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En ce qui concerne les tours de cartes basés sur les séquences de De Bruijn, je recommande le livre "Magical Mathematics" de Persi Diaconis et Ron Graham, Ed. Princeton University Press. Entièrement dédié au rapport entre Magie et Mathématique. C'est Richard Vollmer qui m'en avait conseillé la lecture. Qu'il en soit remercié.

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L'un des effets consiste à lancer dans le public (de personnes assises) un jeu de cartes (préalablement mélangé -par le magicien-) dans son étui et entouré d'un élastique pour éviter que les cartes sortent de l'étui. Le spectateur qui reçoit l'étui est prié de retirer l'élastique pour en sortir le jeu et le passer à son voisin qui est prié de couper (coupe complète chaque fois). Ce dernier passe le jeu à son voisin qui coupe aussi, et prélève la première carte qu'il met dans sa poche. Il passe le jeu à son voisin qui prélève aussi la première carte et la met dans sa poche, le processus se répète jusqu'à ce que cinq cartes aient été prélevées. Le dernier spectateur met le reste du jeu dans sa poche.

Le magicien demande à chacun des cinq spectateurs de prendre connaissance de sa carte. Le magicien prétend recevoir les pensées des spectateurs et demande au cinq spectateurs de former dans leur esprit une image de la carte prélevée et de la projeter mentalement vers lui. Le magicien semble en difficulté. Il demande alors à ceux qui ont prélevé une carte rouge de se lever et de se concentrer sur leurs cartes.

Le magicien nomme alors sans se tromper les cartes rouges. Il fait rasseoir les spectateurs et demande maintenant à ceux qui ont une carte noire de se concentrer sur leur cartes, cartes qu'il nomme maintenant sans la moindre erreur.

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    • Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a  un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide.  Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice.  Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants.  Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
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