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Petite question existencielle:

"la technique est elle un tour en elle-même?"

bonne question... wink.gif

je m'explique...exemple:

Tu fais choisir une carte tu fais une double-coupe et tu la retrouve.

Vous voyez la technique (double-coupe)n'est pas tellement un tour

sans l'effet magique ,la présentation ,le comique...la magie n'est rien (façon de dire...)

j'en conclus donc quela technique sert au tour ..ce n'est pas un tour en soit ! le tour c'est la finalité , la technique n'est qu'un moyen

...A vous de voir

trist@n

Tristan

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Publié le

Je crois qu'il serait temps de choisir un mot en remplacement de celui que nous utilisons pour qualifier nos présentations : tour.

Le mot tour a très souvent une connotation péjorative. Avez-vous déjà réfléchie au sens exact de ce mot ? Un tour, de quoi ? Quand une personne dit : on m'a joué un tour ! C'est rarement l'évocation d'un bon souvenir... Hugo disait : "faire un mauvais tour qui est la même chose qu'un bon tour!".

Le mot signifie "trait d'habileté" d'après son origine qui remonte au XII° siècle. Cela suggère la technique, or nous voulons bien souvent la faire oublier pour mettre l'accent sur la présentation.

Alors, quel mot pourrions nous utiliser ?

Fred

Publié le

C'est bizarre, quand je propose de faire un tour de magie, personne ne m'a jamais répondu :

<< selon l'origine du mot qui remonte au XII siècle, tout signifie "trait d'habileté", ce qui signifie que tu es sur le point de me faire une démonstration de technique et de ne pas assez te concentrer sur la présentation, ce que je ne supporte pas.

>>

De plus, je ne comprends toujours pas pourquoi le terme "technique" a un côté si péjoratif : les spectateurs apprécient pourtant autant les démonstrations techniques que les tours !

D'ailleurs, combien de fois ne m'a-t-on pas demandé "si je savais faire passer les cartes d'une main à l'autre".

<< de nos jours, les spectateurs savent bien que les tours de cartes reposent sur la dextérité du magicien, c'est pourquoi je ne me prive pas d'effectuer des fioritures pendant mon numéro >>

Darwin Ortiz

Lorenzo

Lorenzo E.M

Publié le

La question posée au début du thread n'a pas forcément une réponse évidente...Des effets comme le "Asher Twist" ne se basent que sur une technique, le twist EST en soi une technique, et ce n'est pas pour autant que le tour n'est pas beau à voir ou bluffant pour les spectateurs...Il l'est...Un snap change à la Marlo n'est qu'une technique et pourtant c'est un tour, puisque la carte change à vue..Idem pour un grand nombre de productions de cartes ou de changements de couleur.

Un autre question intéressante serait justement de savoir quelle est l'articulation entre technique pure et "magie" pure...Ne trouvez-vous pas intéressant qu'un Ricky Jay entrecoupe ses numéros de magie (ou justement les aspects techniques sont épurés et invisibles) avec des parties de technique pure (lancer de cartes, boomerangs, etc). Idem pour un John Tudor, qui est connu pour ses fiorituers et ses coupes de folies (Show Off) mais qui, dès qu'il fait de la magie, adopte un style lent et ouvert?

Seb.

Publié le

Hugo: je suis pas d accord avec toi. POur moi un tour est constitue d effets...

L alternative a tour de magie est pour moi le mot routine.

Mathieu

Ps: vive la technique au service de la magie... Non aux tours automatiques ou en plastique Tenyo!!! (C etait la pensee du jour)

Publié le

oui moi aussi je pense au mot routine,mais pour les non-magicos je pense que ce n'est pas le terme a aborder car comme le dit mon cher dico:

routine:

(en gros ça donne...)

je voudrais bien échapper à la routine,à la répetition des mêmes actes,

et aussi dans nôtre language habituel blush.gifuais ouais c'est la routine (habituel quoi)

il y a encore plein de contre-exemples

...mais là on s'égare...

trist@n

Tristan

Publié le

Le terme de "Routine" n'est pas du tout exclusif aux magiciens. Toutes les disciplines artistiques du spectacle utilisent ce terme pour se référer à l'enchainement de mouvements et actions qui constituent leur numero: jongleurs, , danceurs (claquettes, de Ball-Room, ballet), patineurs artisitiques, skieurs acrobatiques, natation synchronisée, trapézistes, d'une manière gérérale acrobates (qu'ils soient du cirque ou de la rue tels les "Free-stylists" de skate board ou de velo-trial) et j'en oublie sûrement...

C'est quoi ton dictionnaire ?...

Aurélien

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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