Bruno LIZE Publié le 18 novembre 2013 Publié le 18 novembre 2013 Malgré l'aversion que j'éprouve devant tout système de délation, mon sens inné de la probité m'oblige néanmoins à signaler aux vigilants chasseurs de débinage, véritables intégristes de ce forum, ces qq lignes de Flaubert ("Bouvard et Pécuchet") :(Ce n'est pas Philippe ....) "...Le père Lemoine, selon Bouvard, percevait à travers les corps opaques...Le médecin attacha sur ses paupières une double cravate...et Bouvard lui présentant un journal dit simplement : Lisez. Il baissa le front, remua les muscles de sa face, puis se renversa la tête, et finit par épeler : Constitutionnel. Mais avec de l'adresse, on fait glisser tous les bandeaux ! " Que faire, si même les grands auteurs, en s'y livrant, s'y déshonorent ? BPL 1 Citer
Stéphane BERTHO Publié le 8 juillet Publié le 8 juillet La mnémotechnique expliquée: Citation Heureusement qu’ils possédaient la mnémotechnie de Dumouchel, un in-12 cartonné, avec cette épigraphe : « Instruire en amusant ». Elle combinait les trois systèmes d’Allevy, de Pâris et de Fenaigle. Allevy transforme les chiffres en figures, le nombre 1 s’exprimant par une tour, 2 par un oiseau, 3 par un chameau, ainsi du reste. Pâris frappe l’imagination au moyen de rébus ; un fauteuil garni de clous à vis donnera : Clou, vis — Clovis ; et comme le bruit de la friture fait « ric, ric », des merlans dans une poêle rappelleront Chilpéric. Fenaigle divise l’univers en maisons, qui contiennent des chambres, ayant chacune quatre parois à neuf panneaux, chaque panneau portant un emblème. Donc, le premier roi de la première dynastie occupera dans la première chambre le premier panneau. Un phare sur un mont dira comment il s’appelait « Phar a mond », système Pâris, et d’après le conseil d’Allevy, en plaçant au-dessus un miroir qui signifie 4, un oiseau 2, et un cerceau 0, on obtiendra 420, date de l’avènement de ce prince. Pour plus de clarté, ils prirent comme base mnémotechnique leur propre maison, leur domicile, attachant à chacune de ses parties un fait distinct, et la cour, le jardin, les environs, tout le pays, n’avaient plus d’autre sens que de faciliter la mémoire. Les bornages dans la campagne limitaient certaines époques, les pommiers étaient des arbres généalogiques, les buissons des batailles, le monde devenait symbole. Ils cherchaient sur les murs, des quantités de choses absentes, finissaient par les voir, mais ne savaient plus les dates qu’elles représentaient. D’ailleurs, les dates ne sont pas toujours authentiques. Ils apprirent dans un manuel pour les collèges, que la naissance de Jésus doit être reportée cinq ans plus tôt qu’on ne la met ordinairement ; qu’il y avait chez les Grecs trois manières de compter les Olympiades, et huit chez les Latins de faire commencer l’année. Autant d’occasions pour les méprises, outre celles qui résultent des zodiaques, des ères et des calendriers différents. Et de l’insouciance des dates, ils passèrent au dédain des faits. 1 Citer
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