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Publié le (modifié)

Je n'avais pas fait le lien avec le comédien Philippe Caubère.

Alors qu'un débat passionné s'est engagé sur un post au sujet des copies de dvd, je ne voudrais pas faire de bêtises.

Est-ce que mon avatar gêne sur le site ? Y-t-il un problème ?

Merci

Mais non, il n'y a aucun problème avec ton avatar :D ... Il est zoooli !

Mon message reflétait juste une vision, une association d'idées que je tenais à partager. Je trouve les ressemblances troublantes entre le Joker/Ledger de Nolan et le Molière/Caubère de Mnouchkine.

Pas de message subliminal, pas de code secret, rien à lire entre les lignes. ;)

C.G.

P.-S. : Suis les bons conseils de jbernard13, Frantz et CEDmagic.

Modifié par Christian Girard
Publié le

Ouf ! Je cherchais à acheter l'image figure toi ! Rires...

Oui, en effet je vais suivre leurs conseils. J'ai commandé les 2 bouquins. J'attendrai pour "L'expert au cartes" (d'ailleurs le titre est parlant...")

"L'art est la magie délivrée du mensonge d'être vrai."

(Théodor W. Adorno)

Publié le

Bonsoir,

Pour s’initier à la cartomagie, vous pouvez acquérir les ouvrages de HUGARD traduits en français. Ils sont au nombre de 3 et les premières éditions chez PAYOT datent des années 50 et 60.

*HUGARD (Jean), pseud. de John Gerard Rodney Boyce. BRAUE (Frederick). – La magie des cartes. – Paris : Payot, 1951. – 262-[6] p. : ill. ; in-8 (14,5 x 22,5 cm), broché. 121 fig. explicatives dans le texte de Frank Rigney. Traduction de Pierre Lanoë. Edition originale.

*HUGARD (Jean), pseud. de John Gerard Rodney Boyce. BRAUE (Frédérick). – La technique moderne aux cartes. – Paris : Payot, 1955. – 511 p. : ill. ; in-8 (14,5 x 22,5 cm). 351 fig. explicatives dans le texte de Donna Allen et Clayton Rawson. Traduction de Maurice Sardina. Edition originale.

*HUGARD (Jean), pseud. de John Gerard Rodney Boyce. – Encyclopédie des tours de cartes. – Paris : Payot, 1964. – 424 p. : ill. ; in-8 (14,5 x 22,5 cm). Traduction de Maurice Sardina. Edition originale.

Certains ont été réédités chez PAYOT dans la années 70, et chez SLATKINE dans les années 2000.

Richard VOLLMER a refait une traduction de « la magie des cartes » en corrigeant les erreurs du traducteur précédent (Pierre LANOE) il y a quelques année chez MAGIX, et l’ouvrage est vraiment de belle facture. Je vous le recommande …

Cependant il me paraît plus profitable de lire les livres de ceux qui ont lu et assimilé les classiques, et qui ont en tiré l’essentiel, comme André ROBERT ou mieux encore Roberto GIOBBI.

Bonne lecture …

dany khan

Publié le (modifié)

Bonjour,

Je ne peux que confirmer les avis éclairés de JB, maître Frantz et CED. Les deux livres que tu mentionnes sont admirables et complémentaires.

La magie des cartes de Hugard et Braue est la traduction de Royal Road to Card Magic (1948). Il s'agit d'un cours de magie progressif qu'il est bon de suivre consciencieusement. Chaque chapitre présente une technique incontournable puis diverses applications géniales dans de superbes routines. C'est très pédagogique, bien illustré, plein de finesses et de subtilités. Bref, un livre qui donne des bases solides.

La Technique moderne aux cartes de Hugard et Braue est la traduction de Expert Card Technique (1940) qui est une anthologie de techniques et de tours de cartes puisés dans le répertoire des meilleurs magiciens de la première moitié du siècle (Dai Vernon, Charlie Miller, Paul Rosini...). C'est un livre qui s'adresse davantage aux magiciens confirmés (c'est-à-dire ceux qui ont lu consciencieusement La magie des cartes !).

Comme le mentionne Dany Khan, Jean Hugard a aussi compilé (à défaut d'avoir écrit) L'Encyclopédie des tours de cartes, traduction de The Encyclopedia of Card Tricks (1937). Elle est, à mon avis, moins incontournable que les deux titres précédents (mais postérieurs ;)).

Enfin, si tu veux compléter ce tour d'horizon des classiques-de-la-magie-des-cartes-à-la-Hugard, il faut que tu te procures le tome consacré aux tours de cartes de La prestidigitation du XXe siècle, traduction du monumental Greater Magic (1938, en un seul volume en anglais). Ce livre, mis en forme par le même Jean Hugard à partir des manuscrits laissés par John Northern Hilliard à sa mort en 1935, est une vraie référence.

Quant à L'Expert aux cartes, traduction de Artifice, Ruse and Subterfuge at the Card Table (1902, réédité et plus connu sous le titre de The Expert At the Card Table), c'est en effet un livre bien plus aride, objet de toutes les spéculations (en ce qui concerne l'identité de son auteur) et de toutes les dévotions (en ce qui concerne son austère contenu). Le Conjuring Arts Research Center de New York, jouant sur ce caractère "biblique" du livre d'Erdnase, en a même sorti une édition de poche en "papier bible" (et tout récemment une version indestructible : indéchirable et waterproof !) : http://www.erdnase.com/

Amicalement,

Plick.

Modifié par Plick
Publié le

Merci beaucoup Plick pour ces explications très claires. En ce qui concerne l'expert aux cartes, même si je lis l'anglais, je vais attendre de me le procurer en français.

J'ai beaucoup d'estime pour tous ceux qui étudient avec les livres. J'ai beaucoup de mal pour ma part. Je pense que c'est le début et qu'avec beaucoup de patience, de travail et de la constance, ça devrait le faire. J'ai l'envie, je pense que ça compte pour beaucoup.

@+ et encore merci

"L'art est la magie délivrée du mensonge d'être vrai."

(Théodor W. Adorno)

  • 8 months plus tard...
Publié le

De fil en aiguille...

[...] lors des scènes finales du Molière d’Ariane Mnouchkine, 1978. La mort de Molière, l’escalier sans fin, la musique de Purcell (l’aria dite Le Génie du froid tirée du semi opéra King Arthur, acte III scène 2, What Power Art Thou) :

À propos de Molière :

Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet de Molière, en cinq actes (comportant respectivement 2, 5, 16, 5 et 6 scènes)1 en prose (sauf les entrées de ballet qui sont en vers), représentée pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV, au château de Chambord par la troupe de Molière. La musique est de Jean-Baptiste Lully,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bourgeois_gentilhomme

Jean-Baptiste Lully

La cause de sa mort fut particulière puisqu'elle intervint à la suite d'une répétition du Te Deum qu'il devait faire jouer pour la guérison du roi. N'arrivant pas à obtenir ce qu'il voulait des musiciens, Lully, d'un tempérament explosif, s'emporta et se frappa violemment un orteil avec son « bâton de direction », longue et lourde canne surmontée de rubans et d'un pommeau richement orné, servant à l'époque pour battre la mesure en frappant le sol. Étant danseur, il refusa qu'on coupât sa jambe qui s'infecta, la gangrène se propagea au reste du corps et infecta en grande partie son cerveau4. Lully mourut quelque temps après à Paris, le 22 mars 1687.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Lully

Difficile de ne pas songer à Lully, à son bâton de direction et au roi en regardant cette carte, non ?

roy_de_baton.jpg

Cette carte, cette mort, cette musique, ce contexte pourraient être la base d'une belle histoire...

Christian Girard

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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