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Publié le

Bonjour,

J'entends toujours dire : "lui il imite bêtement le style de David Stone". Et j'avoue que j'ai jamais vraiment compris.

Je suis personnellement un admirateur de David Stone. J'aime son dynamisme et son humour ; Mais justement, son style se résume plus ou moins à ça. De la bonne humeur, de l'humour et de la classe.

Donc à partir du moment ou on ne surjoue pas, qu'on fait un peu d'humour et qu'on sourie, on rentre dans la description du "style David Stone".

N'est-ce pas un peu exagéré ?

Merci de m'éclairer !

Ciao

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Publié le (modifié)

Ce style n'est pas propre à David Stone, et avant même qu'il soit né d'autress magicien de talent l'utilisaient déjà.

En revanche ce qui font les TRES grandes forces de David sont : le sens de la misdiection, une gestuelle impeccable, et du talent.

Bref David est un tres tres bon artiste talentueux qui porte haut les couleurs françaises de la magie, merci à lui.

Modifié par Tivoli

Tivoli logo.pngMC - Fantaisiste 

from here and here

www.arthurtivoli.fr

 

Publié le

Je suis entièrement d'accord avec toi, mais justement. On dit souvent de manière péjorative "Y a pleins de petits Stone" (sisi, c'est dit de manière péjorative). Alors que ce n'est pas tant un style qu'une manière d'être...Donc c'est étrange de le repprocher à quelqu'un...

ps : kyyyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa je parles avec Mr Tivoli :P

pardon...c'est l'émotion, je suis jeune et impulsif.

Publié le

Je pense qu'il y a des rabat-joies un peu partout, dans tout les milieux.

Un bête exemple : Je viens du monde de l'athlétisme (hé ! C'est les championnats du monde pour le moment!) et là aussi on disait "Ho ! Tu as le style de Carl Lewis", "Hé ! Tu as le même comportement que Linford Christie, avant de prendre un départ !", ....

Bien sûr, il y en a qui "mime" (le mot "imiter" ne me semble pas adéquat) certaines personnes... ET ALORS ? Si c'est pour un bien! Cela n'empèche en rien de rester soi-même.

Concernant David Stone (que j'apprécie également), si son comportement peut trouver un écho dans certaines présentations et les rendre plus dynamiques et attractives, alors je le dis : pourquoi pas!

Voilà en résumé mon sentiment par rapport à cela.

Publié le

et bien moi, si on me dit que je suis un petit david stone, je prendrais ça comme un sacré compliment....

c'est pour moi l'exemple meme du magicien moderne, drole et classe a la fois....

j'ai d'ailleurs beaucoup appris grace a ses 2 volumes "real secret of magic" qui sont une sorte de bible si on le combine a son livre...

Invité lancelot
Publié le

Ah oui... J'adore Stone, son inventivité et son humour... Et Kaps, c'était la grande classe... D'ailleurs, allez savoir, si il n'y avait pas eu tant d'années de différence, on aurait peut être dit de Stone qu'il faisait son "Fred kaps"... Allez savoir...

Publié le

Non je ne crois pas que le problème soit là. C'est plutôt qu'à force de ne regarder que des vidéos certains sont de parfaits clones d'un tel ou un tel. Parfois incapables de créer leur propre personnage.

Mêmes gestes, mêmes blagues il faut avouer que lorsqu'on voit trois magiciens l'un après l'autre nous jouer Stone ben ça gave.

J'en reviens toujours à la même rengaine lisez des livres et ayez votre personnalité ne suivez pas bêtement une vidéo faites votre propre interprétation.

Tiens un exemple puisqu'il est présent Monsieur Tivoli ( salut Arthur) il a truc génial avec des ballons une pomme etc, ben je lui ai honteusement piqué son tour (après une demande d'autorisation) mais il ne me viendrait pas à l'idée de faire un copier coller j'y perdrais tout crédit mal dans ma peau donc j'y ai mis du Winfried.

Pourtant j'ai vu le Mître en live.

Quant à dire que Stone que j'apprécie c'est la classe là ça coince un peu il a du style son style mais c'est tout Stfan Leyshon en revanche a ce qu'on appelle de la classe de plus drivé par Bloom c'est très fort.

Enfin ce n'est que mon humble avis mais je le partage

Invité lancelot
Publié le

Ne pas confondre : imitation, style, genre, et carrément... clonage ! Quand je vois la routine de corde de Romaric refaite à la virgule prêt, je suis triste... pour celui qui la fait : il a perdu son "âme", et, à mon avis, quelque part, les gens le ressentent... Mais avant de trouver son style, il faut bien se chercher... et parfois de l'imitation nait la création. Mais imiter n'est pas "cloner", c'est tâcher de mettre à sa sauce quelque chose dont on est sur de la qualité... Il faut aussi découvrir son "genre" de prédilection (dans l'humour, dans la poésie, dans le bizarre... le choix est vaste...) Enfin bon, je n'ai de Leyshon a donné à personne, hein, c'est juste un avis...

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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