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Salut à tous !

Allez un peu d'histoire. J'ai trouvé cet article par hasard en cherchant sur le Net le vrai nom de Frad Kaps (si qqun veut bien me le dire wink.gif )

Je m'excuse auprès de ceux que l'histoire de la magie n'intéresse pas. mais je ne savais pas où coller cet article marrant signé Michel Granger et parue dans le journal de Saône et Loire de "je-ne-sais-pas-quand". Donc :

Sur la scène d’un théâtre anglais, autour d’une table éclairée par 3 candélabres où une paire de menottes verrouillée est posée, une douzaine de personnes ont pris place, des Américains, des Britanniques, un Italien… En sourdine, une musique : celle d’un film sur les vampires. Tout le monde attend…

Le retour de Houdini

Non, cela ne date pas du début du siècle lorsqu’il était usuel de se réunir de la sorte pour voir un médium camper des silhouettes dites « ectoplasmiques « et faire parler les morts. Nous sommes le soir du 30 octobre dernier, au 12 Stephenson Way, à Londres. The Magic Circle, l’association pour les magiciens de théâtre, reçoit, pour la première fois de son histoire, la Séance Officielle Houdini, 73e du nom.

Houdini spirite ?

Le célèbre artiste de l’évasion, qui pouvait faire ce qu’il voulait de son corps, mort en 1926 – ô ironie du sort alors qu’il se disait « immortel « – de péritonite suite à un coup anodin porté à l’estomac par un étudiant, est surtout connu pour la croisade furieuse qu’il mena contre les charlatans et les tricheurs dont il s’obstina à contrefaire les performances « spiritoïdes « et dénoncer toute origine médiumnique.

Ce que l’on sait moins, c’est que Houdini, malgré sa chasse acharnée aux faux médiums, était fasciné par la survie après la mort.

Pour lui, c’était la plus importante question de toutes. Il se l’était d’abord posée avec peine à 15 ans lors de la disparition de son père. Et son intérêt pour le spiritisme s’était réveillé de plus belle à la mort de sa mère, en 1913.

Un magicien

parmi les spirites «

Dans son livre qui porte ce titre, Houdini montre toute l’ambivalence qui l’anime envers les médiums qu’il pourchasse. Il voudrait tant être convaincu que sa mère n’est pas totalement anéantie qu’il tente de communiquer avec elle par tous les moyens.

Que lui la star de la magie ne reçoive, en retour, pas le moindre signe en ce sens, tandis que le premier médium venu semble pouvoir le faire sans problème, explique son obstination forcenée à réduire à rien toutes les « preuves « qu’on lui présente comme telles et qu’il reproduit lui-même. Mais, par là même il se sent frustré, car il souhaite intimement qu’il y ait quelque chose de vrai dans les manifestations spirites. Et le fait de ne pouvoir s’en convaincre le torture.

Houdini et C. Doyle

C’est dans ce contexte ambigu qu’Houdini en 1919, se lie d’amitié avec Sir Arthur Conan Doyle, auteur des aventures de Sherlock Holmes. Le romancier, lui aussi, est bourré de contradictions : son fameux héros a un pouvoir de déduction formidable tandis que lui est incapable d’éventer les mascarades auxquelles il assiste complaisamment au cours de séances médiumniques qui ne sont en réalité que d’abusives tromperies.

Il en résultera cette situation incroyable : Sir Conan Doyle, persuadé que Houdini a des pouvoirs surnaturels, empêchera ce dernier de basculer dans le complet scepticisme au point que le magicien, au moment de sa mort prématurée, promit sur son lit d’agonie (sa vanité était immense écrira C. Doyle) qu’il ferait tout pour se débarrasser des liens de l’au-delà. Lui le champion de l’évasion saurait montrer qu’on peut s’échapper de la mort…

Retour en 1999

C’est pourquoi, depuis 73 ans, à chaque anniversaire de sa disparition, une séance est organisée par les fidèles de Houdini avec, sur une table, la paire de menottes du magicien qu’il a promis de venir ouvrir « en sortant du royaume des morts « (sic).

Les médiums les plus puissants de monde entier sont invités à tour de rôle à s’asseoir autour de cette table afin de tenter d’aider le « maître « à se dégager des filets de l’au-delà pour apporter la preuve de son retour en ouvrant les menottes.

A Londres, en octobre dernier, Lyn Guest de Swarte, éditeur de l’hebdomadaire spirite Psychic News, faisait partie du cercle. Et c’est elle qui titra : « Houdini revient à Londres «

Houdini es-tu là ?

Certes, les menottes sont restées closes ( !) mais, au cours de la séance, Mrs Guest de Swarte affirma de vive voix recevoir un message des mânes de Houdini parlant « d’un triple miroir «. C’est sur la paroi de la bouteille d’eau, placée devant elle, qu’elle détecta le phénomène. L’épisode fut filmé par une télévision italienne.

Au sortir du théâtre, tous les participants de la séance reçurent, pour commémorer l’événement, une petite boîte avec dedans, un cube en verre dont trois faces étaient coupées en biseau pour former un triangle.

« C’était presque identique à ce qu’Houdini avait projeté à travers moi sur le verre de la bouteille «. Et de raconter, dans Psychic News du 6 novembre 1999 : « Comment Houdini a prouvé sa survie avec des miroirs «.

Il est bien dommage que le magicien, en passant de l’autre côté, ait perdu son goût légendaire du spectaculaire.

Michel GRANGER

-=-=-=-=-=-=-=-=

Excusez-moi si c'est un peu long, mais je n'ai pas voulu résumer.

Magicalement.

Félix

Félix

L'art des choix

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En parlant d'Houdini, il passe 'Le mystere des fees' sur Cinema-Cinema (redif prevue ?).

C'est un film pas mal foutu ou une petite fille decouvre l'existence des fées. Elle va croiser le chemin du Roi de l'evasion et de Conan Doyle ... Bien fait, pas de noyade dans les effets speciaux... ambiance magique !

Ca resume bien l'etat d'esprit qui regnait en amerique entre les 2 guerres concernant magie et feerie.

A voir smile.gif

Atlante

"La réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire. Votre réalité est une illusion que votre perception a figée."

inspiré de Philip K.Dick.

Chris.

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A noter que ce film est bien plus proche de la réalité que celui de George Marshall avec Tony Curtis et Janet Leigh (1953)...Même si le film "avec Starsky" est moins resté dans l'histoire que celui avec Tony Curtis.

Seb.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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