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Publié le

Je cherche des sources pour ce genre de truc.

[video:youtube]

Je me souviens d'avoir vu Mirouf en présenter une version très drôle avec des gâteaux (Mais je ne suis pas aussi gourmand que lui, le gobeur de flan le plus rapide du monde), j'ai aussi vu une vidéo de Paul Daniels avec des verres d'alcool (c'est déjà plus dans mes cordes).

Qui est à l'origine de ce principe ?

Dans quel(s) livre(s) en trouve-t-on la description ?

Merci de vos lumières !

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Publié le

Hello Bill

Pour construire ce type d'effet, le plus simple est de commencer par la fin.

Supposons que tu veuilles faire un tour, je ne sais pas moi, en tant que magicien invité dans une association de défense de la cause animale. Tu pourras faire éliminer des cartes "vilains chasseurs" (c'est juste un jeu hein !, et là c'est pour l'exemple) et d'un autre côté sélectionner de "gentils animaux" (même si dans la nature ils peuvent se révéler de terribles bêtes sauvages, je sais).

Des tas de combinaisons sont possibles mais, je le répète, commence par la fin. Tu sais qu'il doit te rester une carte importante pour la chute (par exemple une carte "Brigitte Bardot"). Ajoute ensuite sur "Brigitte" une carte "vilain chasseur" (ça peut être des images d'armes : fusils, cartouches, couteaux ou des pièges à loup, des nasses, des collets, etc.) et épelle à l'envers tout en faisant passer les cartes à l'envers aussi, tu obtiendras ta position de départ pour le tour lorsqu'il ne reste que deux cartes. Ajoute ensuite sur celle-ci une carte "animal" (un "zenti" phoque ?), ou que sais-je ?, et monte ainsi au fur et à mesure ton tour dit "de petit paquet" en fonction de ce qui t'intéresse, avec des rebondissements comme le clown dans la vidéo que tu as mise en lien...

Voilà...

:)

Publié le

Merci Christian pour ton aide. En fait, remonter le tour n'est pas un problème. Et en faire une nouvelle version, en respectant le nombre de lettres est assez simple.

Mais j'aimerai bien connaitre l'inventeur du concept.

PS: Je fais une version avec civet de lièvre, foi gras, et saucisse arverne !!! :D

Publié le (modifié)

Voila la source la plus ancienne que donne Max Maven en ouverture de sa description du modus de "Ronde" (routine basée sur le même principe mais ou les cartes sont placées sur la table type horloge) parue dans Le Magicien numéro 137 de 1995:

Professeur Hoffmann dans More Magic, 1889.

Mais il précise que ce type de tour est antérieur à cette parution.

Sources de développement de l'effet:

The last drink de Stewart James dans Tops d'octobre 1962.

Puis:

Tom sellers, Jacob Daley, Martin Gardner, Georges Sands, Mitsunobu Matsuyama, Robert Neale ... mais sans les parutions.

Modifié par dub

Circulez !

Publié le (modifié)

Bonsoir,

Je n'ai pu regarder jusqu'au bout cette vidéo lamentable, mais je pense voir de quoi il s'agit. L'histoire de ce tour, bien connu des amateurs de curiosités mathématiques, est passionnante. Sa présentation a pendant des siècles eu un sens politique et religieux affirmé... en voici un bref panorama historique et géographique :

Vers 1500 en Italie, Luca Pacioli (mais ce n'est sans doute pas le premier) décrit le principe et l'applique à un équipage comprenant des juifs et des chrétiens. Pour des raisons impérieuses de survie, les marins procèdent à un choix supposé aléatoire de victimes qui sont jetées à la mer. Bien sûr, c'est toujours des membres de la même communauté religieuse qui sont désignés par le sort ("De giudei Chri'ani in diversi modi et regole a farne quanti si vuole", De Viribus Quantitatis, Bologne, Bibliothèque universitaire, Cod. 250, fol. 99r-102r).

On retrouve ensuite le principe tout au long des siècles. En 1626 en France, il s'agit d'un des premiers problèmes mathématiques que Leurechon pose dans son ouvrage... avec des chrétiens et des Turcs. Bien entendu, le capitaine chrétien s'arrange pour jeter à la mer tous les Turcs ("Disposer autant d'hommes ou d'autres choses qu'on voudra, en telle sorte que rejetant toujours d'ordre le 6, 9, 10 ou le tantième qu'on voudra, jusqu'à un certain nombre, restent seulement ceux qu'il vous plaira", Récréation mathématique, Pont-à-Mousson, 1626, p. 7).

En 1650 en Egypte, Ahmad al-Qalyoubi transpose le problème à un équipage de musulmans et de polythéistes. Ces derniers font les frais de la ruse mathématique du capitaine. L'ordre dans lequel les personnes doivent être disposées au départ est joliment déduit d'un court poème en arabe ("Comment choisir une victime", Le Fantastique et le quotidien, trad. R. Khawam, Paris, 1981, p. 109).

En 1733 en Espagne, Pablo Minguet dissimule à peine la connotation du tour en mettant sur un bateau des chevaux blancs et noirs. Les chevaux noirs tombent à l'eau ("Juego de hacer con naipes un navio cargardo con treinta cavallos, quince de blancos, y quince de negros, y contando el numero de nueve, hacer que todos los negros vayan al mar", Engaños a ojos vistas, Madrid, vers 1733 p. 152).

Enfin, Carlo Antonio en 1759 remet les pieds dans le plat avec les chrétiens et les Turcs ("Quinze Chrétiens & quinze Turcs se trouvent sur mer dans un même vaisseau", Trésor des jeux, Genève, 1759, p. 92), tandis que Guyot en 1769 édulcore définitivement le tout avec des soldats déserteurs à punir ("Disposer trente soldats qui ont déserté & dont quinze doivent être punis, de manière cependant qu'on en puisse sauver quinze à son choix en les comptant de suite, & rejettant toujours le neuvième", Nouvelles récréations physiques et mathématiques, vol. 2, Paris, 1769, p. 229).

Tout ça pour dire que quand le Professeur Hoffmann décrit le même principe en 1890 pour faire sortir les cartes au fur et à mesure de l'épellation de leur valeur ("The 'Spelling' Trick", More Magic, Londres, 1890, p. 31), le tour est certes lavé de tout soupçon raciste, mais il manque aussi cruellement d'épaisseur dramatique... ne parlons pas d'un gars qui reprendrait cet héritage multiséculaire et chargé de sens pour faire apparaître des souris, des têtes de clown et des étoiles sur des cartes jumbo...

p.

Modifié par Plick
Publié le

merci plick

j'ai vu la version avec les verres d'alcool. c'est plutôt drôle. le spectateur tombant à chaque fois sur le verre de jus d'orange et se retrouvant avec l'addition à la fin. cela dit l'effet manque cruellement d'interactivité, les alcools étant épelés dans un ordre précis choisi par le magicien.

mais j'ai réfléchi à obtenir un effet bien meilleur : le spectateur choisit ce qu'il veut : tombe sur la carte "jus d'orange" et le magicien épelant à son tour tombe sur l'alcool choisi ! le tour ne devient plus vraiment automatique : utilisation de deux cartes "jus d'orange" (une étant empalmée à la fin), LD, filage, selon les choix, mélange classificateur (avant le choix du spectateur!), et un gros effort de mémoire pour retenir ce qu'il faut faire selon les cas. bref pas simple du tout, et je n'ai pas encore réussi à couvrir tous les cas possibles. mais j'y travaille...

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses ...

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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