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Bonsoir,

L'effet semble dévastateur carrément ! Il n'est dispo qu'en Bicycle ? En tout cas, ça demande un petit coup d'oeil ! Merci pour cette petite découverte qui semble une vraie pépite.

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

Publié le

Bonsoir ! 

J ai vu ca chez MDT aujourd'hui...

Je touve ca plutôt bluffant oui ! Ah voir le set up que ca demande. 

Voila la description:

Masterpiece

Description

Une carte, c’est tout.

Vous montrez une seule carte à vos spectateurs en leur demandant un nombre entre un et dix. Le choix est libre.

Le spectateur choisit ensuite une famille.

Vous déchirez la carte (en vue depuis le départ) et montrez les morceaux déchirés, ils ne correspondent pas à la carte pensée. La famille n’est pas la bonne, la valeur non plus… tout va mal.

Mais…

Vous prenez l’un des morceaux déchirés et le placez dans la main de la spectatrice (pas de change, le tour n’utilise qu’une seule carte du début à la fin). Dans la main de la spectatrice, le morceau de carte se transforme en la carte pensée !

Le morceau de carte peut être laissé en souvenir.

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Craig Petty qui ouvre en deux Masterpiece, et je suis entièrement d'accord avec lui ! Rick Lax a de très bonnes idées, mais pas celle-ci.

 

  • Thomas changed the title to Masterpiece de rick LAX
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Pas mal du tout la critique de Petty (d'ailleurs c'est dommage qu'il n'est plus dans la team de WPR).

Quelques points.

Je ne suis pas d'accord sur le fait que la procédure de sélection ne soit pas clean. Bien sûr qu'il a raison, quand on demande à quelqu'un de choisir une carte, on ne demande pas à y aller en choisissant d'abord une couleur, famille, etc, c'est "surprenant" comme procédure, même si cela est fait naturellement (e.g., moi par exemple, j'utiliserai cette méthode uniquement si j'ai plusieurs spectateurs, et je leur explique que je souhaite les faire tous participer et/ou que si je réussis à influencer une personne, il sera difficile d'influencer plusieurs, d'où la justification d'une telle procédure), ce sera toujours moins fort que de produire directement la carte après une sélection "normale". C'est le genre de détail dont j'ai parlé ici même. Le fait d'être surprenant dans la procédure atténue l'impact, même si c'est bien amené, justifié, et les spectateurs n'ont aucune idée du secret.

Là où je suis complètement d'accord, c'est la façon anormale de montrer la carte sélectionnée, non pas en montrer la carte entière déchirée, mais un seul coin de carte. Et juste un seul. En plus, il s'agit de 8 morceaux déchirés. Pas 4 mais 8. Et cela renforce ce sentiment bizarre que le secret du tour peut être lié à la carte elle-même. Par exemple, si tu fais Kolossal Killer, tu sors ta carte de ton portefeuille ultra plat, celui-ci a 2 poches, seulement deux poches, et compare cela à un portefeuille tout aussi plat mais avec 10 poches. Rien que ce détail atténue l'impact du tour, même si le spectateur, au moins durant la performance, n'a aucune idée de tes méthodes. Autre exemple, si tu fais un multiple change de billet, il est plus logique de faire le change à la façon de Canvas ou Five, que de le faire à la façon de Foreign Affair.

J'aime particulièrement le fait qu'il insiste sur la naïveté de beaucoup de magiciens de considérer leur public comme dépourvu de cerveau et de sens critique. J'ai toujours été d'avis que pour les tromper au mieux, il faut penser plus loin qu'eux. Beaucoup plus loin. Mais penser, c'est du travail, et les paresseux intellectuels préfèrent juste penser que ça va passer, leur spectateur ne savent ce qu'on fait, pas de risque qu'ils suspectent quoi que ce soit, ce n'est que du "magician's thinking" après tout. Faire de la magie, c'est facile. Les doigts dans le nez.

Craig parle aussi de la théorie parfaite, qui ne laisse aucune place à l'interprétation, et que la première chose à laquelle pense le spectateur, est la bonne réponse (le meilleur exemple de la théorie parfaite, bien entendu, tout le monde le sait, ce sont les anneaux chinois). Mais je regrette qu'il n'ait pas insisté sur le fait que ce tour ressemble beaucoup plus à un tour de magie qu'à du mentalisme. Dans le dernier cas, les gens sont plus aptes à accepter l'idée que tu as pu savoir à l'avance ce qu'il va choisir (e.g., tu les as influencé, ou je ne sais quoi) alors que dans les tours de magie, tout le monde sait que c'est truqué à fond, et la question qu'ils vont se poser alors n'est pas "comment il a su quelle carte j'ai choisi" mais plutôt "comment il a pu produire la carte que j'ai choisi". Cela n'est pas la même chose, et ce sentiment sera renforcé aussi par le fait que la procédure de sélection est tout sauf intuitive.

Enfin, à la fin, il dit qu'il existe d'autres méthodes plus efficaces pour un effet similaire, vrai aussi. Par contre, je suis pas d'accord pour dire que peu importe les méthodes qu'on utilise, ce qui est perçu par le spectateur est le même. Car qui dit méthode dit système, donc procédure. L'effet n'est pas exactement le même, car la façon d'y parvenir est différente.

  • J'aime 1
Publié le

Merci pour toutes ces précisions !! 

Je suis entièrement d accord avec toi sur le fait qu'il ne faille pas prendre les spectateurs pour des crétins ! 

Après tout dépend beaucoup de la manière dont sont amener les choses. 

La méthode employé ne me gêne pas plus que ca.je n ai jamais présenté ni travaillé ce genre d effet, j ai une petite idée de la manière dont cela fonctionne mais sûrement pas tous les tenants et aboutissent. C est vendu au prix de 25 euros. Cela les vaut t il pour découvrir ce type d effets ou vraiment faut il passer son chemin ? 

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Il y a 3 heures, Weed&magic a dit :

Après tout dépend beaucoup de la manière dont sont amener les choses. 

Et surtout de la nature de la méthode. Beaucoup de ce qui disent que ça dépend beaucoup de la présentation, en général, prétendent que la méthode importe très peu. Je pense que c'est faux, et que la méthode importe presque autant que la présentation. Il y a de bons et mauvais magiciens comme il y a de bons et mauvais tours.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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