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J'habite dans le centre ville, c'est sympa, y'a pleins de commerçants autour de chez moi, je n'ai qu'à faire le tour du pâté de maisons et j'ai tout sous la main.

J'ai une connaissance qui vient chez moi, je l'emmène faire les courses avec moi pour le petit gueuleton du soir.

J'emmène avec moi une ardoise de mentaliste avec des cases où on prédit à l'avance un truc qu'on camoufle et qu'on révèle à la fin... mais une avec pleins de cases, made in chez vous, ou encore un autre artifice de mentaliste.... genre bloc (de maisons)... ou autre subterfuge mentalistique du diable.

Je dis à ma connaissance: "écoute c'est toi qui va faire le menu de ce soir en fait, moi je t'emmène juste chez les sympathiques commerçants et tu prends ce qui te tente".

Juste en face de chez moi il y a le charcutier.

Avant de rentrer j'inscris sur mon ardoise où sur mon autre truc de mentaliste, une prédiction. Mais je lui dis pas que c'est une prédiction à ma connaissance. Et je mets l'ardoise dans le sac des courses.

Mon charcutier je le connais bien, il est bien sympa, il a une grande gueule et un bon pâté maison. Je l'ai mis dans la confidence.

Y'a du choix dans la charcuterie, ma connaissance pourrait prendre ce qu'elle veut, mais mon charcutier va tellement lui faire l'article et dire que son pâté de maison est super bon, doré, tout frais, qu'il a eu des prix de concours avec, que ça fait son succès depuis 20 ans que à coup sûr ma connaissance va lui en prendre !

Elle me dira en sortant:

"C'est marrant ton charcutier il m'a répété tout le temps "ah mon pâté de maison.... ah mon pâté de maison" et pas "pâté maison".

Je lui répondrai: "c'est parce qu'il aime bien les jeux de mots, l'en fait souvent le patron".

Et moi en même temps j'inscris donc ce qu'elle vient d'acheter sur l'ardoise ou mon bloc et que je remets aussitôt dans le sac.

Après on va chez le pâtissier, elle prend ce qu'elle veut ma connaissance, mais là encore j'ai prédit avant.

Même chose chez le boucher, idem chez le caviste, etc etc...

Bref on se fait le Tour du Pâté de maisons... et des maisons des commerçants.

A la fin je lui explique que les trucs notés avant de rentrer dans chaque commerce étaient des prédictions.

Et puis de retour à la maison bah que ma connaissance elle va découvrir les prédictions.

Et puis bah donc ça correspond avec ce qu'elle a acheté !

Et que ma connaissance bah elle est toute étonnée.

Et puis après on va se faire notre bon petit gueuleton en attaquant par le Pâté de Maison !

Et puis le pain spécial rond qu'elle a acheté et puis on va déboucher le pinard choisi, et pis que la soirée bah elle commence bien !

ptdemaisons.jpg

ardoise2n.gif

terrine.jpg

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Bonus, second effet :

Si avant d'aller aux courses, on lui donne un porte monnaie avec une somme précise, et qu'on dépose sur la table une triple prédiction et un second porte monnaie, et bien au retour, en utilisant une routine bien connue, on peut lui faire croire qu'on avait prédit à l'avance ce qu'elle allait exactement dépenser pendant les courses !

Vous savez le genre routine "dans mon porte monnaie j'ai autant que toi", "j'ai même x euros de plus" et "encore assez pour porter l'argent restant des courses à y euros"...

De quoi faire cogiter en attaquant le pâté de maison !

Cela permettrait aussi de noter le prix de chacun de ses achats en sortant de chaque commerce. Ca ne sert à rien du tout pour l'effet de prédiction de la somme à l'instant indiqué, mais ça peut justifier autrement par contre le fait de noter en sortant de chaque commerce ce ce qu'elle vient d'acheter à l'instant. Car pourquoi noter ce qui est si simple à retenir qui vient d'être acheté ? Et ainsi surtout ça permet d'éloigner encore plus toute idée de prédiction des achats: avant de rentrer dans chaque boutique je peux être censé noter n'importe quoi: une pensée poétique ou un avis sur l'amabilité de chaque commerçant, ou n'importe quoi qu'elle lira plus tard. Bref éloigner toute idée de prédiction de A (entrée dans le commerce) à Z (sortie du commerce), pour mieux révéler cela une fois rentré tranquillement at home !

Au retour on peut additionner le montant des courses noté à chaque fois. "On en a eu pour xx euros. Ok au départ dans le porte monnaie il y avait yy euros, moralité il reste zz euros.

Et bien figure toi que dans cet autre porte monnaie laissé ici il y a, hormis de l'argent, une triple prédiction..." -> et d'enchainer donc sur la routine pré décrite sur la base de ces zz euros restants...

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Sympa les idées merci :)

Est ce que tu as par hasard une référence pour:

Vous savez le genre routine "dans mon porte monnaie j'ai autant que toi", "j'ai même x euros de plus" et "encore assez pour porter l'argent restant des courses à y euros"...

Merci

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Est ce que tu as par hasard une référence pour:

Vous savez le genre routine "dans mon porte monnaie j'ai autant que toi", "j'ai même x euros de plus" et "encore assez pour porter l'argent restant des courses à y euros"...

Cela me dit rien, cependant je connais une routine où vous prédisez la somme qu'à la personne sur elle. Vous pouvez la retrouver dans Paramiracles (VF) p81.

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Merci,

je viens de regarder en effet dans Paramiracles p81, il y à une version de ce style. Que l'on retrouve sauf erreur de ma part dans un des DVD "Real secrets of magic " de Stone.

Cependant ce n'est pas tout à fait la routine que je recherche.

Merci quand même :)

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Antone, tu as ça entre autre dans:

- Fooler Doolers de Daryl dvd 1, "As many and As Much As You", son adaptation de la version de Jon Racherbaumer.

- Mental Magic de Barrie Richardson - Little Jackpot Coins p.205

- Dans un des tomes de l'Anthologie des tours de cartes automatiques de Richard Vollmer, mais je ne sais plus lequel, où c'est une version très intéressante avec le nombre de cartes à jouer coupées par le spectateur.

- Dans le cours de Cartomagie Moderne de Roberto Giobbi, tome 2, tour intitulé "Coïncidence miraculeuse", où là encore c'est la version avec des cartes à jouer et Giobbi indique:

"Le tour est une très légère variante d'un grand classique de la cartomagie intitulé "Une question de crédit et de débit", décrit (entre autres) dans la Prestidigitation du XXè Siècle".

Et ça doit se retrouver dans 40 000 autres références vu les 500 000 trucs qui sortent chaque année.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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