Penser que les organisateurs du congrès de Paris ont essayé de faire du bénéfice sur la vente des tickets de métro est une INEPTIE. C’était plutôt pour éviter la queue aux caisses, un geste gentil pour offrir un plus.
Organiser un événement est difficile. Prenons l’exemple de ces tickets de métro. Il faut se renseigner à la RATP, téléphoner plusieurs fois, calculer raisonnablement le nombre de demandes, savoir quoi faire des invendus (les retourner à la Régie, les racheter à compte personnel), faire entériner la décision lors d’une réunion, passer commande, prendre livraison des billets, trouver un gentil organisateur pour en assurer la distribution, faire les comptes, remettre l’argent à la banque. Tout cela pour être remercié à l’arrivée par un commentaire erroné et blessant comme le tien !
Par contre aucun commentaire sur la vingtaine de personnes qui a resquillé lors de la soirée au Brazil tropical. L’AFAP a dû assumer le préjudice pour environ 5000 F.
J’ai co-organisé ce même congrès en 1993. Les organisateurs ont avancé leurs frais d’inscription, non remboursable en cas de déficit, le président d’alors, Georges NAUDET, a bousillé sa voiture à cause de la fatigue, etc.
Une bonne organisation et un plateau attrayant ne sont même pas la clé du succès. Le Mayette Days, suberbe, fut déficitaire.
Bien sûr, organiser quelque chose ne te fera pas progresser sur le plan technique. Simplement, le fait de rencontrer des gens, de négocier avec les artistes, les fournisseurs, filtrer les entrées, résoudre les imprévus, planifier les dépenses, te permettra plus facilement par la suite de répérer d’un coup d’oeil ou d’une phrase l’indélicat, le paresseux, l’hypocrite, le radin, l’artiste, le dévoué. Toujours utile pour bien choisir le spectateur idéal qui assurera le succès d’un numéro ou savoir refuser des contrats d’agents véreux. D’autres préféreront potasser en pure perte des ouvrages sur le cold reading ou la graphologie...
Aussitôt après ce congrès de 93 qui fût une véritable ‘task force’, l’équipe organisatrice a volé en éclat. Avec le recul, je me rend compte que cette année de galères avait transformé la plupart en managers. Tous ont créé par la suite des événements ou pris des responsabilités dans le milieu magique.
Pourquoi ne pas prendre contact avec l’équipe du congrès de Vannes et leur proposer votre aide pour mettre en place quelque chose de nouveau qui vous plaise. En 93, nous avions lancé les 24h de la magie, le concours de rue, le concours de présentateur.
Papy Mosa.
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