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Je tiens à préciser que ce que je vais dire n’est pas une attaque personnelle contre Doug Conn, que je respecte en tant que magicien et vendeur. C’est davantage une réflexion sur une façon de faire qui, à mes yeux, pose question dans notre art.

 

J’ai regardé une vidéo dans laquelle Doug Conn explique s’être acheté une imprimante 3D pour imprimer des tours de magie et les revendre. Je comprends parfaitement que chacun cherche à développer son activité, à innover et à trouver de nouvelles façons de créer. Mais je dois avouer que ce principe me dérange profondément.

 

La magie, pour moi, ce n’est pas simplement fabriquer un objet, le produire en série et le commercialiser. C’est aussi une histoire de créativité, de recherche, de réflexion, de présentation et de transmission. Derrière un tour, il devrait y avoir une véritable démarche artistique, une idée travaillée, une expérience pensée pour le spectateur.

 

Avec l’impression 3D, on peut fabriquer des choses extraordinaires, et je ne remets absolument pas en cause l’intérêt de cette technologie. Ce qui me gêne, c’est lorsque la fabrication devient presque l’essentiel de la démarche, au détriment de ce qui fait la richesse et l’âme de la magie.

 

J’ai parfois l’impression qu’on s’éloigne de plus en plus de l’artisanat et de la création magique pour aller vers une logique de production et de vente. Et personnellement, je trouve que cela fait perdre une partie de ce qui rend notre passion si particulière.

 

Encore une fois, ce n’est pas contre Doug Conn en tant que personne. C’est la manière de faire qui me questionne. Je pense qu’on peut être un bon vendeur, un bon créateur et un bon magicien tout en conservant une certaine exigence sur le fond et sur la valeur artistique de ce que l’on propose.

 

Je serais curieux de connaître vos avis sur cette évolution. Est-ce que l’impression 3D représente pour vous une nouvelle forme d’artisanat magique, ou est-ce que vous partagez cette impression d’une magie qui devient de plus en plus industrielle ?

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Que l’utilisation d’une imprimante 3D serve à confectionner un appareil ou à fabriquer un tour de magie, pour un usage personnel ou professionnel, cela ne me pose aucun problème. Ce qui me dérange, c’est lorsque ces objets sont ensuite commercialisés comme des tours de magie artisanaux.

 

Pour moi, dès lors qu’on entre dans une logique de production en série, on s’éloigne de l’artisanat pour se rapprocher d’un véritable procédé d’usinage industriel.

 

Je fais une distinction entre cette démarche et le travail semi-artisanal que l’on peut retrouver dans la fabrication de certaines pièces, des Okito Boxes ou encore des gobelets. Dans ces cas-là, il y a un véritable savoir-faire humain derrière la confection : une maîtrise des matériaux, de la précision, des finitions et de l’ensemble des étapes de fabrication, de A à Z.

 

Avec une imprimante 3D, le processus est différent : on définit un modèle, on choisit les paramètres d’impression, la quantité de matière et le temps de fabrication, puis on lance la machine. Bien entendu, cela demande des compétences en conception et en modélisation, et je ne nie pas le travail qui peut se trouver en amont. Mais une fois le fichier prêt, la fabrication elle-même devient largement automatisée.

 

C’est cette différence qui me gêne lorsque le produit est présenté et vendu comme un tour de magie artisanal. À mes yeux, il ne s’agit plus du même rapport à la fabrication ni du même niveau de maîtrise manuelle.

 

Encore une fois, ce n’est pas une critique personnelle envers Doug Conn. C’est une réflexion sur cette façon de concevoir et de commercialiser la magie. Je trouve important de préserver une distinction entre un objet fabriqué artisanalement, avec tout le savoir-faire humain que cela implique, et un produit issu d’une fabrication automatisée en série.

 

L’impression 3D est un outil formidable, mais pour moi, elle ne suffit pas à faire d’un objet un produit artisanal. Et c’est précisément cette nuance qui me semble essentielle lorsqu’on parle de magie et de création.

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  • Thomas changed the title to Doug CONN et son imprimante 3D

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    • Que l’utilisation d’une imprimante 3D serve à confectionner un appareil ou à fabriquer un tour de magie, pour un usage personnel ou professionnel, cela ne me pose aucun problème. Ce qui me dérange, c’est lorsque ces objets sont ensuite commercialisés comme des tours de magie artisanaux.   Pour moi, dès lors qu’on entre dans une logique de production en série, on s’éloigne de l’artisanat pour se rapprocher d’un véritable procédé d’usinage industriel.   Je fais une distinction entre cette démarche et le travail semi-artisanal que l’on peut retrouver dans la fabrication de certaines pièces, des Okito Boxes ou encore des gobelets. Dans ces cas-là, il y a un véritable savoir-faire humain derrière la confection : une maîtrise des matériaux, de la précision, des finitions et de l’ensemble des étapes de fabrication, de A à Z.   Avec une imprimante 3D, le processus est différent : on définit un modèle, on choisit les paramètres d’impression, la quantité de matière et le temps de fabrication, puis on lance la machine. Bien entendu, cela demande des compétences en conception et en modélisation, et je ne nie pas le travail qui peut se trouver en amont. Mais une fois le fichier prêt, la fabrication elle-même devient largement automatisée.   C’est cette différence qui me gêne lorsque le produit est présenté et vendu comme un tour de magie artisanal. À mes yeux, il ne s’agit plus du même rapport à la fabrication ni du même niveau de maîtrise manuelle.   Encore une fois, ce n’est pas une critique personnelle envers Doug Conn. C’est une réflexion sur cette façon de concevoir et de commercialiser la magie. Je trouve important de préserver une distinction entre un objet fabriqué artisanalement, avec tout le savoir-faire humain que cela implique, et un produit issu d’une fabrication automatisée en série.   L’impression 3D est un outil formidable, mais pour moi, elle ne suffit pas à faire d’un objet un produit artisanal. Et c’est précisément cette nuance qui me semble essentielle lorsqu’on parle de magie et de création.
    • D'accord, je vois comment tu fais, merci pour les extraits!
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