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Comment gérer un club

Je suis membre d’un club de magie et comme la plupart des membres de club, on se demande ce que l’on fait là. Pour motiver les participants, on a décidé de faire des soirées thèmes : FP, comptages, cordes….

1er problème : motiver TOUT le monde pour présenter un tour. La plupart du temps, ce sont les mêmes qui se lancent et à la fin, y’en a marre.

2ème problème : dans un club, faut-il expliquer les tours que l’on présente ! Encore une fois, c’est toujours les mêmes qui dépensent de l’argent pour se documenter et du temps pour les travailler. La tentation de garder secret le tour qui nous semble génial après l’achat de 3 DVDs est grande alors que Monsieurquin’achètejamaisrien nous demande « comment ça marche ton truc ?». De plus, si l’on trouve un super boniment pour un classique de la magie, on est sûr que 2 ou 3 membres en font photocopie illico, ce n’est pas normal.

Si on doit sélectionner les membres motivés, ayant le respect du travail des autres, il ne reste pas grand-chose et le club devient plutôt un clan.

Personnellement, je commence à penser que les clubs sont des lieux de rencontre mais pas nécessairement un endroit où l’on améliore sa magie. Pourtant, on grandit bien plus vite à plusieurs. Malheureusement, le partage, le respect et la tolérance ne sont pas dans la panoplie de la plupart des magiciens, voire de la nature humaine.

J’aimerais avoir votre avis sur votre club et comment cela se passe.

Merci d’avance

Modifié par Thomas THIEBAUT
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Publié le

Je te rassure ton « impression » n’est pas isolé car de nombreux clubs ( magique ou non d’ailleurs ) fonctionne sur la bonne volonté de ses membres et il y a toujours un noyau dur d’acteurs et parfois les spectateurs sont bien plus nombreux ….que l’on voudrait.

Mais le premier animateur d’un club en est son président , c’est lui qui donne le tempo , fixe les règles et organise les réunions , il s’appui sur les élus de son bureau et les connaissances ou compétences de certains de ces membres .

Si il n’y a pas une certaine discipline ou organisation interne il n’y a aucune raison pour que ça marche bien !

Maintenant rien n’empêche de demander à certains « voyeurs » ou « pics assiettes » de faire aussi leurs preuves sous peine d’être exclu. Il est facile de reconnaître celui qui en est encore à ses débuts et hésite à passer le pas ..à celui qui est venu faire « sa garde robe » pour les arbres de noël .

Le France n’ échappe pas à la règle même au sein de l’ Afap il y a certaines réunions « fantômes » qui ne font pas honneur à notre discipline.

Dans les associations et les clubs il n’y a pas de règle pour réussir il y a seulement des gens de bonne volonté qui mettent leur temps et leur énergie au service d’une passion commune ….et il n’y a rien de facile n’y d’évident dans tout cela.

Tu ajoutes des attentes de magiciens parfois bien différents ….il faut de la persévérance pour gagner ce challenge !

" Rien n'est plus contagieux que l'exemple "

alors ne desespère pas !

Publié le

Azrael, les constatations que tu fais au sujet des clubs magiques est pour moi aussi une réalité ...

Un examen d'entrée, pas pour juger, mais plutôt pour aprécier le niveau d'interêt à la magie me semble une bonne première chose .

Ensuite, à chaque réunion ( ou au moins 1 fois sur 2 ) chacun des membres devraient être "obligés" de presenter au moins un tour, tour qui serait critiqué, dans le but de faire progrésser, non pour casser, ainsi, si c'est fait intélligeament et de façon vraiment constructive, ça donnerai envie à chacun de faire des tours, car les membres trouveraient un interêt à venir au club .

Je sais que c'est facile à dire et trés dur à faire vivre .

Celà dit, on trouve des gens trés bien dans les clubs, laisse de coté les critiques destructives et garde les critiques constructives de certains membres. N'explique pas systématiquement tout tes tours, ou du moins choisis les personnes auquel tu réserves les explications en "privée".

En général les mauvais éléves sont vite repérés ... il reste plus qu'à les éviter !

Ludo.

[ 02. Novembre 2003, 20:38: Message édité par : Magicludovic ]

Publié le

Je tenais également réagir au poste d’Azrael sur la façon de gérer un club, je suis le président de l’association « LES 78’TOURS » et c’est vrai qu’un club est très difficile à faire vivre. Trouver des thèmes qui plaisent à tout le monde et gérer les différences de niveau, les affinités. Il faut que ces réunions soit constructive et que chacun reparte avec une nouvelle technique, un nouveau tour, de nouvelles idées …. Plus facile à dire qu’à faire ! !

Personnellement je m’investi énormément dans cette association pour partager ma passion en proposant plein de choses aux membres : spectacles à tarif préférentiel, conférences, places pour assister à l’enregistrement du plus grand cabaret, accès à une vidéothèque et bibliothèque, soirée diverse, participation de magicien professionnel à certaine réunion (Romaric, Arthur TIVOLI, Peter DIN …), organisation d’un voyage à LAS VEGAS et d'un spectacle pour le mois de juin 2004. J’en suis à me demander si toutes ces choses que j’organise je ne devrai pas les faire pour moi plutôt que de me faire « » pour des gens qui en ont rien à faire, il n’y a rien de plus frustrant. On à beau proposer de nouvelle façon de fonctionner, ça ne marche jamais, je n’ai plus trop d’idée pour dynamiser ces réunions. On a proposé de faire des séances filmées, ça na pas marché, que chacun présente un tour et qu’on le travail ensuite, ça na pas marché, en plus comme chacun à ses préférences (cartes, pièces, balles éponge …) au bout d’une demi heure il y toujours un groupe qui parle d’autre chose que le thème choisi pour la soirée. Thomas à eu la gentillesse de créer une rubrique spécialement pour notre association, il n’y a jamais personne et il y a encore pleins d’autres exemples.

Heureusement qu’il certains membres qui participent activement à la vie de l’association, en venant à toutes soirées proposées (réunions, spectacles, sorties…) mais ces membres sont trop peu, on peut pas trop sélectionner les membres par leur motivation car on ne serai pas beaucoup, et une association ne peut vivre sans ses membres. Alors que FAIRE ? ? ? ! ! !

MAGICALEMENT

Arnaud

Publié le

Salut amis magiciens, ciennes!

Je suis le président de l'Illégal Magic Club depuis son ouverture (début septembre 2000) et je crois que je me suis toujours-jamais ennuyé!

Comme beaucoup de présidents (pas forcément que de club de magie), je ne fous pas grand chose! Mais bon, je fais ce que je veux 'chu l'président!!!!

C'est vrai que c'est un club qui ne ressemble pas aux autres (entrée gratuite, pas d'examen, pas de cotisation, le lieu est public, les horaires nocturnes: minuit à 05h du matin...).

C'est vite devenu un peu comme un forum de site internet c-a-d un lieu où on échange discussion, idées, tours, souvenirs etc...Otto wessely, le fondateur de l'IMC, y apprend meme le close-up avec son professeur Bebel!

Arturo Brachetti, Terry Parhad (du moulin rouge), Alpha, Othello, David Burlet, Junke, Gaetan Bloom, Bebel, Dany Lari, Jerome Murat, David Michel(Nestor le pingouin),Greg Wilson, Georges Proust, Guy lore, Gilles Arthur, David Stone (membre d'honneur!), Juan Tamariz, Robberto Giobbi, Nathalie et flo (Crazy Horse), Jacky Jack, William Eston, Romaric, Michel (mon père), Stephan Gali, Bidou, Christian Gabriel, Xavier Hodges et jean n'oublie...sont tous venus passer du bon temps au club sans forcément faire de la magie, "mais c'est ça aussi le club".

On organise des fois des "speciales" mais toujours dans l'esprit du club. Par ex: des conférences improvisées lors de passages de conférenciers à Paris, des vidéos projections, des barbecues party (en été), des afters( Gibus, Queen, Dépot, chez Carmen...), etc...

Notez d'ailleurs que le mercredi 19 novembre on diffuse les Mandrakes d'or 2003 en avant première comme tous les ans avec Gilles Arthur.

Une section "Raimbow" est en création ainsi qu'une section "fille facile" également.

Donc à la question "comment gérer un club", je dirais qu'il FAUT y faire régner une ambiance, un esprit et ceux où celle qui s'y sentent pas bien ne sont pas obligés de revenir.

Renseignements: rubrique "clubs/cours" de ce site.

@+

MaX Le RiocheT

MaX Le RiocheT_ceinture noire de cabaret_petit fils de Robert Hourdin_PDGd'honneur-IMC

http://www.facebook.com/maxleriochet

Publié le

Salut Max le RiocheT et les autres..

Max, ton club a l’air très sympa mais cela ne me semble pas applicable dans la majorité des associations.

Lorsque tu nous dis :

« Arturo Brachetti, Terry Parhad (du moulin rouge), Alpha, Othello, David Burlet, Junke, Gaetan Bloom, Bebel, Dany Lari, Jerome Murat, David Michel(Nestor le pingouin),Greg Wilson, Georges Proust, Guy lore, Gilles Arthur, David Stone (membre d'honneur!), Juan Tamariz, Robberto Giobbi, Nathalie et flo (Crazy Horse), Jacky Jack, William Eston, Romaric, Michel (mon père), Stephan Gali, Bidou, Christian Gabriel, Xavier Hodges et jean n'oublie...sont tous venus passer du bon temps au club sans forcément faire de la magie, "mais c'est ça aussi le club" » .

Crois-tu que la majorité des clubs ont des invités de ce niveau (en 3 ans d’existence)! Pour un comité, c’est beaucoup plus facile d’y faire régner une ambiance, un esprit sympathique avec des invités comme les artistes cités plus haut.

Le message de Jean-Philippe Loupi me semble vraiment plus proche de la réalité de la majorité des petits clubs de province ayant peu de moyen.

Merci pour ton message qui doit faire rêver plus d’un Président de club, principalement lorsque tu nous dis :

« Comme beaucoup de présidents (pas forcément que de club de magie), je ne fous pas grand chose! Mais bon, je fais ce que je veux 'chu l'président!!!!. »

Publié le

Chez nous, CMN ( club des magiciens de Neuchâtel )nous organisons une scéance 1 fois par mois le troisiéme jeudi, à chaque scéance nous avons un théme que nous dévellopons. Comme la moyenne d'âge est élévée c'est difficile de progressé et c'est en général les artistes qui font de la scéne qui animent les scéances. Les autres participent peu mais utilisent systémathiquement les meilleures idées pour leurs spectacles. pour ma part j'ai fais parti d'un club maintenant dissolu qui s'appelait Niveau Zéro ou a chaque scéance, ont prenaient un tour, une routine que l'on "démontaient" et que l'ont reconstruisaient de A à Z. J'ai beaucoup plus appris avec cette formule et j'ai vu des routines extraordinaires ce monter!!!. Je ne déséspére pas qu'un jour, on y reviennent et ça limite un peu les curieux car ils se sentent largués quant aux techniques et manipulations diverses utilisées et finalement ils retournent jouer avec leurs FP en croyant qu'ils sont de grands magiciens!

Magicalement Zéb.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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