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Merci alex, je crois qu'on s'est compris. Même si pour ma part je ne m'aventurerais pas dans des explications psychologiques.

Je ne montrerais pas non-plus un tel mépris pour le nouvel ouvrage de M. chelman, et c'est porquoi je lui serais grés de m'en faire parvenir un exemplaire à sa sortie. Faisant partie d'une certaine ellite de la magie, j'estime que j'y ais droit et gratos en plus (ce qui me permettras d'apporter quelques corrections, non à l'orthographe biensur mais au fond)

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Publié le

Il ya plusieurs années quand j’ai vu « Duo Absolon » faisait son N° avec les apparations des clés, je me suis dit, ça c’est de la magie que j’ai rêvé de présenter, de la magie basé sur un théme, puis venu « D.Copperfield » qui a fait beaucoup plus, de la magie théatrale, avec des scénarios : d’une bague empruntée, il a fait presque un film, je me suis dit: Oh que c’est beau tout ça ! pourrais-faire pareil avec un minimum de matériel ? puis arrive enfin « Paul Daniels » qui lui faisait de la magie à l’ancienne, de l’animation magique avec plein d’humour, je me suis dit : ça y est cette fois j’ai trouvé ce qu’il me faut Conclusion c’est les trois ensembles … A mon avis,(si je ne me trompe pas), la magie doit être construite sur ces trois piliers : un théme, du théatre, et à la fin animation, travailler en compagnie d’une ou de plusieurs partenaires ne peut qu’aider à réaliser tout celà

Juste un petit exemple qui me viens à l’esprit à propos du journal déchiré : vous êtes à deux sur scéne, le magicien est entrain de lire un journal, la partenaire essaie de l’aborder par des va et viens devant lui, pour le séduire, celui ci semble l’ignorer, agacée elle lui arrache le journal, qu’elle déchire un bout en le replaçant entre les feuilles « L. Burton »,( ma meilleure version ), le magicien reprends son journal, le déplie et continue à lire, la partenaire semble étonnée, lui reprends encore une fois ce journal, prends un verre de lait et lui verse ce liquide entre les pages, le magicien récupére son journal et continue toujours à lire, on a crée une situation théartale et magique , grâce à cet enchainement de tours. Chacun de ces deux personnes a joué un rôle. Je pense qu’avec des bons enchainements, on évite d’être traité de soit disant « démonstrateurs de trucs ».Le sujet est long et vaste, je dois m’arrêter. Excusez toujours mon français qui n’est pas bien littéraire.

Publié le

("Il faut créer une SITUATION qui va justifier leur existence.

C'est l'histoire, le scénario.")

C'est, je crois, ce que J-J Sanvert appelle «la logique de

l'impossible»: trouver un scénario qui justifie «logiquement»

les différents effets. Question bête: y a-t-il réellement une

différence dans la réaction du public, selon qu'il assiste

à un tour «gratuit» ou à un tour «scénarisé» ? (point de

vue bassement pratique: est-il utile de se «prendre la tête»

pour essayer de trouver une logique à ce qu'on fait ?)

C'est peut-être, en tout cas, un moyen pour détourner

l'attention face aux questions du genre «comment tu l'as

fait ?» (cf fil récent sur ce sujet).

[ 12 Mars 2003, 21:04: Message édité par : apokrif ]

  • 10 années plus tard...
Publié le
Pour mon premier lancement de débat sur VM, déjà 30 réponses. Je n’en espérais pas tant.

Tu n'espérais pas non plus 29690 visites à l'époque hein ?

Et ce sujet de 2003 était ce jour de février 2014 en fin de liste de ce forum, dommage. Hop, un coup de baguette magique et le revoilà en tête :D !

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    • Ah ouais ! Wow Thierry ! 🙂 Je ne suis pas triste d'avoir bifurqué sur cette métaphore ombre et lumière ! 🙂 Et merci à Christian de l'avoir remise sur un terrain purement physique, cela permet ces développements forts intéressants ! 🙂 Et oui : une métaphore n'a précisément pas pour fonction de décrire le réel avec la précision du vocabulaire scientifique. Elle permet de faire circuler une idée d'un domaine à un autre. Je comprend, aussi, que cette métaphore ombre / lumière puisse être comprise de manière binaire bien / mal. Pourtant, comme tu l'expliques très bien, Thierry, l'ombre n'est pas plus le mal que la lumière n'est nécessairement le bien. L'ombre peut être l'inconnu, l'inconscient, le mystère, la limite, l'altérité, ce qui échappe encore à notre compréhension. Et la lumière peut être la connaissance, la conscience, la vérité. Mais aussi (lorsqu'elle devient absolue) l'aveuglement ! Une lumière qui supprimerait toute ombre ne nous permettrait peut-être plus de voir davantage : elle pourrait au contraire nous empêcher de voir. J'aime bien aussi cette citation que j'ai lu quelque part mais dont je ne retrouve plus l'auteur, ça dit quelque chose comme : L'ombre n'est pas l'absence de lumière, elle est ce qui nous permet de voir que la lumière éclaire.
    • Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a  un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide.  Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice.  Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants.  Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
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