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Mardi 14 Octobre 2025 de 16h à 18h (Paris) – 17h à 19h (Beyrouth) en ligne

 

Lien d’inscription visio : https://cnrs.zoom.us/meeting/register/gI0TIRBNSLygSKLc2MynNg

 

« L’alphabet secret des ismaéliens ou la force magique de l’écriture »

 

Daniel De Smet, Directeur de recherche au CNRS et professeur de philosophie arabe à l’université catholique de Louvain (KU Leuven).

 

Certains manuscrits arabes ismaéliens, de provenance tayyibite, contiennent des mots ou des parties de phrases en une écriture secrète. Bien que ces passages cryptés aient été sérieusement corrompus au cours de la transmission manuscrite, il semble que l’alphabet secret ismaélien dérive de l’écriture sud-arabique, dite « himyarite ». Les passages en question concernent avant tout les noms des ennemis de ‘Alî ibn Abî Tâlib (les trois premiers califes, certaines épouses et compagnons du Prophète) particulièrement haïs par les shiites, ainsi que les malédictions qui accompagnent la mention de leurs noms. Le recours à cette écriture secrète peut être expliquée comme une mesure de taqiyya, mais il semble aussi avoir une fonction magique. En témoigne le fait que, dans certains manuscrits, les passages cryptés sont accompagnés par le « sceau de Salomon », omniprésent dans les traités de magie arabe, ainsi que sur des amulettes et des talismans

 

"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

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Pantagruel:

 

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LETTRES QU’UN MESSAGER APPORTA À PANTAGRUEL D’UNE DAME DE PARIS, ET L’EXPOSITION D’UN MOT ÉCRIT EN UN ANNEAU D’OR.

Quand Pantagruel eut lu l’inscription, il fut bien ébahi et, demandant audit messager le nom de celle qui l’avait envoyé, ouvrit les lettres et rien ne trouva dedans écrit, mais seulement un anneau d’or, avec un diamant en table. Lors appela Panurge et lui montra le cas. À quoi Panurge lui dit que la feuille de papier était écrite, mais c’était par telle subtilité que l’on n’y voyait point d’écriture, et pour le savoir la mit auprès du feu, pour voir si l’écriture était faite avec du sel ammoniac détrempé en eau. Puis la mit dedans l’eau pour savoir si la lettre était écrite du suc de tithymale[266]. Puis la montra à la chandelle, si elle était point écrite du jus d’oignons blancs.

 

Puis en frotta une partie d’huile de noix, pour voir si elle était point écrite de lexif[267] de figuier. Puis en frotta une part de lait de femme allaitant sa fille première née, pour voir si elle était point écrite de sang de rubettes[268]. Puis en frotta un coin de cendres d’un nid d’arondelles[269], pour voir si elle était écrite de rosée qu’on trouve dedans les pommes d’Alicacabut[270]. Puis en frotta un autre bout de la sanie des oreilles, pour voir si elle était écrite de fiel de corbeau. Puis la trempa en vinaigre, pour voir si elle était écrite de lait d’épurge[271]. Puis la graissa d’axonge de souris chauves, pour voir si elle était écrite avec sperme de baleine qu’on appelle ambre gris. Puis la mit tout doucement dedans un bassin d’eau fraîche, et soudain la tira, pour voir si elle était écrite avec alun de plume. Et voyant qu’il n’y connaissait rien, appela le messager et lui demanda : « Compaing[272], la dame qui t’a ici envoyé t’a-t-elle point baillé de bâton pour apporter ? » pensant que fut la finesse que met Aulu-Gelle. Et le messager lui répondit : « Non, monsieur. » Adonc Panurge lui voulut faire raire[273] les cheveux, pour savoir si la dame avait fait écrire avec fort moret[274] sur sa tête rase ce qu’elle voulait mander, mais, voyant que ses cheveux étaient fort grands, il désista, considérant qu’en si peu de temps ses cheveux n’eussent crus si longs.

 

Alors dit à Pantagruel : « Maître, par les vertus Dieu, je n’y saurais que faire ni dire. J’ai employé, pour connaître si rien y a ici écrit, une partie de ce qu’en met messer Francesco di Nianto, le Toscan, qui a écrit la manière de lire lettres non apparentes, et ce qu’écrit Zoroaster Peri Grammaton acriton, et Calphurnius Bassus, de Litteris illegibilibus ; mais je n’y vois rien et crois qu’il n’y a autre chose que l’anneau. Or le voyons. »

 

Lors le regardant, trouvèrent écrit par dedans en hébreu : Lamah hazabthani, dont appelèrent Épistémon, lui demandant que c’était à dire ? À quoi répondit que c’étaient mots hébraïques signifiant : « Pourquoi m’as-tu laissé ? » Dont soudain répliqua Panurge : « J’entends le cas. Voyez-vous ce diamant ? c’est un diamant faux. Telle est donc l’exposition de ce veut dire la dame : « Dis, amant faux, pourquoi m’as-tu laissée ? »

 

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    • En tout cas chez nous il apparaît au Moyen Âge :  https://www.instagram.com/reel/DatMe5IoNFv/?igsh=MTYwaWpwMWx6bjh5dA==
    • J’ai demandé à ChatGPT de comparer les approches respectives de Marcello Truzzi et Henri Broch.  Il est fort pour les comparaisons critiques ! 😀 Conclusion: " Les partisans de Truzzi reprochent parfois à certains mouvements sceptiques contemporains d'adopter une posture trop militante contre le paranormal. À l'inverse, les partisans de Broch répondent que suspendre indéfiniment son jugement face à des affirmations testées de nombreuses fois sans résultat positif n'est pas la position la plus rationnelle. Ils estiment qu'il est raisonnable d'accorder un degré de confiance très faible à ces affirmations tant que des preuves robustes n'apparaissent pas. Ainsi, on peut résumer leur différence de cette manière : Truzzi réfléchit surtout à ce que doit être un sceptique sur le plan philosophique et méthodologique. Broch montre surtout comment exercer concrètement l'esprit critique à travers l'expérimentation et la zététique. Il ne s'agit donc pas de deux visions opposées, mais de deux sensibilités au sein du scepticisme scientifique : l'une davantage centrée sur l'épistémologie et la prudence dans les conclusions, l'autre sur la méthode expérimentale et l'éducation à l'esprit critique. "
    • On trouvera des pistes chez Troy Hooser. 
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