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Publié le (modifié)

Venu à Cannes pour le Festival International des Jeux, ce fut l'occasion d'assister au gala de clôture du Cannes Magic Festival, les deux manifestations étant menées en parallèle.

Le spectacle débute avec le numéro de magie en lumière noire de Jean-Marie LE ROYER. Peu de mystère certes mais il s'agit là plus d'une nostalgie des fantasmagories des grands boulevards de la fin du dix-neuvième ; quelques jolies images créées pour un numéro qui gagnerait à être resséré : passée la curiosité initiale des spectateurs pour ce dispositif, l'intérêt s'essoufle vite et le numéro s'étire exagérément en longueur, atténuant malencontreusement d'autant son effet sur le public.

Vient alors sur scène Huang ZHENG lauréate du concours de scène organisé lors du festival : un numéro venu de Chine de production de foulards, cartes, le tout en tenue et sur une musique typiques. Pas original pour un sou mais un joli numéro très bien fait, jouant beaucoup sur l'exotisme et dégageant une certaine poésie.

Il est à noter que la scène du palais des festivals de Cannes offre un énorme volume : l'absence totale de décor et un éclairage généreux sur l'ensemble de la scène n'aidaient guère à mettre en valeur les numéros proposés, lesquels paraissaient quelque peu petits, perdus et isolés au centre de cette immense scène.

Ceci n'aidait tout particulièrement pas un numéro comme celui de Huang ZHENG, lequel tire précisément une grande partie de son impact de ce qu'à partir de rien il y a tout : autrement dit la scène termine jonchée de foulards, confettis, cartes. Inévitablement ici bien que la surface couverte au finale fut très grande, elle paraissait moindre au beau milieu d'un si vaste espace, et l'effet de cet assez beau numéro en fut d'autant affadi.

Les allemands Peter et Sonja MORETTI proposèrent un numéro d'arbalètes spectaculaire et une caisse aux épées. Très classique là encore, avec des numéros présentés plus comme des tours de force de cirque que des tours de magie.

Juan MAYORAL proposa un numéro enchaînant des effets de magie générale au tour d'un fil conducteur : le magicien pleurant le départ de sa bien aimée. Une "jonglerie" avec une flamme de bougie en lévitation et se mouvant d'elle-même fut certainement ce qui eut le plus d'effet sur le public. A noter également un voyage impossible d'un foulard rouge du poing du magicien dans une lampe dont la lumière blanche vira au rouge. Le numéro se conclut sur une paire de chaussures à talons se déplaçant seule et un joli baiser en ombre chinoise entre le magicien et son invisible belle.

Là encore ce numéro, réussi, pâtit quelque peu d'être "perdu" au centre d'une scène gigantesque.

Philippe LIGHT se chargea de "l'inévitable" numéro de colombes, empruntant au passage sans vergogne la musique du spectacle Allégria du cirque du Soleil.

Bien exécuté dans l'ensemble en dépit d'un oiseau un peu farouche qui mit quelque peu en difficulté le magicien, on notera surtout un numéro d'anneaux chinois mené alors même qu'une colombe se balance sur l'un des anneaux. Malheureusement la tenue du magicien et de sa partenaire répondant à des critères d'élégance vieux d'environ une cinquantaine années donnaient une touche affreusement kitsh à l'ensemble du numéro.

Classiquement le numéro s'acheva sur la disparition de la cage des colombes. Cette disparition souffrit ici d'une petite erreur de mise en scène intéressante : habituellement dans cet effet un assistant vient "négligemment" évacuer en coulisse la table dont le magicien vient de retirer la cage couverte d'un foulard. Or ici ce geste qui se doit d'être "psychologiquement invisible" devint très "voyant" et suspect car :

1) d'une part toutes les autres manutentions de matériel avaient lieu dans le reste du spectacle rideau fermé et non pas "bizarrement" comme ici au cours même du numéro,

2)d'autre part, le trajet à parcourir pour l'asssistant avec la table vide était sensiblement allongé du fait des dimensions imposantes de la scène.

Ce qui se devait d'être anodin, "en passant", fut tout au contraire singulier, et détourna même malencontreusement l'attention d'une partie du public de la disparition même de la cage (le mouvement de l'assistant du centre de la scène aux coulisses étant plus ample que celui du magicien jetant simplement le foulard et la cage devant lui).

Jano YANG proposa un numéro de bulles de savons géantes : toujours visuellement agréable en revanche la tenue de l'artiste torse nu sous une sorte de tulle n'était pas du meilleur goût.

YUNKE se chargea intelligement des "grandes illusions" : la poursuite de l'assistante par le magicien (vampire ? barbe-bleue ?) devient le prétexte à une caisse aux épées, une décapitation et une adaptation habile d'"Interlude". Au lieu de présenter ce dernier effet comme une impossible pénétration (la partenaire du magicien se tenant derrière le magicien puis traversant complètement le torse de celui-ci sans dommage), YUNKE amène secrètement son assitante derrière lui et ne conserve que le transpercement et du même coup l'apparition de la partenaire. Laquelle déguisée en monstre participe à recréer un effet à la manière des films "Alien" impressionant et réussi.

Vint enfin le clou du spectacle : Jérôme MURAT et son superbe numéro de statue bicéphale.

Original, beau, mené selon un crescendo d'effets bien construit et sur une durée bien caculée, émaillé de petites touches de burlesque, le tout avec des éclairages et une bande son soignés : enfin, la magie était là sur scène. La salle ne s'y trompa pas d'ailleurs réservant un triomphe mérité à J.MURAT.

Je me faisais une joie par ailleurs que la soirée soit animée par David STONE dont la réputation en matière de close-up n'est plus à faire.

Quelle déception !

Nous eûmes droit à la présentation estampillée "gala pour ploucs de province" consistant à aligner remarques graveleuses sur remarques graveleuses et à mettre systématiquement mal à l'aise les spectateurs montés sur scène.

D'emblée, un premier spectateur se retrouva ainsi affublé d'un chapeau ridicule et d'un gilet de sauvetage grotesque et renvoyé à sa place dans cet accoutrement : en deux minutes le magicien s'était mis à dos la salle, D.STONE se moquant même ouvertement alors de sa "victime" : "on va pas vous louper à l'entracte hein pas vrai".

Finesse quand tu nous tient...

Le numéro du ballon avalé (BEDWELL/Romaric) fut présenté sur le mode : "j'ai un succès énorme avec ce numéro dans les clubs gay". Même humour déplacé lorsque se plaçant derrière un spectateur D.STONE croit spirituel d'ajouter "mais je ne suis pas gay".

Le comble étant que le magicien assure lorsqu'il descend dans la salle chercher ses spectateurs-assistants qu'il "ne les mettra pas mal à l'aise" pour aussitôt faire exactement l'inverse.

Et comme de bien entendu toutes les spectatrices montées sur scène eurent systématiquement droit à leur quota de sous-entendus sexuels lourdingues.

Un tel gala étant une occasion de faire découvrir de la magie à un grand public il est assez consternant de voir cette occasion gâchée une fois de plus par un magicien se croyant obligé d'infliger à un public familial un humour corps de garde de bas étage.

Au sortir de la salle, outre les remarques assassines sur le présentateur de la soirée entendues ici ou là de parents et grands-parents accompagnés de leurs enfants et petits-enfants (à qui il allait maintenant falloir expliquer ce qu'est un club gay ou pourquoi le magicien a invité toutes les dames dans sa chambre d'hôtel), le public semblait regretter dans l'ensemble le manque d'originalité du spectacle.

Outre le côté "déjà vu" de nombreux numéros, il faut dire que la programmation même de ce gala en lui-même avait été faite en dépit du bon sens puisqu'à l'intérieur du même spectacle il y eut deux fois le numéro des anneaux chinois et deux fois la caisse aux épées !!!

L'énorme succès de Jérôme MURAT invite à réfléchir : le public a changé, son goût artistique est désormais plus exigeant.

Que n'offre-t-on au large public réuni les meilleurs extraits des spectacles de magie du moment novateurs ou cherchant du moins à l'être tels que "L'Ombre-Orchestre" de X.MORTIMER, "Fée ce n'est pas Sorcier" d'E.AMATO, "Paradoxes" de L.BERETTA, du spectacle d'Eric ANTOINE ou bien encore d'"Imagines-toi" de J.COTTEREAU ?

Modifié par Thomas THIÉBAUT
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Publié le (modifié)

amusant que j'apprecie ce C.R. on va me taxer de parti pris si j'ai bien compris Dirk Losander n'etait pas là alors qu'annoncé sur la plaquette de la mairie encore une erreur de com???

Modifié par Thomas THIÉBAUT
Publié le

Merci domi pour ce merveilleux compte rendu.

Je suis d'accord avec toi pour certains passages de stone qui n'ont pas toujours été du meilleur goût.

Mais quoi qu'il en soit, il ne t'aura pas échappé que la salle été immense (plus de 3500 places ) et donc jouer de la magie dans une tel salle ce n'est pas tout a fait la même chose que dans une salle de 600 places.

Presenter le spectacle dans des conditions pareil ne me semble pas évident non plus et même si je n'ai pas tout aimé je salut quand même la performence de stone.

Visiblement tu as à redire sur chaque artistes, je pense

qu'ils seront heureux de tenir compte de tes lumineuses remarques.

J'ai hate d'aller te voir sur une telle scène pour apprendre comment se positioner, s'eclairer, occuper l'espace au mieux.

Ou bien organiser un spectacle dans un tel lieu, le presenter peut-être.

Compétences dont tu disposes et dont je ne saurais douter.

Bref la critique est toujours facile,

Publié le (modifié)
Merci domi pour ce merveilleux compte rendu.

On doit nager là en pleine ironie vu ce qui suit.

Je suis d'accord avec toi pour certains passages de stone qui n'ont pas toujours été du meilleur goût.

Mais quoi qu'il en soit, il ne t'aura pas échappé que la salle été immense (plus de 3500 places ) et donc jouer de la magie dans une tel salle ce n'est pas tout a fait la même chose que dans une salle de 600 places.

Croyez bien que je saisis pleinement la difficulté de la chose.

Et au risque de vous surprendre je respecte énormement D.STONE de s'y être risqué.

Mais je ne saisi pas votre argument. En quoi le fait qu'il y a ait eu 3500 places excuse-t-il le recours à un humour déplacé ? Doit-on comprendre que plus il y a de spectateurs plus on doit faire bas de gamme ?

Je pense juste qu'il y avait une grosse erreur sur le mode choisi, le traitement, dont j'ai constaté qu'il a indisposé de nombreux spectateurs (présent le lendemain même sur le salon du jeux de société à Cannes, ai pu encore entendre des échos négatifs sur ce point).

Le dire c'est précisément respecter D.STONE.

C'est le taire hypocritement qui serait désobligeant envers cet artiste dont la compétence n'est plus à démontrer par ailleurs.

Presenter le spectacle dans des conditions pareil ne me semble pas évident non plus et même si je n'ai pas tout aimé je salut quand même la performence de stone.

Vous avez raison : par exemple le choix des routines proposées était globalement bon : le racoon (un peu trop copié ceci dit sur la routine de WILLIAMSON jusqu'à Davy Crockett), le twisting arms, les anneaux chinois, etc.

La carte au babybel avait-elle sa place ?

Ici on peut par exemple s'interroger en revanche.

Et encore une fois si on peut respecter "l'engagement" de D.STONE sur scène, je me permets juste de penser qu'il a commis une erreur sur l'évaluation public auquel il s'adressait qui était très familial et mis donc mal à l'aise par un humour plus que douteux.

Visiblement tu as à redire sur chaque artistes,

Vous m'avez mal lu.

je pense qu'ils seront heureux de tenir compte de tes lumineuses remarques.

Là où le foutage de gueule commence... :)

Je comprendrais un tel commentaire à l'emporte-pièce si je n'avais pas passé une matinée à essayer d'écrire le post ci-dessus.

A argumenter maladroitement sans doute.

A essayer naïvement probablement d'être honnête.

Je dois être bête car contrairement à ce que vous écrivez ci-dessous, je trouve la critique très difficile vu le temps qu'elle me coûte.

J'ai hate d'aller te voir sur une telle scène pour apprendre comment se positioner, s'eclairer, occuper l'espace au mieux.

Ou bien organiser un spectacle dans un tel lieu, le presenter peut-être.

Compétences dont tu disposes et dont je ne saurais douter.

Je suis désolé que vous le preniez ainsi.

Je suis désolé que vous n'y voyiez que prétention (qu'ai-je à y gagner ?) quand il s'agit de tout le contraire.

Etre présent sur une scène ne légitime pas tout.

Inversement être un simple spectateur dans la salle n'ôte pas toute pertience.

Dire que j'ai trouvé les numéros quelque peu perdus au centre d'une scène immense est un simple constat (pas l'expresison d'une compétence) ce n'est pas un drame !

C'est justement parce que j'estime respectable la volonté de monter un tel gala de magie à Cannes que l'on "doit" (au sens de dette) aux organisateurs d'honnêtement témoigner de son expérience de spectateur.

E.BURGER expliquant comment à son sens il convient de développer une routine propose une "méthode" en une douzaine d'étapes.

Quelque chose comme la onzième consiste à dire que la routine est achevée.

Et la douzième est intitulée : "honesty".

Bref j'admire pour "y être allé" et respecte chacun des artistes qui se sont produits ce samedi, ce qui n'empêche pas, en tant que simple spectateur, par affection même pour ces artistes aussi saugrenu que cela puisse vous paraître, de rendre compte du ressenti du public.

***

Ai la faiblesse de croire que la magie mérite respect et se joue dans les détails.

Dans sa conférence D.WILLIAMSON raconte une anecdote sur C.MILLER et D.VERNON discutant passionnément de ce qu'une balle apparaissant sur un gobelet après en avoir apparemment traversé un autre se doit d'être toujours en mouvement lorsque la pénétration est révélée .

D.WILLIAMSON démontre brièvement son propos, gobelet et balle à l’appui, puis conclut fermement :

« Si vous trouvez superflue la discussion ci-dessus vous auriez beau jeu de vous dire « cet effet n'est pas pour moi », c'est la magie qui n'est pas pour vous ».

***

Si je prends le numéro de P.LIGHT, comme je l'ai écrit le numéro est très bien exécuté.

Chapeau bas pour "oser".

Ok.

Est-ce pour autant un crime que de dire que, parce que l'on trouve cet artiste digne précisément, les tenues de scène choisies déservent à mons sens son numéro ?

Paraisssent disons incongrues en regard de la musique choisie par exemple.

Ces costumes ne sont pas répréhensibles en eux-mêmes, mais parce qu'ils sont d'un autre âge devraient désormais être justifiés : par le personnage du magicien, le récit du numéro, le décor, que sais-je...

La petite erreur de mise en scène relevée, dérisoire et essentielle à la fois, ne doit-on pas s'en réjouir ? car ce n'est rien, et c'est tout en même temps.

Rien à "réparer", et tout dans la recherche d'une magie toujours meilleure.

J'ai la faiblesse de croire que si on veut bien se donner la peine d'y réfléchir chacun, à commencer par le magicien en question lui-même, conviendra qu'il y avait là un "mauvais calcul" en terme de détournement d'attention. Là encore il s'agit d'un simple raisonnement, d'un simple constat, et bien de l'expression du respect envers ce numéro.

Mais je suis tout prêt à entendre vos arguments démontrant sur ce point qu'il n'y avait pas là erreur.

C'est en effet curieux d'entendre toujours dire "les trucs ne sont rien, tout est dans la présentation" et de se faire fustiger dès que l'on se risque à essayer de discuter la présentation comme on pourrait discuter de telle ou telle passe ou tel gimmick.

Bref la critique est toujours facile,

Ai déjà dit ici le relent nauséabond de cet interdit critique, et immodestement pour le coup, je me permets de vous y renvoyer :

http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/s...true#Post122235

Modifié par Domi
Publié le

Bonsoir Slash !

Je te lis et j'avoue ne pas saisir

ta réaction, ni adhérer au ton que tu lui donnes !

Si tous les narrations de manifestations magiques

étaient de la qualité de celle de Domi !

Je ne sais pas où tu y a lu critiques systématiques,

gratuites et faciles !

Quand Domi apprécie, il le dit et argumente !

Quand Domi apprécie moins, voire pas du tout,

il le dit et argumente !

D'habitude quand je vois une tartine,

j'en lis trois lignes

et je zappe !

Non, visiblement nous n'avons pas eu la même lecture

du billet (de belle tenue, mais ce n'est que mon avis)

de notre ami,

comme sans doute les 3.000 autres spectateurs présents ce jour-là dans le théâtre

n'ont eu la même vision, le même ressenti du show,

des illusions et artistes qui leur étaient proposés.

Petitbonhomme

Publié le

cher domi

Mon propos était évidement ironique mais peut-etre avais je je mal lu ou trop rapidement votre post qui m'avait paru tres sévère envers l'ensemble des artistes.

Le second me rassure et me parait plus clair que le premier,sachez que je partage votre point de vue sur la critique lorsque celle ci est constructive et justifié.

Il m'avait semblé également que vous n'ayez retenu uniquement les points negatifs de ce spectacle (il y en a eu et notament certains que vous citez) et étiez passé à côté de l'émotion dégagé par les artistes.

Je me rassure en vous relisant.

Cordialement

Slash

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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