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La passion d’un art se transmet quand on la vit soi-même. Mais vit-on de la même manière cet amour pour la magie, la musique, le théâtre,… lorsqu’on s’y applique tous les jours ? Notre passion se fane lorsqu’elle n’est pas alimentée par la variété ; s’exercer à un spectacle en le répétant tous les jours n’inhibe-t-il pas cette passion et, par conséquent, la transmission de cette passion au public ?

L’art de combattre l’habitude (d’où mon mot « art’bitude ») est-il pris en compte afin de présenter un spectacle « vivant » ? Quand je vois certains spectacles, je constate que, malgré la qualité irréprochable et le travail fournis, il manque souvent ce petit quelque-chose qui brille dans les yeux de l’artiste. Pourquoi ? Parce-que sa prestation est tellement travaillée, tellement appris qu’il en oublie ce qu’il a ressenti en le cogitant dans sa tête.

Doit-on en déduire que trop de travail tue le travail ? Oui et non, mais je constate (à titre personnel) qu’une représentation pas « trop parfaite », c’est à dire avec une part d’improvisation, pimente un spectacle. Cet évasion dans l’inconnu nous fait revivre nos sentiments d’antan. Je crois que c’est comme dans un couple, il faut savoir contourner les habitudes en revenant sur notre passé. Donc revenons à notre enfance et n’oublions pas de faire rêver …en rêvant !

[ 24. Mai 2003, 09:57: Message édité par : -Julien DAVID- ]

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C'est exactement ce que j'ai ressenti en voyant "Tout est Ecrit" (oui, encore... désolé) il y a quelques semaines (où j'ai croisé Arthur Tivoli sans osé lui dire bonjour...).

Les 3 artistes (surtout J.L. Bertrand et S. Mossière) n'hésitent pas à improviser. A "se laisser aller". Cela donne une dimension humaine, parfois presque fragile, au spectacle pourtant si bien réglé qui alimente la passion que les spectateurs ressentent intensemment.

Le bonheur d'être sur scène est à la limite du palpable. C'est ce genre de bonheur que le spectateur sait reconnaître et saura récompenser.

En tout cas, pour ma part, c'est ce qui me pousse à me lever quand j'applaudis un artiste.

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Le comédien que j'étais (que je suis toujours un peu) te réponds que c'est quand une pièce de théatre est réglée au quart de poil près, que le texte est su au rasoir et que tous les déplacements sont devenus évidents qu'on peut se laisser aller à l'improvisation sans dénaturer le propos.

Le magicos que je suis devenu (que j'étais déjà un peu) préfère connaitre son spectacle par coeur et l'avoir travaillé à fond pour pouvoir se laisser aller à une vraie interactivité avec le public (d'enfants souvent) et donc à de l'improvisation.

Mais c'est moi... et je laisse la place à d'autres avis.

Amicalement

El K.Balo

le blog des Baillerg' sur : elkabalo.over-blog.com

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Je suis de votre avis moi aussi : bien-sûr, il faut connaitre son numéro à la perfection. Mais la perfection n'a pas de charme à mon goût (tout comme l'improvisation hazardeuse) et un spectacle ne sera vivant que si on lui laisse prendre sa route librement sans pour autant le laisser dériver. Donc, une fois le numéro parfaitement maîtrisé, faut-il revenir en arrière ?

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Bonjour,

ALors là d'accord avec vous ...

Je suis moi aussi un comédien revenant à un rêve d'enfant " la magie ".

OUI, le texte, à la virgule, à la respiration pres ...

La mise en scène au quart de poil de grenouille.

Et là, tout peut arriver ...

Car il y a toujour en mémoire le fil rouge de la piece.

Là, l'impro en cas de PB sera naturelle

Là, l'émotion pourra se montrer humainement

Maintenant, quand à la lueur de l'émotion dans l'oeil, El BALAKO ( excuse si j'écorche votre nom), vous venez de donnez la réponse que j'ai faite à mon metteur en scène lorsqu'il m'a proposer d'entrer dans une compagnie "Pro".

Je veux garder l'émotion d'un texte, le plaisir de jouer et surtout après le spectacle entendre les spectateur nous dire qu'ils ont ressenti, ou vu une émotion, un geste de tendresse, une larme briller, bref un geste une attitude Naturelle.

Et, à mon humble avis, je pense que ce petit coté "humain" manque un peu a certains magiciens.

Rassurez-vous je suis pire que vous lorsque j'essaye de présenter un tour dans un club.

Je ne suis pas encore magicien, mais simplement apprenti et en classe préparatoire maternelle de la Magie.

Quand au théâtre, je veux rester Amateur, jouer pour le plaisir de donner du plaisir.

[ 25. Mai 2003, 10:18: Message édité par : carus ]

... Etre et rester un éternel ? vivant ...

Ne pas tout croire, mais s'interroger ...

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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