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A l'occasion de sa dernière réunion avant l'été, le Cercle Français de l'Illusion vous ouvre ses portes ce vendredi 10 juin à 20h45. La réunion est animée par les membres qui se mettront sur leur trente-et-un pour offrir une soirée divertissante.

Dîner au Self avant la réunion vers 19h et bar à l'entracte pour ceux qui le veulent.

C'est au FIAP, 30 rue Cabanis, salle Lisbonne, métro Glacière.

Hervé LE MARCHAND, président du cercle.

Modifié par Thomas THIEBAUT
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Publié le

Désolé Tom, j’ai pô d’ photos tongue.gif, mais bon, je me colle au CR pendant que mes souvenirs sont encore frais. Vendredi 10 juin 2005, donc, soirée porte ouvertes au CFI. Comme prévu, j’y étais :D.

Animée de main de maître par un 72eme dan de cabaret ;), Jean-Claude Roger, ce fut une excellente soirée à tous points de vue. Homme de music-hall, formé sur le terrain (qui recouvre à peu près tous les cabarets, hôtels et restaurants du monde : Paris, Berlin, Joahnnesburg, Moscou, Rio de Janeiro, etc.), Jean-Claude est un professionnel adorable et disponible, cela se voit, s’entend et surtout s’apprécie. Entre humour et poésie, la performance de « Roger » y a été pour beaucoup dans la réussite de cette soirée. C’est mon avis et je le partage :D.

Au menu, plaisanteries, taquineries, accordéon, chansons, tours de magie et un extraordinaire numéro de cloches, sans oublier, bien sûr, la performance finale : Jean-Claude, après avoir demandé une douzaine de rimes aux spectateurs présents (chacun devait donner un couple du style « champagne/campagne », par exemple), compose en direct une chanson rigolote qui a du sens. Ovations.

Passons maintenant aux numéros les plus marquants de la soirée :

- Alain Roche se propose de faire choisir simultanément trois cartes (géantes) à trois spectateurs parmi un jeu mélangé et d’en révéler la valeur de trois façons différentes : comme un mentaliste, comme un cartomane et enfin, à l’aide d’un procédé mathématique. Tour simple, direct et interprété avec toute la gentillesse qui lui est coutumière, Alain a ouvert la soirée par une excellente mise en bouche ;)

- Le mage « Artium » a souhaité, quant à lui, nous faire part de plusieurs expériences de parapsychologie et de mentalisme : divinations de cartes, d’un prénom écrit secrètement sur un papier puis déchiré par le mage pour finir par l’éclatement d’un ballon - tenu par un spectateur – à l’aide d’un couteau, le tout les yeux bandés. Un numéro à tomber par terre où le sérieux l’a sans cesse disputé à l’humour pince-sans-rire :grin:.

- Géraldy nous a ensuite exécuté un numéro de cabaret pur jus constitué de deux tours de cartes : les cartes qui rétrécissent ainsi que la carte à la corde (carte choisie par spectateur puis retrouvée dans un chapeau à l’aide d’une corde qui se noue autour de la carte en question). Interprété par un artiste dont on voit qu’il a été formé à l’école du cabaret : texte impeccable, sens aigu de la répartie et de la mise en boîte (excellent « mélange Villepin, cela ne sert à rien mais ça met en confiance » ), du très bon spectacle :D

- Pallas, mon idole, nous a présenté, comme à son habitude, un numéro époustouflant et bourré d’humour. Jugez plutôt : une spectatrice retire elle-même, librement, dix cartes d’un jeu pour les mettre dans une enveloppe scellée par ses soins et sur laquelle elle s’assoit. Tout cela bien sûr sans que le magicien ne touche à quoi que ce soit. Un second spectateur, situé à trois mettre de là, retire à son tour dix cartes du même jeu. Parmi ces dix cartes, il en fait choisir trois à trois spectateurs différents, note leurs valeurs puis les reprend et met ensuite les dix cartes dans une enveloppe. Tout cela encore sans intervention du magicien. Les deus spectateurs sur scène ont compté eux-mêmes les cartes qu’ils ont mises dans leurs enveloppes respectives et se sont assis dessus.

Trois gestes magiques plus tard, sans que le magicien ne touche les enveloppes, le spectateur déchire son enveloppe : elle ne contient plus que sept cartes, tandis que celle de la spectatrice en contient maintenant treize… Les trois cartes supplémentaires sont celles choisies par les spectateurs. Rideau et ovations. Normal pour le miracle de la soirée :D !

Enfin, parmi les autres numéros marquants de la soirée, pêle-mêle, et si je n’ai pas retenu les noms veuillez par avance m’en excuser, nous avons pu voir un Mimosa encore plus clown qu’a son habitude avec en prime une belle lévitation empruntée à Andrew Mayne (si je ne m’abuse), puis un très beau numéro de billet signé, perdu et retrouvé dans un flacon parfaitement scellé, lui-même enfermé dans un sachet de thé. Nous avons poursuivi par une belle routine de carte choisie, retrouvé pliée en quatre sous le pied d’une table pour glisser tout naturellement vers un très bon numéro de mentalisme comique – si, si ça existe :D – interprété par mes camarades Luc et Jean-Yves, très bons en mentalistes très sérieux mais… Complètement décalés ! Exécuté avec grande joie par nos deux amis, ce plaisir s’est rapidement communiqué aux spectateurs.

En résumé, une excellente soirée et à mon sens peut-être la meilleur de l’année où la magie l’a sans cesse disputé à la bonne humeur.

Plus largement, un grand merci à tous les membres du CFI pour la chaleur et l’amitié qu’ils ont semble-t-il érigé en pilier principal de notre cercle, peut-être avant même notre passion commune pour la Reine des Arts. Cela fait quatre environ que je l’avais sur le cœur, maintenant, au moins, c’est dit :D.

Bonnes vacances à tous !

Amitiés

:cool:

Woody

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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