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En (très) gros, c'est une stratégie "psychologique" consistant à laisser passer un temps entre la préparation d'un effet et la révélation de cet effet.

Exemple (très gros): tu veux faire un effet de sandwich. Tu poses deux cartes (le deux rois rouges) sur la table. Tu fais choisir une carte et la contrôle sur le jeu. Tu remontres les deux rois rouges et en les reprenant pour mieux les montrer, tu les positionnes sur le jeu et charge secrètement la carte choisie, en la mettant en place pour l'apparition finale entre les rois. Tu replaces aussitôt ces rois sur la table (3 cartes cette fois-ci, mais le public ne le sait pas encore). C'est là que la parenthèse d'oubli entre en jeu. Tu laisses s'écouler un temps entre ce que tu viens de faire et la révélation finale de la carte choisie entre les rois: tu racontes ton boniment, présente un autre effet intermédiaire, etc etc. Puis tu révèles le sandwich. La parenthèse d'oubli est donc un temps qui permet de faire "oublier" aux spectateurs que tu as fais certaines actions (en l'occurence, que tu as mis les rois en contact avec le jeu). Si elle fonctionne correctement, les spectateurs seront convaincus que les rois n'ont jamais quitté la table, et l'effet semblera bien sûr beaucoup plus fort.

De manière générale, la parenthèse d'oubli permet de "gommer" de l'esprit des spectateurs certaines actions que tu as pu exécuter. C'est un outil extrêmement puissant qui mérite plusieurs livres à lui tout seul. On a tendance à l'appeler "Time Misdirection" ("misdirection par le temps") en anglais et je trouve l'expression plus parlante.

Voilà (en très très gros, je répète, car le truc est bien plus finaud que ça)... c'était ma BA du jour, à ton tour, Ladane...

Seb.

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merci seb pour ta réponse [sourire] !effectivement cette "stratégie psychologique" a l'air assez complexe.si je veux avoir des détails par rapport à ce que tu as écrit, faut chercher dans les bouquin d'Ascanio?Et tant qu'on y est ,quand celui-ci parle de "parenthèse anticontraste" c'est la même chose dit en plus compliqué [Clin d'oeil] ?encore merci pour ton eclaircissement "en gros" [Clin d'oeil]

@+

Hugo Seso

Publié le

la parenthèse anti contraste, c'est justement qd tu en fais trop, à savoir que le spectateur a oublié ce que va être l'effet.

C'est entre autres, des actions inutiles, qui va baisser donc l'effet.

parenthèse d'oubli = pour faire oublier quelques manips ou autres. (utile donc)

parenthèse anti contraste = (pas bien) mouvements ou action (techniques ou psychologiques) qui nuisent à l'effet en faisant oublier ce qu'on doit voir. Exemple : dans un effet huile et eau, on parle tellement qu'on en oublie que les couleurs étaient mélangées...

Publié le

Ascanio et Tamariz parlent tout le temps de la parenthède de l'oubli.Mais dans les bouquin et les k7 que j'ai ils ne la définissent jamais reelement.donc , voici ma question: la "parenthèse de l'oubli", c'est quoi?

Hugo Seso

Publié le

la réponse de seb aurait été mieux dans la virtual room, non?

je vais de ce pas y poster ma réponse...

:-)

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Salut les amis,

Gilbus, où est le débinage de Seb ??

Je trouve en tous cas que sa réponse était précise.

Hugo, si tu t'intéresses à ces concepts, je te conseille également de te pencher (ce qui sera à mon sens un bon complément) sur Strong Magic de Darwin Ortiz que tu trouveras facilement chez ton marchand préféré.

Amitiés,

Fabrice

Publié le

oulalaaa, tout de suite les grands mots! [Clin d'oeil]

seb ne débine pas, il explique super bien:

c'est pourquoi ca serait mieux en virtual room, enfin, c'est juste mon avis [sourire]

aprés tout, qu'est ce qui est le plus secret, dans ce qu'on raconte?

un truc précis, qui explique un tour?

ou un principe général, qui explique plein de tours?

maintenant, chacun évalue la "secrétitude" de ce qu'il dit, hein? [Clin d'oeil]

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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