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Poèmes, Histoires et Contes autour de la Magie


Jean-Philippe CHEMIN

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Ma passe a son secret, mon truc a son mystère,

Mais rien n’est éternel, et ce qu’on a conçu,

Un autre, quelque soin qu’on ait pris pour le taire,

Peut aussi l’avoir fait, sans qu’on en ait rien su.

source : Quatrain extrait de la revue le magicien numéro 34 de janvier 1950

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Donc inspiré de "Mes heures perdues" de Félix Arvers:

Ma âme a son secret, ma vie a son mystère

Un amour éternel en un moment conçu :

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû me taire,

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Serge Gainsbourg en fit une magnifique chanson en 1961: "le sonnet d'Arvers".

Eric. Husky

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Allez mieux que l'extrait, l'intégralité de ce très joli texte... et en musique de Gainsbourg....hmm, que c'est bon...

Ma âme a son secret, ma vie a son mystère

Un amour éternel en un moment conçu :

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû me taire,

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,

Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire ;

Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,

N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ai faite douce et tendre,

Elle suit son chemin, distraite et sans entendre

Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

A l'austère devoir pieusement fidèle,

Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :

"Quelle est donc cette femme?" et ne comprendra pas.

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  • 7 années plus tard...

Ma magicienne

Faut la voir jouer de la baguette

Comme du manche, ah, quel ballet !

Dès lors que sa main est en quête

Monte d'un seul coup l'intérêt:

Ce qui dormait soudain s'éveille

Et ce qui semblait mort renaît.

Abracadabra, quelle merveille,

Elle a des doigts de fée, c'est vrai.

[…]

Écrit par Louis Vibauver

La suite ici : http://lespoetes.net/poeme-MAGIE-5475.html

Magies

Encraoudi! Encraouda!

Ta poudre de perlimpinpin m'a créé mage.

Je veux t'encraouder en thé des bois,

En bécassine des rivages,

Et par mon doigt magique,

Te transformer en paysage.

[…]

Écrit par Franz

La suite ici : http://lespoetes.net/poeme-MAGIE-5539.html

Potion magique

[…]

J’ai cru vraiment en la magie,

Je me voyais prêt au combat,

Gaillard, débordant d’énergie,

Mais j’ai eu des maux d’estomac.

Écrit par Anacreodes

Le début ici : http://lespoetes.net/poeme-MAGIE-5490.html

Entrée des artistes

A la baguette mon Maitre me frappe la calotte.

Sa chose, son trou noir je suis et reste à sa botte.

Caressant mon rose capuchon, il y plonge la main ;

Je ne suis qu’un demi-mondain :

Mon raout à moi, c’est le cabaret !

Il fait des passes sur mon feutre fatigué,

Il me claque du pouce et j’accours ;

Il est mon chef et je couvre ses tours

Dans le métier de la pipe je fais autorité.

[…]

Écrit par Ann

La suite ici : http://lespoetes.net/poeme-MAGIE-5474.html

D’autres poèmes sur le thème de la magie :

http://lespoetes.net/tdmtheme.php?theme=MAGIE&tri=datedupoeme&debut=0

C.G.

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Petite contribution

Magicien (2) -

Auteur : Eflamm Caouissin, sauf la fin inspirée de R. Kipling (2006)

Magicien, poète, les deux font jongler les mots

Guérir les âmes en peine et en soigner les maux

Voilà le doux rêve magique d'un vrai enchanteur

Que chacun y apprenne et à bon entendeur...

Tu ne souhaites que cela... apprendre et progresser

Pour soif de connaissance, tu as l'éternité...

Accumuler en toi les progrès du passé,

Développer idées d'une magie parfois surannée...

Si demande faite n'est pas à magicien qu'un dû,

Si avec amour tu développes un art ardu

Si au fil des ans, au fil du temps tu penses,

Que maîtrise magique est ta récompense...

Si enfin tu te dis qu' en magie fioritures

Sont telles pour l'écriture les enluminures,

Et qu'abondance de celles-ci ne sert en rien

Qu'une seule belle maîtrise te rendra Plus grand bien...

Quand tu auras compris que la magie opère

Non d'un branle de carte appris d'hier,

Salco arrière et quadruple saut piqué

Mais qu'au spectateur technique fais oublier...

Quand tu auras compris cela, apprenti sorcier

... Tu seras un magicien, mon fils !!!

MAGICIEN (4)

Auteur : Eflamm Caouissin (2006)

Qu'est ce qui me fascine dans la magie ?

L'étincelle de joie dans les yeux des petits ?

Le côté amusant de la réaction des plus grands,

Cherchant de tous côtés le truc épatant ?

Ou est ce le côté mystifiant d'un enchantement

La possibilité de briller l'espace d'un instant ?

Est ce aussi la possibilité d'amener à rêver,

Pousser le spectateur à s'évader.?..

Lui faire oublier un moment le présent

En lui offrant une illusion comme présent,

Lui retirer quelques temps ses désillusions

En lui donnant une soirée d'émotion ?

Je ne sais et peu importe...

C'est magique... en quelque sorte ...

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

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  • 1 année plus tard...

La Dame de Carreau

TOUT jeune, j’ai ouvert mes bras à la pureté. Ce ne fut qu’un battement d’ailes au ciel de mon éternité, qu’un battement de coeur amoureux qui bat dans les poitrines conquises. Je ne pouvais plus tomber.

Aimant l’amour. En vérité, la lumière m’éblouit.

J’en garde assez en moi pour regarder la nuit, toute la nuit, toutes les nuits.

Toutes les vierges sont différentes. Je rêve toujours d’une vierge.

A l’école, elle est au banc devant moi, en tablier noir. Quand elle se retourne pour me demander la solution d’un problème, l’innocence de ses yeux me confond à un tel point que, prenant mon trouble en pitié, elle passe ses bras autour de mon cou.

Ailleurs, elle me quitte. Elle monte sur un bateau. Nous sommes presque étrangers l’un à l’autre, mais sa jeunesse est si grande que son baiser ne me surprend point.

Ou bien, quand elle est malade, c’est sa main que je garde dans les miennes, jusqu’à en mourir, jusqu’à m’éveiller.

Je cours d’autant plus vite à ses rendez-vous que j’ai peur de n’avoir pas le temps d’arriver avant que d’autres pensées me dérobent à moi-même.

Une fois, le monde allait finir et nous ignorions tout de notre amour. Elle a cherché mes lèvres avec des mouvements de tête lents et caressants. J’ai bien cru, cette nuit-là, que je la ramènerais au jour.

Et c’est toujours le même aveu, la même jeunesse, les mêmes yeux purs, le même geste ingénu de ses bras autour de mon cou, la même caresse, la même révélation.

Mais ce n’est jamais la même femme.

Les cartes ont dit que je la rencontrerai dans la vie, mais sans la reconnaître.

Aimant l’amour.

Paul Eluard - Le dessus d'une ville (1926)

Source : http://www.cobra-le-cynique.fr/edition/edition.php?mode=lire&o=80&ch=110

couverture.php?o=80

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