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Depuis plusieurs années, la chercheuse Vanessa Codaccioni enquête sur les dispositions d’exception qui grignotent peu à peu nos libertés publiques. Son dernier livre porte sur les détecteurs de mensonges. De plus en plus perfectionnés, adossés aux neurosciences, ils ont conquis 60 pays dans le monde. Dans plusieurs États, y compris en Europe, ils sont utilisés par la justice. Rencontre avec cette passionnée qui nous met en garde contre une société en recherche toujours plus grande d’une forme d’aveu, mais à quel prix ?

https://www.actu-juridique.fr/international/droit-compare/vanessa-codaccioni-les-detecteurs-de-mensonges-sont-en-pleine-expansion/

Modifié par Stéphane BERTHO
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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

  • 3 weeks plus tard...
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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https://www.lexpress.fr/sciences-sante/affaire-des-viols-de-mazan-les-theories-fumeuses-des-experts-mobilises-dans-le-proces-pelicot-BE2FEKK2M5HM7DDV3KBGG72BJE/

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Dans ses expertises, Bruno Daunizeau indique en effet s’intéresser aux "micro-expressions et autres signaux corporels involontaires", des "indicateurs précieux", selon lui, pour "comprendre l’état émotionnel d’une personne à un moment donné". Au procès des viols de Mazan, le président de la cour l’a d’ailleurs questionné sur la possibilité d’évaluer la sincérité de Gisèle Pélicot, ce à quoi l’expert a répondu que des signes, comme "les yeux qui bougent en permanence" ou "les mains moites", témoignaient chez elle d’"un facteur d’insincérité assez bas".

 

Dans le cas où Bruno Daunizeau ne pourrait serrer la main d’une personne pour vérifier sa moiteur, le psychologue a imaginé un autre test, qui "consiste à poser la main sur une feuille de papier et à observer si elle y adhère", développe-t-il. Mais pour Frédéric Tomas, docteur en psychologie, maître de conférences à la Tilburg University aux Pays-Bas et spécialiste du mensonge, "les micro-expressions, si tant est qu’elles existent, n’ont pas de rapport direct avec les émotions exprimées ni avec la duperie".

 

Les mains moites, par exemple, peuvent aussi bien s’expliquer par "de la nervosité que par une sudation extrême pathologique (l’hyperhidrose) ou contextuelle (environnement humide et chaud)", note-t-il, "autant de raisons pour lesquelles une feuille collerait soi-disant à la paume d’une personne". "Le discours de cet expert psychologue démontre, une fois de plus, le fossé qui subsiste entre la pratique clinique ‘à la française’, principalement étayée sur l’intuition ou l’expérience, et une pratique basée sur des preuves issues de la recherche scientifique", appuie Mickaël Morlet Rivelli, qui défend depuis plusieurs années un contrôle méthodologique des experts judiciaires, comme aux Etats-Unis.

 

 

« Septante Minutes Avec Frédéric Tomas - Mensonges et menteurs » (universitaire cité dans l'article):

 

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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

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Frédéric TOMAS est actuellement une des références majeures sur le sujet en Europe.

J'ai participé à la soutenance de sa thèse, à une formation qu'il a donné et j'ai lu son livre (livre référence sur le sujet), c'est une vraie référence scientifique sur le sujet épineux de la détection du mensonge.

Ce n'est pas la première fois que des "experts" utilisent des idées reçues sur le mensonge et se plantent complètement.

Pamela MEYER au Canada fait des tedX sur le sujet, utilisant les mêmes contenus, basés sur... pas grand chose.

Et bizarrement, malgré sa notoriété, c'est pas elle que les services de police appellent lorsqu'il y a des confrontations à mener.

Frédéric TOMAS a travaillé avec plusieurs services de police, mené des entretiens avec eux, et a été confronté à la réalité du terrain, croisant celle-ci avec ses données scientifiques.

A une autre échelle, Marwan MERY, est également une référence.

Son ouvrage "Vous mentez" est destiné à un public plus large que l'ouvrage de TOMAS ("Le Mensonge" co écrit avec deux autres auteurs dont Hugues DELMAS, lui aussi doctorant sur le sujet est pour un public un peu plus averti).

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Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

  • 6 months plus tard...
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À l'aide de l'intelligence artificielle, des chercheurs de Meta, la maison mère de Facebook, ont réussi à lire des phrases entières dans les pensées d'une personne, à l'aide d'un scanner.

https://www.francetvinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/intelligence-artificielle-des-chercheurs-parviennent-a-lire-dans-les-pensees_7159464.html

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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

  • 11 months plus tard...
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https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/good-morning-business/culture-ia-l-ia-nouveau-detecteur-de-mensonges-02-03_EN-202603020113.html

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Ce lundi 2 mars, une IA capable de déceler les mensonges des hommes politiques nous a été présentée par Anthony Morel, dans Culture IA, dans l'émission Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

 

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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

  • 3 weeks plus tard...
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https://undark.org/2026/03/25/lie-detection-polygraph-accuracy/

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Polygraphs Aren’t Very Accurate. Are There Better Options?
Research is identifying alternative methods to the polygraph, but some doubt whether true lie detection is possible.

 

"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

  • 2 months plus tard...
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Suggestion un peu sibylline pour évaluer la crédibilité de demandeurs d'asile:

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Un policier mobilise sa connaissance des signes physiques du mensonge (en regrettant qu’on ne voit pas les pieds des demandeurs) ou des réseaux sociaux ; il faut, par exemple, « vous renseigner sur l'épouse »

 

 

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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

Publié le (modifié)
Il y a 21 heures, Stéphane BERTHO a dit :

J’ai demandé à ChatGPT de synthétiser dans ce rapport de 320 pages ce qui est relatif au mensonge

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Même si le rapport n’est pas centré sur le mensonge, cette question apparaît comme un enjeu structurant de la justice de l’asile : comment distinguer un récit authentique d’un récit fabriqué alors que les preuves matérielles sont souvent rares.

L’idée principale

À la CNDA, la décision repose largement sur l’évaluation de la crédibilité du récit du demandeur d’asile. Les juges, rapporteurs et assesseurs doivent déterminer si l’histoire racontée est suffisamment cohérente et plausible pour justifier une protection. Cela crée une tension permanente entre :

la nécessité de détecter les fraudes ;

le risque de rejeter un récit vrai mais incomplet, confus ou traumatique.

Le rapport montre que cette tension est accentuée par la pression quantitative et les logiques de rendement.

La « culture du soupçon »

Les auteurs évoquent indirectement une forme de suspicion institutionnelle qui traverse l’asile depuis plusieurs décennies. Le demandeur doit souvent convaincre sans disposer de preuves objectives, ce qui place son récit sous examen permanent. Cette logique conduit certains acteurs à rechercher les incohérences comme indice de mensonge.

Le paradoxe du récit

Le rapport souligne un problème classique :

si le récit est trop vague, il paraît peu crédible ;

s’il est très détaillé, il peut paraître appris ou construit.

Autrement dit, le demandeur est parfois pris dans une double contrainte où chaque forme de narration peut susciter le doute.

Le traumatisme complique l’évaluation

Les auteurs rappellent que les exilés peuvent avoir des difficultés à raconter leur histoire de façon linéaire :

trous de mémoire ;

confusion chronologique ;

hésitations ;

variations entre plusieurs auditions.

Ces éléments peuvent être interprétés comme des incohérences alors qu’ils peuvent résulter du traumatisme, de la peur ou de problèmes de traduction.

Ce que critique le rapport

Le rapport ne dit pas que les juges cherchent systématiquement à piéger les demandeurs. En revanche, il montre qu’une justice soumise à une « routine de crise » risque de favoriser des évaluations rapides de crédibilité et donc de renforcer la place du soupçon dans la décision.

En une phrase

Pour les auteurs, le problème central n’est pas tant le mensonge des demandeurs que la difficulté institutionnelle à distinguer le faux du vrai dans un contexte où la preuve manque souvent, où le traumatisme brouille les récits et où la pression de productivité renforce la logique de suspicion.

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
Le 19/06/2026 à 11:37, Christian GIRARD a dit :

si le récit est trop vague, il paraît peu crédible ;

s’il est très détaillé, il peut paraître appris ou construit.

 

Citation

Scène de la « leçon de critique » (d’Étienne Lousteau à Lucien de Rubempré) 
Transcription1
 (extraite du film Illusions perdues de X. Giannoli, 2021) 
Lucien : Étienne, je ne peux pas dire du mal de ce livre, il a une force, il a un vrai talent ce Nathan ! 
C’est inspiré, sincère, jamais convenu ! 
Étienne (soupirant) : S’il-te-plait… 
Lucien : Je t’assure ! Il est toujours à la bonne distance par rapport à son sujet !
Étienne : pfff… 
Lucien : Tiens, écoute la dernière phrase : « je n’espère plus rien et je commence à vivre… ».
Étienne s’esclaffe : Ah ah ah ! 
Lucien : C’est beau, on dirait du Corneille ! 
Étienne : Il l’a certainement piquée à Corneille d’ailleurs… 
Lucien : Comment tu veux que j’en dise du mal ? 
Étienne : Mais on peut toujours dire du mal, c’est juste une forme d’esprit à prendre, dit-il en buvant 
une gorgée de champagne. 
Lucien : C’est-à-dire… ? 
Étienne (rieur) : Je vais te raconter une histoire : un jour, deux critiques sont sur une barque, sur le lac 
de Tibériade, en Terre Sainte et soudain, le Christ apparait. Un critique se penche alors vers l’autre et 
dit « T’as vu ? Il sait même pas nager ! »
Ils rient. 
Étienne : Si le livre et émouvant, tu dis qu’il est complaisant. S’il a un style classique, qu’il est 
académique ; s’il est drôle, il est superficiel ; s’il est intelligent, il est prétentieux ; s’il est inspiré, il est 
racoleur ! Puis, tu déroules… 
Lucien rit de bon cœur et se prend au jeu. 
Lucien : Si le récit est bien construit, il est prévisible ! Si l’auteur a du style, c’est pour cacher qu’il n’a 
rien à dire ! 
Ils rient. 
Étienne : Tu peux t’en prendre à la longueur aussi, ça fait toujours mal ça. Tout est toujours trop 
long… donc confus, pas maitrisé. On ne comprend pas où l’auteur veut en venir, est-ce que lui-même 
le sait, d’ailleurs ? 
Lucien : Et en même temps, si c’est maitrisé, ça manque de folie … 
Étienne : Oui, et si c’est fou, c’est incohérent ! 
Ils rient encore plus fort. 
Étienne : Allez on y va ! On s’en occuper du Nathan !

 

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"Le futur existe parce que le passé n'a pas encore compris le présent" (David Coudyser).

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    • Contrepèterie du jour, directement tirée de l’une de Jacques Antel dans Le Tout de mon cru :  Le Traducteur magique n’est pas un recueil de vers à l’envi. 
    • L'idée de cette petite capsule m’est venue en regardant et en étudiant des tours de cartes classiques (si, si, cela m'arrive !). J’y ai vu plusieurs routines utilisant des cartes dites « jumelles », comme les deux valets noirs. Mais en tant que spectateur, je n'ai jamais trouvé cela très magique, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. En poussant ma réflexion, je me suis dit que c'était parce qu'il n'y avait aucun lien assez fort entre deux cartes jumelles pour susciter mon intérêt ou ma curiosité, en dehors de la simple « coïncidence ». J'ai donc immédiatement exclu le support des cartes à jouer pour chercher ce qui s'assemblait naturellement par paire tout en créant de l'émotion. Rapidement, une idée s'est imposée : les amoureux, les amants... et plus particulièrement ceux des amours impossibles, issus des romans et des tragédies théâtrales. Mon ambiance était posée. Concrètement, le matériel se présente sous la forme d'un petit livret contenant de nombreux portraits d'amoureux maudits célèbres. Le magicien en pose quatre sur la table, face cachée. Il demande alors au spectateur d'utiliser son intuition et le temps qui passe pour rassembler ces amants séparés. Le magicien égrène le temps à rebours, de 10 à 1, en posant les portraits. Le spectateur l'arrête quand il le souhaite, avec la possibilité de changer d'avis et de « remonter le temps ». Le magicien distribue alors le nombre de cartes choisi et positionne un portrait face visible à côté de celui posé au départ. L'opération est répétée quatre fois. On retourne ensuite les quatre portraits cachés du début : tous les couples mythiques ont été parfaitement reformés (Roméo et Juliette, Rodrigue et Chimène, Roxane et Cyrano...). Mais ce n'est pas fini ! Sur les quatre paquets formés devant les couples, on retourne la première carte : elle correspond exactement à la pièce de théâtre dont est issu chaque couple. L'intuition du spectateur était totale. Enfin, pour le climax : on révèle que tous les autres portraits du livret sont devenus... totalement blancs ! Côté fabrication, c'est un petit support façon livre d'opéra en velours rouge avec un lacet en cuir et ses portraits de personnages. Une mini-capsule narrative, que je trouve élégante et percutante, qui tient facilement dans la poche. Je vous présentera la démonstration lors de l'Apéro Magique #296 ce lundi soir (et les explications en After). « Au théâtre, l’amour a souvent pour compagnon le temps... et la tragédie. Certains êtres sont faits pour s'aimer, mais tout dans l'univers semble s'évertuer à les séparer. On croit leurs histoires gravées dans les livres, figées par les mots d'un auteur. Pourtant, il existe une empreinte invisible, une forme d'attraction magnétique entre ces âmes maudites. Aujourd'hui, nous ne allons pas jouer avec le hasard, mais avec votre propre sensibilité. Sans le savoir, vous allez réunir ce que le temps et le destin ont déchiré. »
    • Retour aux sources est un livre d’une grande qualité pour les passionnés et amateurs de beaux ouvrages. La densité et la qualité des références bibliographiques y sont impressionnantes. C’est un livre qui prend toute sa valeur quand on possède déjà un petit fond d’ouvrages magiques. Personnellement, cette lecture m’a permis d’avoir un vrai déclic et de enfin comprendre toute l’importance et la portée du classique de Paul LePaul — qu’un grand magicien belge me vantait pourtant depuis des années ! Une lecture extrêmement enrichissante.
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