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Salut les p’tits loups

Heureux que mon Intercessor vous cause tant de questions.

Pour répondre plus spécifiquement à Karl…certes, l’ajustement des faces et dos est le seul vrai problème, car depuis quelques années, les fabricants de cartes se soucient peu de l’alignement parfait des cartes leur de l’impression…d’ou le fait de l’apparition des jeux déclassés, et moins chers, « bicycle second » par exemple ? qui sont justement moins chers parce que moins bien alignés…Cela dit on peut malgré tout utiliser des cartes « secondes », il suffit qu’elles soient toutes mal alignées de la même façon…

En règle générale, j’achète les jeux par cartouche, et sur les 12, je trouve toujours au moins 3 jeux imprimés de façon identique, et souvent, tous les jeux d’une même cartouche le sont…que les cartes soient « secondes » ou non. Le test est de prendre trois duplicatas, qui ont l’air le plus identiques possibles, et d’en traiter un avec l’intercessor. Cette carte déchirée est ensuite juxtaposée aux duplicatas pour vérifier avec lesquels elle s’adapte parfaitement, l’opération étant faite des deux cotés, face et dos.

Cela dit, le problème se pose souvent si l’on utilise des cartes Bicycle, mais pratiquement jamais si l’on prend pour ce tour des cartes peu chères, à dos fantaisie…par exemple, je n’ai jamais eu de problème avec les cartes à dos « cow-boy », que j’utilise par ailleurs dans une autre routine. Contactez moi à ce sujet, je peux vous procurer de tels jeux à des prix très abordables.

Certains peuvent se poser la question : comment justifier l’emploi d’un tel jeu, si vous faites le reste de vos tours avec une autre marque…La « vérité » un peu trafiquée est souvent la meilleure solution : « Pour ce tour, je vais être obligé de détruire une carte…Je n’aime pas faire cela, car j’aime les cartes, et je les respecte…aussi j’utiliserai des cartes que vous pourrez trouver dans n’importe quel débit de tabac ; comme celles-ci par exemple, de braves et bonnes cartes qui ne sont pas faites pour durer….mais qu’importe la vie d’une carte, si elle vit pour vous émerveiller…et voilà, petit coup d’archet…et la vie est belle.

Enfin, cher Karl, et c’est là le point le plus important… si vous vous souciez du fait que la première épaisseur correspond, mais peut –être pas l’épaisseur intérieure, Je vous dirai simplement que je n’ai jamais eu ce problème, mais que c’est sûrement lié à un état d’esprit, et je m’explique :

Le spectateur a en mains le coin de la carte depuis le début du tour…j’ai mis l’emphase sur ce point, au moment où le spectateur finissait de déchirer le coin… « Gardez bien le coin que vous venez de déchirer, et soyez sûr que personne ne puisse jamais y toucher ».

Lorsque vient le moment de la découverte du restant de la carte, à l’endroit le plus impossible de votre choix, votre attitude est prépondérante, et c’est une attitude de certitude. Si je retrouve la carte dans un citron, je fais extirper la carte du citron par un autre spectateur, sans y toucher moi-même, et pendant qu’il déplie la carte, je demande au spectateur qui a toujours le coin : « Quel était le nom de votre carte ?…le 4 de Carreau ?, c’est exact… » (pendant ce temps l’autre spectateur a eu le temps de vérifier que c’est bien cette carte ) « Et en plus il y manque un coin , JE NE VEUX SURTOUT PAS Y TOUCHER, MAIS POUVEZ VOUS VERIFIER QUE C’EST BIEN « LE », COIN, ET QU’IL CORRESPOND EXACTEMENT , ET PAS « A PEU PRES »…

En prononçant ces phrases, tout votre « Moi » intime doit être éminemment convaincu que c’est « La VERITE » qui sort de votre bouche à ce moment, et devant une telle certitude, vous verrez que très rarement les spectateurs essaieront même de confronter les deux bouts de cartes au millimètre, tant il ne peut logiquement en être autrement. C’est impossible, mais vous êtes un Magicien…donc c’est normal.

J’ai eu maintenant l’occasion de faire ce tour de très nombreuses fois devant des publics profanes, et je n’ai jamais eu le moindre problème. La semaine dernière, j’ai fais une semaine entière dans un lieu Parisien « Le plateau » et j’y ai fait le tour en utilisant la même carte déchirée pour deux tours différents, un au début, et l’autre vers la fin du spectacle…A chaque fois, lorsque je demandais la carte « unique au monde » la personne la ressortait de son portefeuille, ou d’une de ses poches, et elle l’avait gardé comme un objet « unique », souvenir de cette soirée…en étant toujours sûre que c’était bien sa carte, unique et recomposée…sinon, à quoi bon être Magicien ! ! !

Je n’ai fait aucune pub pour ce spectacle du « plateau », car je ne voulais pas travailler pour les magiciens, mais plutôt pour le vrai public du lieu.

Ce spectacle a vu le jour grâce à l’initiative d’Adrienne Larue, une amie de longue date…Pour la première fois de ma vie, j’ai fais de la Magie accompagné par les doigts de fées de deux interprètes Rosine Feferman à la contrebasse, et Cécile Audebert à la harpe, Adrienne jouant à merveille la grande Prêtresse des cordes et des anneaux.

Certains Magiciens comme Sébastien Clergue, Julien Ortin, Guillaume Vallée, Mimosa, Gaby, Nemo, Yves Maillard, Zarro-Zarro et quelques autres auront du lire « L’officiel » et se sont déplacés…Demandez leur ce qui s’y est passé…moi je me suis bien éclaté.

« Le plateau » produit toute l’année des spectacles étonnants, différents, décalés, …on peut aussi y dîner et découvrir la cuisine pleine d’humeur, d’amour et d’humour de « Batsou » qui règne en déesse sur les fourneaux magiques du lieu…

Pour info : Atelier du Plateau, 5 rue du plateau 75019 résa et infos : 01 42 41 28 22…Demandez Gilles de ma part…(Merci Gilles).

gaetan

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Salut Gaëtan,

Y a pas à dire, tu as pensé à tout ! Et cela ne surprendra personne. Cela me fait penser à certains gimmicks que l'on achète et quand on les reçoit on se dit : "non... c'est pas possible ! L'inventeur doit utiliser un autre modèle qu'il n'a pas voulu commercialiser. C'est infaisable !". Et on le revend. Et quelques temps plus tard on croise un confrère qui nous dit : "regarde j'ai un effet extra à te montrer". Et il nous montre le fameux effet que l'on a jugé infaisable et revendu. Et il nous bluffe mais alors... la totale ! Pourquoi ? Parcequ'il a pris le temps de réfléchir et de s'approprier la "chose" pour en tirer le maximum. Et on court l'acheter une 2° fois...

Bon, des fois le gimmick est vraiment... mais surement pas s'il y a le label GB (non cela ne veux pas dire Grande Bretagne).

Mais au fait : il en reste t'y des Intercessor ? Oui, vous m'en mettrez 2kg m'sieur Bloom siou plait.

De la part d'un fan.

Fred Darevil

Publié le

Pour Gaëtan et les magiciens intéressés: il y aura un compte-rendu + photos (de Zakary) de la semaine au "Plateau" dans le prochain Magicus n° 113 à paraître dans 2 semaines.

Seb.

PS: et Gaëtan, nom d'une pipe, mets-moi un Intercessor de côté avant qu'il n'y en ait pluuuuus!

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Pour ce qui est de l'intercessor, j'ai un stock de carte bicycle unoquement composé de 4 de pique et de 2 de coeur (par exemple) c'est à dire pas de figures. Cela me permet de trier les cartes avec des dos alignés sans me soucier des faces !

J'aurais une question pour gaetan sur l'utilisation de Intercessor ou plutôt sur la disparition de la carte déchirée.

J'ai vu des personnes déchirer la carte à vue, et cela me semble un peu trop. La suspicion d'une carte duplicata est trop grande (enfin, c'est ce que je pense!).

Je préfère bruler ou déchirer la carte dans une enveloppe en montrat clairement que la carte est bien mise dans l'enveloppe.

Qu'en pensez vous

ps : J'ai conjugué un autre tour de Gaetan utilisant 3 livres, une carte (dans ce cas à coin déchiré),des armes blanches (dont un éplucheur à légume pour faire la peau au coupable etc... et la carte est retrouvée à une page choisie d'un livre également sélectionné par un spectateur le tout empalé sur l'éplucheur (arme choisie par un spectateur).

A+

Patrick

Publié le

Bonjour,

Pour faire disparaître la carte, vous pouvez utiliser la carte à disparition que M. Bloom utilise dans "Le Polaroïd" sur sa 3e cassette (Magie générale) de la collection Etoiles de la magie moderne chez Mayette. Il existe cependant des méthodes plus impromptues (mais dans un tel contexte, je n'en vois pas l'utilité) comme Another smear de Vernon ($20 Manuscript) ou le Saliva vanish d'Edward Marlo (Marlo without Tears etc.). Il est clair qu'il existe de nombreux autres moyens, plus visuels comme le tirage, le sleeving (après avoir plié la carte en tellement petit qu'elle disparaît) etc.

L'avantage de faire disparaître la carte est que ça diminue les chances que le public pense à un duplicata (à condition que la disparition soit indiscutable, ce qui est le cas avec les trois exemples de méthodes précitées).

Si l'on souhaite détruire la carte avant de la reproduire, il convient d'insister sur le fait qu'on ne touche jamais à rien, même si l'on touche à quelque chose, dans la lignée de ce que M. Bloom expliquait dans son post lorsqu'il dit au spectateur que c'est lui qui a déchiré le coin. En bref, on insiste sur le côté: le spectateur fait TOUT de buot en bout. Dans ces conditions vous ne pouvez pas avoir fait quelque chose de suspicieux. Il est clair qu'il faut également insister sur l'aspect UNIQUE del a carte. Une carte choisie au hasard avec une seule carte au monde qui lui correspond etc.

Pour la brûler, vous pouvez arrêter d'utiliser des Bicycles qui, à cause de leur finish, brûlent mal. Vous pouvez également avoir de l'essence à briquet pour mieux faire brûler le tout. Sinon, vous pouvez vous procurer une boîte en fer aux parois suffisamment hautes. La carte qui brûle (dans l'enveloppe éventuellement) est mise dedans. Vous laissez le tout traîner un peu plus loin. Vos spectateurs n'iront pas vérifier que la carte se consume jusqu'au bout, ou qu'il ne reste que des cendres.

L'avantage de la carte brûlée est que vous pouvez laisser des traces de brûlures sur la carte qui réapparaît, empêchant le spectateur de constater les différences d'alignement précédemment évoquées.

Il est clair que vous pouvez également détruire la carte en la découpant en plein de morceaux qui disparaissent d'une façon ou d'une autre (topit après avoir regroupé les morceaux sur une boulette de patafix ou de silly putty etc.).

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A bientôt,

Asa.

A bientôt,

Asa.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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