les vieux téléphones fixes de France Telecom devenaient le principal vecteur d’information et c’est grâce aux coups de fil que parvinrent les nouvelles de Wall Street : toutes les valeurs liées au Web, à commencer par la principale capitalisation boursière du monde, Google, chutaient jusqu’à leurs niveaux de 2007. Et pourtant les États-Unis comme la Chine échappaient encore au big bug…
Le lendemain, après le décrochage de 20 % de Shanghai, on ferma les bourses européennes dès l’ouverture. Les traders réclamèrent le retour de la corbeille pour pouvoir au moins acheter à la baisse, mais leur manifestation place de la Bourse fut dispersée sans ménagement par les forces de l’ordre. Le soir, tous les chefs d’État occidentaux prirent la parole sur les vieux réseaux hertziens et la TNT en demandant aux peuples de ne pas céder à la panique, et en accusant des hackers islamistes d’avoir vérolé le web. En fait, les spécialistes s’accordèrent rapidement pour accuser la vétusté d’un système dépassé. Seule La Chine avait su développer un nouveau protocole à temps pour se mettre à l’abri du fléau. Après trois jours pas Net, l’Amérique fut à son tour infectée. L’Occident sombra rapidement dans la banqueroute. Les particuliers prirent d’assaut les banques pour retirer cet argent virtuel auquel ils n’avaient plus accès.
En France, les magasins en ligne et autres sites licencièrent sur le champ tous leurs titulaires de contrats uniques encore en mois d’essai. Même dans les pays qui n’étaient pas infectés par le big bug, la majorité de la population tenta rapidement un sevrage du web. En Europe, le réseau fut réparé au bout d’une semaine. Mais la rustine semblait bien fragile ; le Tchernobyl du web allait marquer profondément le siècle. Dès l’année suivante, une entreprise de pigeons voyageurs génétiquement modifiés fit son entrée en fanfare sur le Nasdaq…
Rassurez-vous. Nous n’en sommes pas là. Il reste quelques années avant de voir la Terre s’arrêter. Enfin, on espère. Après avoir lu le dossier, vous allez vite devenir parano.
Source: Newzy.
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