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Bonjour à tous,

Je m'adresse à vous en ce lundi ensoleillé en me demandant si vous aviez déjà raté un tour devant votre public et dans ce cas aviez vous prévu un texte de sortie ou autre chose ?

Pour ma part il y a certaines routines qui demande un timing particulier comme dans "KAOS" (carte au travers de la vitre) de D.Garcia ou il faut faire un em*****ge à un moment précis, juste avant de donner le jeu à mélanger puisque après on y touche plus...et dès fois ça me donne le trac par peur de le rater.

Et vous, y a t'il des techniques ou situations qui vous font peur ?

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ton public ne sait pas ce que tu vas faire donc si tu loupe ta technique tu n'as qu'a, sous pretexte que le jeu n'est pas bien mélanger, controler ta carte sur le dessus avec un faux mélange et reessayer !

moi la seule situation que je n'aimes pas mais qui m'est arrivé une seule fois, un client qui devait juste remettre sa carte dans le jeu m'a pris tout mon paquet de carte alors qu'il y avait un montage ...

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Bah...

Oui, forcement pour ma part.

Mais je distingue deux types de ratages...

1) technique

2) de situation

On peut rater une technique, mais rien ne se voit, ou rater un tour alors que tout était parfait techniquement.

Pour le ratage technique, en général, c'est parce que mon égo avait estimé que j'étais assez préparé, mais, en réalité, il avait occulté les paramètres d'une situation réelle... Notamment, que le public n'est pas juste un reflet dans un miroir à angle fixe, qui plisse un peu les yeux au moment où on execute notre geste technique, mais une collection d'attentions et d'intentions à conjuguer et à contenter... Donc... Essentiellement par manque de préparation puis d'expérience. Après, on n'est jamais à l'abri de la boulette, après tout, même le singe tombe de l'arbre.

Pour le ratage de situation, c'est différent, en apparence. Ça veut dire qu'on a pas su être à l'écoute du public, et savoir quand faire, ou surtout ne pas faire le tour. Finalement, c'est l'expérience qui lisse le tout.

Tiens, ça se rejoint un peu...

Pour ce qui est de la phrase magique qui nous sort de la deurm, la encore, je ne pense pas qu'il y ait de règle. Chacun a sa petite besace adaptée à sa personnalité, mais quand bien même, il faut surtout être capable de réagir à la situation, en fonction du moment vécu par le public...

Super flute, je suis en train de redire que c'est l'expérience et l'écoute du public et de la situation qui nous arment...

Bof, moyen comme réponse, j'en conviens, mais en même temps, je ne suis pas un pro... C'était juste un petit coup d'œil au coin de mon rideau, à travers ma fenêtre.

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"On ne reconnait pas un bon magicien au fait qu'il ne rate jamais ses tours mais à comment il gère ses plantages..."

La première fois que j'ai entendu dire ça, je crois que c'était de la bouche de Sanvert... Je croit même que c'était pendant le "Mayette Days"... J'ai toujours un début d'érection quand je repense au "Mayette Days" mais là, je m'éloigne...

Je pense que la phrase résume tout!

Elle sous-entend le background nécessaire, le travail, le savoir, la réactivité mais aussi l'humilité que nous devrions tous, sans cesse, éprouver, magnifier, sublimer...

J'aime cet art bon sang, sans doute plus que moi-même...

Prométhée, montre nous la lumière, que tes souffrances n'aient pas été vaines...

Zappy (faut que j'arrête d'écouter du Beethoven moi...)

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Bien évidemment il m'est arrivé (et m'arrivera encore) de rater un tour. Je pesne que celui qu'il dit qu'il n'a jamais raté un tour est un menteur ou alors il ne présente jamais de tours ....

Comme il t'a déjà été dit plus haut, le ratage n'est pas grave en lui-même si tu arrives à le gérer. Sans me vanter, je peux dire que plus de 90% de mes plantages passent complètement inaperçus du public qui ne se rend compte de rien. Il n'y a que mon épouse (qui pourtant ne connait pas du tout les "trucs" et manip utilisées) à la fin de la prestation me dit : "tiens su ce tour tu as eu un problème" tout ça car pour me voir régulièrement, elle sait comment le tour finit habituellement et a vu que la la fin n'était pas la même....

Il faut dire aussi que je suis assez "perfectionniste" et que je ne présente JAMAIS un effet en public tant que je n'ai pas étudié dans les moindres détails de selles manières il paut "foirer" et de trouver les solutions pour chaque cas. Malgré cela, il peut arriver parfois qu'un tour "plante" d'une manière dont on avait pas prévu. Dans ce cas, c'est l'expérience et les talents d'improvisation qui te permettront de te sortir d'une telle situation sans trop de dégâts.

NIRAG

www.nirag.fr

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oui on se loupe tous ca fait parti du métier,

un exemple que certains ont pu voir a Vannes, on a pu voir le grand Juan Tamariz "louper" un tour... louper c'est vite dis car en moins de deux il a retourner la situation (c'était majestueux) et il s'est vite rattrapé, c'est passé comme une lettre a la poste. Et la ont voit le VRAI pro capable de rebondir sur n'importe qu'elle situations. Bref ca été une grande leçon de magie. Ca n'a pas empêché qu'il ai eu plusieurs standing ovations...

vive le spectacle vivant

MAGIX Cyril

__________________________________________________

"Montélimar c'est le nougat, et Montcuq c'est du poulet ?"

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Pas assez d'expériences en public pour donner des conseils, mais il est clair qu'il faut se préparer aux ratés !

C'est vite arrivé même avec de l'entrainement ! moi ça m'est arrivé sur mélange charlier avec une carte qui a glissé !

Le plus important c'est de rendre le raté invisible des spéctateurs, mais je crois qu'il y a déjà eu pas mal de discussions à ce sujet sur le forum

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Et puis, en cas de plantage total de carte choisie, j'ai suivi le conseil de Jay Sankey (ce n'est peut etre pas de lui à la base, mais c'est dans son DVD que je l'ai entenu), j'ai toujours sur moi un "Jeu invisible", qui permet dans tous les cas de retrouver la carte choisie retournée dans un jeu dans la poche depuis le début...

J'en ai encore jamais eu besoin, heureusement, mais je pense que ça peut largement sauver la situation.

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Plein de fois mdr

Non, je plaisante. Quoique, mes débuts étaient de vrais débuts. mdr

En spectacle enfants, je me souviens de mes pompoms chinois qui se sont défaits (l'aimant a laché alors que je venais à peine de commencer ma routine).

J'ai terminé en disant qu'il fallait s'attendre à ce que cela arrive. Tout ce qui vient de chine est de mauvaise qualité mdr

Et mon plus gros moment de solitude. Un corde flash qui devait prendre feu puis un streamer qui apparait. J'ai anticipé l'allumage de la corde flash et le streamer est descendu sans que la corde flash ne brûle. Pas évident, surtout pour perdre la corde flash dans le fp après.

En close up, une balle éponge qui est ressortie de ma poche.

Un tour de cartes où je me trompe de jeu en le prenant en poche. Difficile de faire appraitre une carte rouge dans un jeu totalement bleu.

Bon je précise, ca fait super longtemps mdr.

Depuis j'évite les dix jeux de cartes dans toutes mes poches.

Je dois dire que ca fait un bail que ce n'est plus arrivé. Pourvu que ca dure.

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    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. 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    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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