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Bonjour,

Bon, je passais par là et j'ai un peu de temps, alors je vais me permettre de partager mon modeste petit avis à ce sujet...

Tout d'abord, pour répondre au post initial, je ne sais pas s'il y a une "bonne" façon de faire : passer par un agent pour trouver des contrats ou pas ?... C'est à mon avis une affaire de goût personnel...

On peut tout d'abord ne pas savoir du tout où ni comment démarcher un client, et il est vrai que les artistes ne sont pas forcément des pros du marketing et de la vente... Un agent peut donc permettre de "déléguer" cette tâche (c'est son rôle...).

Il se peut aussi que l'on veuille "exister" le mieux possible, et un agent peut nous mettre en relation avec beaucoup de personnes du "milieu", peut nous faire connaître les festivals, peut aussi nous faire rencontrer d'autres artistes (avec lesquels une collaboration naîtra, pourquoi pas ?...), etc.

Mais il est vrai que l'on peut aussi avoir envie d'indépendance, il est vrai que l'on puisse préférer se gérer soi-même, démarcher en solitaire, gérer ses contrats et toute la partie administrative qui va avec... Si on sait le faire, si on souhaite l'apprendre, ou si cela nous convient...

Il n'y a donc pas de réponse "toute faite"... tout dépend du désir de chacun...

Je voudrais juste me permettre de revenir sur une ou deux petites choses... Tout d'abord, un agent "prend" des sous... Bah oui, c'est un métier... Un agent est un professionel (j'entends par là "compétent"...) qui vous fait travailler. Je ne vois absolument rien de scandaleux au fait qu'il gagne sa vie en faisant son métier... Si vous estimez que votre agent est trop "cher" pour ce qu'il fait, ne travaillez plus avec lui, mais de grâce arrêtez de traiter tout le monde "d'escroc" !... (cf. message de Fred.)

Pour revenir encore sur le message de Fred :

Citation:

parlons en de ces agences et surtout de ces agents verreux... artistes loupés qui se vengent de leur médiocrité et de leur impuissance artistique en exerçant leur petit pouvoir méprisable sur des artistes enthousiastes

Fred, j'avoue que j'ai parfois du mal à te cerner... (je sais, cela te plaît !.. ;-)). Mais toi qui prône plutôt la tolérance et le respect, je vois dans la phrase ci-dessus beaucoup d'agressivité... Et pire que ça : j'y vois un "a priori" stéréotypé et définitif... Pas forcément très positif pour un Maître praticien en PNL...

Autre petite chose : il a été dit dans un post (me semble-t-il) que les artistes se font "exploiter" par les agents... Là j'avoue que je ne comprends pas... Lorsqu'un contrat est signé, les deux parties acceptent les conditions me semble-t-il, non ?... Si le contrat passé avec un agent ne vous convient pas, il ne fallait pas le signer... si ses conditions ne vous plaisent pas, ne travaillez plus avec lui... Mais pourquoi toujours se plaindre, râler, traiter les autres "d'escroc", voire être encore plus méprisant (cf. citation de Fred ci-dessus) ?...

Il me semble que tous les métiers ont leur légitimité, et être artiste n'est pas plus "noble" qu'être agent ou contrôleur de impôts (bon... heu... là, faut voir quand même... ;-)). Bien sûr qu'il y a des agents pas "fiables" (c'est un euphémisme...), mais comme dans tous les métiers... Il y a aussi des artistes plus verreux et moins scrupuleux que les pires patrons de multinationales...

Ne travaillez plus avec les gens que vous n'aimez pas ou qui vous ont "entubés", cherchez à bosser avec les pros sérieux et efficaces, les mauvais disparaîtront d'eux-même...

Et pour conclure, sans vouloir être un "donneur de leçon" (manquerais plus qu'ça !... ;-)), méfiez-vous vachement des "a-priori", des idées toutes faites et des généralités... pas vrai Fred ?... ;-))

Très cordialement,

---

Frantz

(P.S. : heu..., Fred, ne voit aucune agressivité dans ce que je viens d'écrire, mais il est vrai que colporter une "généralité" inutilement méchante me déplaît... peut-être n'était-ce que de l'humour ironique ou satirique ?... À manier avec prudence quand même !... ;-)). Amicalement...).

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Hello Frantz,

Tout d'abord il est peut être utile de préciser une chose : être Maître Prat' en PNL n'empêche pas la provoc' et l'humour noir.

Ensuite je te renvoie à ce que j'ai écris : je n'ai PAS généralisé... quand je dis "parlons en de CES agents verreux..." CES représente un manque d'index de référence : je ne cite personne en particulier mais je pointe du doigt uniquement ceux qui sont concernés, pas TOUS les agents !.. Nuance...

Frantz : as-tu réellement lu mon post ? Je t'invites a être plus attentif... Tes interprétations sont hasardeuses.

Au delà des figures de style pour s'amuser un peu, je m'appuie sur des faits, sur l'expérience de contacts avec des agents verreux.

Exemple : il y a des contrats qui sont négociés de telle sorte que l'artiste ne connait pas le montant facturé au client et, au final, tu apprends par le client que l'agent a touché quasiment autant que toi sur TON dos. Désormais j'exige que les clients connaissent le montant que JE facture de manière à se garantir contre ce genre de manoeuvres ET que le client n'évalue pas ma prestation en fonction de ce qu'il CROIT avoir payé pour moi !

C'est un conseil très judicieux que j'ai trouvé dans un bouquin de marketting magique. Mais je sais que je suis rayé de certaines listes d'agents à cause de cela et c'est inéquitable.

Le problème est que je connais beaucoup d'artistes qui n'osent pas se faire respecter et qui ont peur d'engager des poursuites judiciaires quand c'est nécessaire, de peur d'être grillé par la suite ! Et maintenant on tape sur les intermittents sans regarder de plus près les abus du côté patronnal. Vous imaginez le MEDEF enquêter sur les membres de son "club" ? Ben non voyons ! Il vaux mieux fermer les yeux...

...etc...etc.

Fred

Publié le

Coucou !

Vous semblez confondre "agent" et "producteur". Un agent prend un pourcentage, mais il n'est pas responsable de la solvabilité du client, tandis qu'un "producteur" de spectacle vend son spectacle au client pour le prix qu'il veut; mais c'est lui qui a engagé l'artiste - souvent par une agence - et c'est lui qui doit le payer, même si le client ne paie pas. La loi interdi d'ailleurs de cumuler les deux fontions.

Juridiquement vôtre

Otto Wessely de l'Academie Française

www.ottowessely.fr

Publié le

Salut Fred !...

Citation:

Tout d'abord il est peut être utile de préciser une chose : être Maître Prat' en PNL n'empêche pas la provoc' et l'humour noir.

Bah encore heureux !... ;-) Je le sais pour te connaître, mais ce n'est pas toujours apparent dans tes messages...

Citation:

Ensuite je te renvoie à ce que j'ai écris : je n'ai PAS généralisé... quand je dis "parlons en de CES agents verreux..." CES représente un manque d'index de référence : je ne cite personne en particulier mais je pointe du doigt uniquement ceux qui sont concernés, pas TOUS les agents !.. Nuance...

M'ouais... j'opine du chef pour ce qui est RIGOUREUSEMENT écrit... Il n'empêche que dans le contexte, l'image générale qui se dégage de ton message est celle que je dénonce (de mon strict et unique point de vue, je sais...).

Mais Fred, très honnêtement, tu connais suffisemment la maîtrise du langage et ses conséquences pour savoir ce qu'une phrase peut provoquer comme "émotion interne" chez celui qui la lit, même si une étude sémantique appronfondie ultérieure peut effectivement te permettre de te "disculper"...

Citation:

Frantz : as-tu réellement lu mon post ? Je t'invites a être plus attentif... Tes interprétations sont hasardeuses.

Il me semblait que oui, j'avais lu et pensais avoir compris (pardon : avoir "mémorisé une interprétation qui n'est que la mienne, en partie dictée par mes états intérieurs du moment"...). Je vais essayer d'être encore plus attentif... Et au fait, n'est-ce pas la nature d'une interprétation que d'être hasardeuse ?... ;-)

Citation:

Au delà des figures de style pour s'amuser un peu, je m'appuie sur des faits, sur l'expérience de contacts avec des agents verreux.

Je te crois (encore faudrait-il définir précisément le terme "véreux"...) et j'entends bien les désagréments personnels que tu as subis... Est-ce pour autant qu'il faut généraliser ?...

Citation:

il y a des contrats qui sont négociés de telle sorte que l'artiste ne connait pas le montant facturé au client

Si c'est une information que l'artiste considère comme devant être importante (et je suis d'accord avec toi, elle est importante à mes yeux...), alors elle doit figurer au contrat. Si elle n'y était pas, tu ne peux le reprocher à l'agent, tu n'avais qu'à mieux négocier ton contrat... Je maintiens que ce "reproche" est autant de la faute de l'artiste que de celle de l'agent... Personne n'est forcé de signer un contrat... (quand on pense que la plupart des gens ne lisent même pas les contrats qu'ils signent !...).

Citation:

Mais je sais que je suis rayé de certaines listes d'agents à cause de cela et c'est inéquitable.

En quoi c'est inéquitable ?... Si cette façon de travailler ne te convient pas, tu as raison de ne plus travailler avec ces personnes là (je ferais pareil...), mais si c'est une façon de travailler qui convient à d'autres artistes ?... N'est-ce pas LEUR liberté que de décider de travailler ainsi ?...(tu ne vas quand même pas me dire que personne ne devrait travailler ainsi et que seule ta vision est la bonne, n'est-ce pas ?... ;-))

Citation:

Le problème est que je connais beaucoup d'artistes qui n'osent pas se faire respecter et qui ont peur d'engager des poursuites judiciaires quand c'est nécessaire, de peur d'être grillé par la suite

Une fois encore, n'est-ce pas de la liberté de chacun d'en décider ?... La possibilité de décider d'entamer des poursuites est une décision personnelle, qui n'appartient qu'aux personnes concernées, non ?... En quoi cela t'implique-t-il ?...

Bon, enfin, voilà... je ne cherchais pas à polémiquer dans ces réponses, juste à expliquer un point de vue (le mien !... ;-))...

Bonne soirée,

Amicalement,

---

Frantz

P.S. : qui plus est, il est vrai que la précision apportée par Otto a quand même son importance !...

[ 05. Juillet 2003, 23:41: Message édité par : Frantz ]

Publié le

C'est vrai que les fonctions d'agent et de producteur sont (à priori) distinctes, mais dans les faits... il en est tout autrement. En tous cas pour ce qui concerne certains agents qui oscillent entre les deux dans un flou qui n'a rien d'artistique.

Fred s'emporte peut-être un peu, mais le jour ou vous serez tombés sur un de ces tristes sires, vous saurez que cela veut dire d'avoir "mal au cul"...

Moi ca m'est arrivé d'apprendre par le client (après l'avoir fait un peu piccoler) qu'il avait payé notre prestation (groupe de musicos) 4,5 fois le montant brut de nos cachets. Oui vous avez bien lu !

Et il faut dire que "l'agent" ou plutot "producteur" en question nous avait proposé cette affaire en demandant un "petit prix" pour cause de budget limité.

Il va sans dire que nous avons signifié à ce type que c'était la dernière fois qu'il nous faisait travailler. Mais ce genre de personnages existe bel et bien, même si heureusement ce n'est pas la majorité.

Ceux qui prétendent le contraire ne connaissent pas ce métier ou sont hypocrites.

Lorsque j'étais encore dans ce milieu, la meilleure façon "d'évaluer" un nouvel agent était de lui demander innocemment quels artistes il faisait travailler. Le métier des musicos pros de gala ou d'évènementiel est assez petit et plus ou moins tout le monde se connait. (je pense que ça doit être + ou - pareil ds la magie pro) Il suffisait donc d'appeller un ou deux copains cités dans la liste pour leur demander le "pédigrée" de l'agent.

Si en revanche il ne faisait travailler que des inconnus ou des types notoirement mauvais (qui acceptent donc tous les compromis) : méfiance !

[ 06. Juillet 2003, 02:27: Message édité par : michel rollet ]

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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