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Et je suis pris à mon propre piège, puisque j’avais essayé de faire court, pour une fois, et que du coup, tout n’est pas clair…

Damned.

Détaillons donc un peu :

Certes, il y a le naturel de l'oral versus potentiellement un truc trop soutenu à l'écrit, mais... je ne sais pas si tu as vu Roméo et Juliette version film avec Di Caprio, etc... ben... le langage est soutenu, mais... damn : c'était jeune, c'était vivant, ça coulait ! Pourquoi ? A cause du travail d'acting, de mise en scène, de rythme !

Tu as raison, les acteurs sont très forts.

Ils peuvent rendre intéressant même un texte qui est difficile…

Le problème, c’est qu’on parle ici à des magiciens :

Plus de la moitié n’a même jamais envisagé de prendre des cours de théâtres ou de conte, et 90% des autres ne sont pas allés au bout de la démarche d’apprentissage, car c’est long, difficile, et que la vie est courte.

Alors certes, on peut faire passer un texte, même pourri, même génial mais imprononçable, si on a du talent d’acteur à revendre.

L’idée ici était plutôt de faire un texte qui soit facile à dire, pour que les magiciens donnent une interprétation correcte sans avoir à faire le conservatoire :

C’est moins bien, mais bon, il faut faire avec ce qu’on est, parfois ;)

Cela n’empêche pas de travailler l’interprétation, la mise en scène et le rythme, mais bon, partons sur du facile, puisque c’est notre texte et qu’on le fait nous-même… !

Car :

Il parait qu'il y a des artistes qui font écrire leur texte... On se demande bien pourquoi !

Effectivement, je m’adressais principalement aux amateurs, qui, il faut le dire, ont rarement l’occasion de faire écrire leurs textes par un professionnel.

Ça serait tellement plus simple de travailler avec un auteur, un chorégraphe et un metteur en scène.

Mais hélas, ce n’est pas toujours possible. Surtout pour l’amateur paumé dans son coin et sans fortune personnelle…

Il faut donc que l’amateur crée son texte lui-même.

Et la remarque de Gérard est précieuse :

Effectivement, écrire un texte pour qu’il soit interprété en public, c’est un métier.

Il faut du talent d’écriture, bien sûr, mais aussi prendre en compte…ben, les soucis du passage écris/oral que j’ai signalé plus haut.

Et il faut en plus s’adapter au contexte, et à la personnalité de l’interprète, bref, c’est très dur, et ceux qui le font bien sont à saluer.

Maintenant, revenons à notre cas général (désolé, il y a beaucoup plus d’amateur que de pros à lire ce qui se dit ici ;) ) :

A moins d’un talent chèrement acquis ou d’un don inné très pointu, il est rare que l’amateur, qui doit créer son texte fasse aussi bien qu’un pro.

Mon message visait donc non pas à dénier la qualité des auteurs, mais à proposer une méthode fonctionnant plus facilement pour un néophyte.

Et ma principale erreur est de n’en avoir pas assez dit, d’où un risque d’incompréhension…

Bref, avis tout personnel : j'ai trouvé de chouettes réflexions dans ton encyclopédie universelle et personnelle, mais... pas sur le fait de s'lancer les yeux fermés et d'écrire après...

Déjà, effectivement, il ne faut pas se lancer dans la création du texte à l’aveuglette :

Cela peut être un brainstorming matériel en main, certes…

Mais en général, on a plutôt déjà une idée de ce qu’on veut faire :

Il convient donc de définir un thème, une histoire (même réduite à sa plus simple expression si on n’est pas en magie contée), une structure, ou même carrément un scénario…

Tout cela peut bien sûr être mis par écris, sous une forme ou une autre, il y a plein de méthodes.

Mais mon intervention ne portais que sur la petite (mais importante) étape ou l’on va mettre des mots sur les idées.

C’est là qu’à mon avis, on gagne à travailler d’abord l’oral.

On sait ce qu’on doit faire passer, par le scénario, la structure, l’étape du numéro, reste à le dire.

C’est là que la solution qui me semble la plus simple, ben c’est de le dire, justement.

On évite ainsi presque naturellement les formes les plus littéraires, dans beaucoup de cas.

Et encore, pas toujours :

J’ai vu des gens employer des mots qui ne passaient pas dans la bouche, mais qui leur semblais beaux…

Dans ces cas-là, ma réponse est d’aller vers le naturel :

Est-ce qu’on parlera comme ça à son garagiste ou son boulanger, a un copain, à ses enfants…

Le naturel est pour moi une façon efficace de s’exprimer en spectacle.

Il y en a d’autres, mais qui demandent du talent d’acteur… ;)

Ensuite, ce que souligne Julien, au niveau par exemple des répétitions de mots ou d’expressions :

Effectivement, un mot qui reviens 3 fois en deux phrases, on peut le voir facilement à l’écris.

Mais on peut aussi l’entendre facilement à l’oral ;)

A condition de développer une écoute de son propre discours…

Là, c’est une question de préférence :

L’idéal est, pourquoi pas, de faire les deux :

Une purge orale et une écrite… on en oubliera moins ;)

Ensuite, cette chasse aux mots redondants n’est valable que pour les mots « prévus » dans le texte.

Hors, il y a un tas de mot qu’on n’entendra pas, qui ne seront pas écris, et qui pourtant viendront de toute façon polluer le texte :

Les tics de langage.

Nous en avons tous plus ou moins, et il faut un travail acharné pour s’en débarrasser.

Ce sont le « heuu », « et », « et alors », « soudain » etc.

Ces mots qui nous viennent naturellement, parfois à toute les phrases dès qu’on est un peu sous pression, et qu’on n’a pas prévu dans le texte, qu’il soit écris ou oral.

Il faut bien sûr les éliminer, sauf à monter volontairement des tics de langages pour étayer un personnage.

Pour ces mots parasites, que la plupart du temps on n’entend pas nous même de façon spontanée, plusieurs solution :

-Développer l’écoute de son texte, pendant qu’on le dit. Cela sert de toute façon, et permet aussi de repérer les autres imperfections. C’est une étape qui me semble intéressante, car elle est toujours disponible, et on s’en sert pour corriger plein de choses.

Par contre, elle demande un réel entrainement, car il faut avoir un esprit qui fonctionne à deux niveau, celui qui dit, et celui qui écoute.

Il y a des exercices pour cela…

-Travailler à plusieurs, en groupe ou en atelier. La solution la plus confortable. Les retours que l’on peut avoir en atelier sont précieux, et surtout, l’atelier permet de refaire immédiatement une partie qu’on a ratée, ou d’essayer immédiatement une suggestion…

-S’enregistrer, et ensuite s’écouter attentivement : pas simple, car nous le savons tous, on aime rarement s’entendre et se voir, on ne se trouve pas à la hauteur de ce que l’on espérait… ben justement ;)

A noter que parfois, même en regardant l’enregistrement, on ne perçoit pas ses propres tics de langage, si on n’a pas fait le travail d’écoute nécessaire… pas simple ;)

Mais le but du travail de création du texte, c’est effectivement de couper.

Commencer par "improviser", "laisser vivre", c'est... prendre le risque de s'engouffrer dans des tics de langage, dans des textes interminables avec des paraphrases, etc...

Si on COMMENCE par écrire (ne serait ce que jeter dans l'ordre les idées/thèmes), on peut DEJA éviter ce genre de problématique...

Oui, mais du coup, c’est moins pédagogique :

Je m’explique…

Dans le numéro, tu as du texte plus ou moins fixe, qu’il faut bien sûr travailler…

Mais tu as aussi (souvent) la possibilité de broder et improviser sur une réaction du public, un événement imprévu, un truc qui ne se passe pas comme attendu.

Si dès la création, tu prends l’habitude de ne pas avoir un discours qui divague, mais que tu maitrises (plus ou moins ;) ) dès sa sortie de bouche, tu auras des automatismes qui vont se former pour les situations imprévue, ou le « texte » devra bien sortir quand même, et pas trop en vrac ;)

C’est un choix qui est, là aussi personnel, mais j’ai vu beaucoup (mais vraiment beaucoup !) de gens qui arrivaient avec un texte écris, et qui n’avaient de toute façon pas fait ce travail d’épuration à la source… d’où ma proposition de filtrage à la sortie du bec ;)

J’ai l’impression qu’on fonctionne d’ailleurs sur le même principe générale :

« Le texte est bon non pas quand on ne peut plus rien ajouter, mais quand on ne peut plus rien enlever… »

Autre chose que j’ai constaté avec l’entrainement oral :

L’apprentissage du texte est presque indolore, même pour ceux n’ayant pas de mémoire (comme moi) :

Le fait que notre texte se soit formé dès le départ à l’oral permet à certain de le savoir dès la fin du travail de création.

Alors qu’un travail écris demandera une étape d’apprentissage supplémentaire, pour se conformer au super texte qu’on a mis sur le papier.

Ma solution est une solution de paresseux, cela n’étonnera pas grand monde… ;)

Pour le côté non récitatif : théâtre théâtre, théâtre...

Hihihi : moi, c’est « conte, conte, conte… »

Mais on peut le dire sous forme : entrainements, méthodes, techniques…

Se lancer dans l’interprétation sans avoir de bases d’interprétation, simplement parce qu’on se dit que tout le monde sait parler, c’est un peu comme postuler pour un rôle à l’opéra, car sous la douche, on chante super bien…

Après, chacun voit midi à sa porte aussi ! ;) Et chacun aura sa propre méthode qui lui conviendra le mieux, certainement !

Totalement d’accord, comment ne pas l’être.

Le but de mon intervention, c’était juste de mettre certain point en évidence sur l’oralité, car ces points ne sont pas toujours perçu par ceux qui se lancent seuls et sans suivre des cours d’une discipline ou d’une autre…

Après, chacun trouve sa voie, les conseils et les techniques ne sont pas universelles, mais sont des solutions pour résoudre certains problèmes.

Si vous trouver une méthode personnelle qui le résous, le problème, c’est parfait, et cela sera sans doute bien meilleurs pour vous, puisque c’est votre méthode ! :)

Mais l’important, et l’intérêt des méthodes, c’est aussi de montrer qu’il peut y avoir un problème quelque part :

Si on reste ignorant du problème, on ne peut s’améliorer…

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • « L’antigravité, c’est impossible » nous explique Julien Bobroff :  
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    • Un tour de mentalisme(scène) interactif et visuel où un simple bateau en papier devient le cœur d’une expérience captivante. Le magicien raconte l’histoire d’un marin pris dans une tempête, tout en impliquant le spectateur dans une série de choix imaginaires (couleurs, familles, valeurs). À chaque étape, le bateau est déchiré pour illustrer les péripéties du récit. Malgré une impression totale de liberté, le spectateur arrive inévitablement à une carte précise (le 4 de trèfle), qui se révèle être le nom du bateau… inscrit à l’intérieur de la « chemise » formée par le papier. ✨ Points forts Fort impact visuel (déchirure progressive du bateau) Histoire immersive et logique Participation active du spectateur Final surprenant et impossible Matériel simple, facilement transportable Neuf, aucun bâteau n'a été utilisé, Prix 100 euros FDPI
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