JPour faire écho (et un peu de redite) à ce que vient d'écrire notre ami :
Je ne pense pas que Dani dise de lui qu'il est le meilleur.
Il dit avoir essayé avec ses armes d'apporter du sang neuf à cet art et tenter de réveiller l'intérêt du grand public en lui montrant que la magie pouvait être du vrai grand spectacle. Il a su puiser et revister le répertoire de la GI et ses grands classiques, de façon plutôt originale, tout en s'inscrivant dans la tradition de la magie de la belle et grande époque qui avait aussi ses montreurs et phénomèmes de foire. Cela a aussi à voir, sans doute, avec le music hall, à l'instar de Shirley et Dino. Avec ses cotés un peu désuets et kitshs, pourquoi pas. Jeter donc un oeil sur les affiches et illustration de l'époque (Site Internet ) vous verrez que le bonhomme ne déparait pas avec les mises en scène et les personnages qui sévissaient alors.
Marigny, Mogador.., cela faisait belle lurette que des salles parisiennes n'avaient osé faire leurs affiches sur un spectacle entiérement dédié à la magie.
OK, Copperfied... A ce propos, je ne crois pas que Lary se compare lui-même à Copperfield. Ce sont les médias qui par facilité l'affuble très souvent du raccourci de "Copperfield français." C'est tellement plus simple (et compréhensible) même si je pense que leur magie et show n'ont rien à voir. Vous avez d'un côté un magicien en col blanc et son armada de techniciens et metteurs au point, de l'autre un magicien en col bleu qui met les mains dans le camboui et bricole son truc, avec les imperfections que certains d'entre vous ont parfois pertinemment relevé. Avec injustice et méchanceté parfois, aussi.
Je pense que si certains de vos collégues peuvent aujourd'hui se produire dans la capitale et titiller davantage l'attention des médias, voir leur projet prendre forme, c'est aussi parce que Dani Lary a su secouer le cocottier, provoquer et saisir les opportunités qui se présentaient à lui. C'est tout ceci que raconte son bouquin, son parcours, ses audaces (qui peuvent passer auprès de certains comme de l'arrogance et de la prétention mal venues), ses coups de blues, aussi. Ca n'a pas, je crois, plus de prétention que celà. Alors peut-être est-il parfois, à l'image de son auteur sur scène, ici et là un peu maladroit dans sa manière de raconter et dire les choses.
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