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Je viens vous parler d’un stage d’initiation au conte.

Bon, vous allez me dire : Ce n’est pas de la magie contée…

Non, c’est juste du conte.

Mais bon, pour faire de la magie contée, il faut savoir faire de la magie…

Ça, j’imagine que ça colle…

Et savoir faire du conte, aussi…

Ben oui, conteur, ce n’est pas sortir une histoire de son chapeau, et la lancer comme ça.

Cela s’apprend, il y a des techniques, des méthodes, des exercices…

C’est l’objectif du stage que je vous propose :

2 jours pour découvrir les techniques de base du conteur.

Cela ne fera pas de vous des conteurs aguerris, mais permet de voir les points que l’on peut travailler en tant que conteur et, pourquoi pas, approfondir l’apprentissage ensuite.

De toute façon, cela ne peut pas faire de mal à un magicien, promis ;)

Donc voilà :

Deux jours de stage, à rennes, les Samedi 13 et dimanche 14 Juin 2015.

Il reste encore quelques places, mais cela ne va normalement pas durer.

Tous les renseignements ici :

https://sites.google.com/site/apclafilois/stages

(En bas de page)

Et des détails ici :

https://sites.google.com/site/apclafilois/stages/stage-de-dcouverte-du-conte

Vous constaterez que le prix est très réduit : 30euro + adhésion (15euro) pour 2 jours de stage.

C’est la politique de l’association qui organise.

Si vous venez sur Rennes spécialement pour le stage, il y a moyen de vous trouver un hébergement, on s’arrangera ;)

Je suis à votre disposition pour tout renseignement complémentaire…

Gilbus

Modifié par Thomas

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

  • 2 weeks plus tard...
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Un petit up pour l'annonce:

Il reste une unique place pour ce stage, et ça ne va pas durer...

Au cas ou ça vous fait envie, contactez moi vite... :)

C’est vrai qu’on verra des choses n’ayant pas de rapport avec la magie comme :

L’entrée en scène, la posture, la respiration, le rythme, les silences, les déplacements, la façon de parler juste…

Mais bon, cela peut vous faire un WE de détente… ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Beaucoup beaucoup trop loin mais je serai venu avec plaisir.

Je comprend bien, d'ici Lyon, ça fait une trotte ;)

Mais il ne faut pas se laisser abattre...

Deux solutions:

1:

-Chercher des stages ou formations équivalentes dans ton coin.

il y a des associations de conteurs amateurs un peu partout.

Tu as aussi des conteurs pro (bien meilleurs que moi...) qui font des formations, sous forme de stages ou d'atelier, et c'est souvent très bien.

Reste à trouver une formation qui mise sur la pédagogie (savoir conter ne veux pas dire savoir apprendre à conter...) et un aspect assez technique quand même, ça aide...sans négliger l'aspect émotionnel de la discipline...

Il faut voir en discutant avec les gens :)

2:

-Trouver une dizaines de personnes, un lieu, des sous, et je fais le déplacement dans ton coin ;)

Pour info, j'ai un stage de ce type prévu pour un club de magie de Toulouse en septembre...

Cela sera presque le même contenu, avec tout de même une orientation magie, puisque ce sont tous des magiciens...

Mais bon, pour utiliser le conte en magie, il faut les bases du conte...

Tu as aussi la possibilité d'avoir une approche plus théorique, en lisant des livres sur la technique du conte ou de l'acteur:

Mais perso, je pense que les stages ou les ateliers sont bien plus intéressants et dynamisant, quitte à compléter par une étude livresque ensuite...

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

-Trouver une dizaines de personnes, un lieu, des sous, et je fais le déplacement dans ton coin ;)

Il y a une paire d'année quand j’étais jeune et innocent j'avais proposé à mon amicale d'avoir une conf/masterclass sur le conte, le président Jean Yves (que j'adore) m'avais répondu que déjà les confs un peu spécialisé (type théorie magique) il n'arrive pas a faire le plein et les produisaits souvent à perte.

La plus part des magico cherchant juste le truc et l'achat de junk magic.

C'est triste mais je croit que c'est vraiment à ce moment que j'ai compris que la magie ne devais pas se limiter au "truc" mais que pour faire passer le message, l'émotion magique cela devais passer par une conjonction de plusieurs arts et disciplines annexes (théâtre, conte, mime, psychologie, PNL...)

 

 

Publié le

L’aspect « produire à perte » est un problème.

C’est moins gênant sur un stage fonctionnant avec pré-inscription :

D’une part la pré-inscription permet de savoir si le stage est viable ou pas.

D’autre part on a besoin de moins de personne, un stage de conte, par exemple, étant optimum avec 10 personnes.

Pour les conférences, c’est peut être aussi une question de format :

Une conférence, c’est court.

Le but d’un stage sur deux jours est d’avoir un peu de temps pour faire des exercices pratiques, expérimenter soi-même, et pas seulement avoir une approche intellectuelle :

Faisant les choses, on peut mieux les apprécier que de les voir faire par un démonstrateur, aussi talentueux soit-il...

Dans le stage d’initiation au conte que je propose, comme je l’ai dit de façon un peu provocante plus haut, on va aussi pratiquer des choses directement utilisables dès que l’on va rencontrer un public.

Mais bon, il ne faut pas rêver :

Ce n’est pas en deux jours qu’on maitrise une nouvelle discipline : on reste dans l’initiation, même si nous aurons une approche un peu technique ;)

Par exemple, sur la structure du conte, nous allons parler très brièvement d’une demi-douzaine de structure, mais en pratiquer une seule, la plus simple et facile à mettre en œuvre…

Le terrain est vaste à explorer ;)

Cet aspect « engagement sur une voie nouvelle » peut faire peur, car c’est aussi un investissement en temps et énergie si on souhaite explorer un nouveau domaine.

L’aspect interdisciplinaire est intéressant :

Cela donne plus de façon de personnaliser son style, en introduisant des éléments que d’autres n’utilisent pas, et le cocktail final, ben c’est nous, c’est unique.

Mais là aussi, cela demande du temps pour équilibrer les disciplines, et faire en sorte qu’elles s’enrichissent l’une l’autre, et ne s’écrasent pas…

Pouf Pouf, du travail intéressant pour ceux qui le souhaite, donc renseignez-vous sur les formations au conte, si cela vous branche :)

Ou au théâtre, mime, clown, Roy-hart-théâtre (travail sur la voix, très très bien !), jonglerie etc…

Ou même magie, va savoir ;)

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

  • 3 weeks plus tard...
Publié le

Juste un petit up pour signaler que le stage est complet (comme prévu…) et avec des gens sur liste d’attente.

Je suis très content, car il y aura deux magiciens parmi les stagiaires, un de rennes, un de Paris.

C’est cool :)

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Oula, vaste sujet…

Et question difficile, car je ne suis pas très érudit, en conte non plus…

Déjà, rien n’est simple, car tu vas trouver différentes écoles, dans le conte.

Entre ceux défendant une conservation fidèle du patrimoine et ceux réclamant une liberté d’adaptation et de création…

Et tous ont raison, de leur point de vue, car c’est un domaine de liberté totale, justement…

Il n’y a donc pas de livre représentant une vérité unique…

Une lecture intéressante pour toucher la diversité des conceptions autour du conte, cela peut être « pourquoi faut-il raconter des histoires ? » publié par Mondoral.

Mais je ne sais pas si le livre est en vente publique…

C’est la retranscription d’interventions de conteurs, lors de colloques sur le conte, avec plein d’intervenants qui montrent tous une sensibilité différente, des objectifs et des moyens différent.

Il y a d’autres volumes dans la collection, si je me souviens bien…

Mais comme c’est surtout une captation d’un débat, tu peux accéder aux vidéos du débat, sur le site :

http://www.archivesaudiovisuelles.fr

En tapant « mondoral » dans la recherche…

Tu as là-dedans des histoires, mais aussi des analyses, des réflexions sur plein de sujets liés aux histoires et au conte, aux conteurs…

Tu as aussi des livres sur des domaines pointus :

Par exemple « les ficelles du conteur », contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne donne pas de techniques de contes, mais des techniques de jeux de doigts avec des ficelles (on dessine des figures avec des boucles de ficelles) pour les associer à du conte. ;)

Le livre « raconter avec des objets » de Jean Donogan, peut être utile au magicien, toujours encombré d’accessoires…

Là aussi, plusieurs écoles dans l’utilisation des objets :

-Le détournement, ou l’objet incarne autre chose que ce qu’il est dans le monde réel.

-La personnalisation, ou l’objet reste ce qu’il est, mais acquiert des caractéristiques supplémentaires

-L’utilisation, ou on se sert de l’objet tel qu’il est, ou un jeu de carte reste un jeu de carte, car il y a un jeu de carte dans l’histoire…

Dans un domaine plus théorique, tu as les ouvrages sur la classification Aarne-Thompson :

C’est une bible regroupant les contes par classifications de type et d’intrigues…

On trouve des articles facilement sur le net, qui donnent une idée du contenu de cette classification :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_Aarne-Thompson#Pr.C3.A9sentation_g.C3.A9n.C3.A9rale

Ces livres de classification ne donnent pas vraiment d’éléments sur la façon de raconter…sauf que…

Savoir ce que disent les contes est important… Ces classifications permettent de prendre conscience de ce que dit l’histoire, au cas où cela ne soit pas clair pour le conteur.

Car le conteur doit savoir quel est le message de l’histoire, en dehors des péripéties qui la jalonne.

J’ai vu des gens passer « à côté » de leur histoire :

Ils pensaient qu’elle disait une chose, le public en comprenais une autre, ce qui ne serait pas grave si, du coup, le conteur n’avait pas mis en évidence et de force un message qui visiblement n’avait pas de rapport avec l’histoire.

Quand on raconte une histoire, la première question à se poser, c’est : Pourquoi.

Un peu comme pour un tour de magie, en fait ;)

Encore plus théorique, mais en fait, pratique aussi :

« Morphologie du conte » de Vladimir Propp :

Là, c’est du lourd au niveau de l’intellectualisation…j’avoue ne pas avoir réussi à digérer complétement le bouquin ;)

Mais pour ceux ayant le courage, c’est une source de techniques très intéressante :

Il y parle par exemple de la façon d’introduire les personnages secondaire, des attributs des personnages, du séquencement des étapes du conte, etc.

Sinon, tu as des livres écrits par des conteurs, comme par exemple « le conteur et l’imaginaire » de Pèpito Matéo, qui est un conteur très réputé.

Tu as des livres sur l’analyse du conte, comme « magie du Conte, ses rythme-sa dynamique » de Lily Boulay, qui est en fait une sorte d’analyse de texte sur des contes type, pour y déceler une structure et des schémas…et les contes basés sur la même structure, à la façon de Aarne-Thompson, mais peut être en plus abordable (mais en moins exhaustif, bien sûr…)

Mais si tu veux juste gouter des contes, en oubliant la technique, tu as des livres comme « le cercle des menteurs » de Jean-Claude Carrière, qui est un recueil de contes d’un peu partout, de très bonne qualité.

Dans les livres de contes eux même, tu as deux grande catégorie, à mon sens :

-Les livres qui sont fait pour être lus :

Des contes rédigés pour l’écrit, avec des phrases bien tournées, et une langue irréprochable… inexploitable tel quel pour les raconter à haute voix, car trop figé par l’écris.

-Des livres de contes de collectage

Surtout à partir du 20ième, ou des gens soucieux de préserver un patrimoine ont collectés les contes écris, souvent à partir d’enregistrements fait dans des villages auprès de conteurs « ancestraux ».

Ces actions ont permis la survivance de bon nombre d’histoires, qui auraient disparue autrement, la télé ayant porté un coup fatal aux veillées contées durant des années.

Réalisé par des passionnés, des universitaires, des sociologues, ils ont souvent le respect absolu de la langue parlée, et on retrouve donc des transcriptions fidèles des histoires telles qu’elles sont dite.

Le problème est que bon nombre de collectages ont été fait auprès de personnes vieillissantes, pour ne pas dire très âgées, qui n’étaient pas forcément les meilleurs conteurs de leur époque, mais les conteurs survivants…

Du coup, on se retrouve parfois avec des contes qui ne tiennent pas debout, car la mémoire défaillante, l’atteinte de l’âge et la sélection aléatoire des sources font que les histoires qu’on trouve sont souvent inintéressantes et décousues.

Donc, là aussi, il faut tout reposer à plat, et les reconstruire pour les raconter…

Sans parler de l'obsolescence de la forme: Si le fond des contes est intemporel, puisque cela parle de la nature des choses et de l'humain, la forme, elle, évolue.

Si on veut prendre des contes du patrimoine, il faut bien sûr lire un maximum de conte… et si l’un nous séduit, il faut essayer de le fréquenter, de l’apprivoiser, et pourquoi pas de lui faire une place dans notre répertoire…

Dans cet esprit, je dois plus de 60 livres de conte (je n’ai pas compté…) de tout type, de toute origine, de tous thèmes, même si je ne les utilise pas : à force d’en lire, on finit par avoir des idées…ou pas.

Tu as aussi ceux qui créent leurs histoires. Dans mon répertoire courant, très limité encore (42 contes ce jour), 6 sont inspiré par des histoires existantes, et 36 sont des créations.

Il y a des techniques pour s’entrainer à la création, mais je n’ai pas trouvé de livre pour les récapituler…

Sinon, tu peux aussi te référer à toute la littérature technique sur le théâtre :

Le conte a ses particularités, mais énormément de choses peuvent être appliquées, venant de la façon de faire du spectacle vivant, et le théâtre à pour cela une documentation plus abondante…

A, pour finir avec les livres :

Je ne l’ai pas encore lu, mais on m’en a dit grand bien : « Conter, un art ? » de Michel Hindenoch

Plus modestement, j’ai écrit un petit article sur le conte et la magie contée (6 pages seulement… ceux qui me lisent savent que c’est forcément une synthèse extrême, vu mon niveau de bavardage habituel…) dans le bulletin du MAM (N°6 d’aout 2014) qui reprend une partie de ma façon de voir les choses, une sorte de synthèse de techniques et de règles, qui ne sont sans doute pas très intéressantes à lire, mais qui peuvent être utiles à pratiquer ;)

Pas de théories trop poussée (les conteurs, pour chaque question qu’on leur pose, ont tendance à répondre par une histoire…ça n’en finit pas, mais c’est beau ;) ), mais des guides pour faciliter l’entrée dans le monde des histoires et surtout de leur interprétation, par des conseils précis.

C’est dans l’esprit de cet article que sont mes stages…

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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