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Comment Apprendre Ecrire un Spectacle de Magie


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Bonsoir,

C'est bien tu as déjà quelques idées clefs et ça c'est un bon début.

L'étape suivant est de reprendre tes réponses en essayant d'être un peu plus précis ou détaillé, pourquoi pas noter en marge les images ou les idées de se que tu voudrais faire ou être capable de faire (là encore pas de limite, ni de censure, laisse parler tes rêves, les possibilités techniques, financières ou pratiques viendront plus tard. Le point 3 et le 4 méritent d'être plus développé, car le solution est souvent dans la fin ou le futur.

De la même façon qu'il n'est pas possible d'écrire un roman si on n'a pas la fin de l'histoire. Il te faut le but, le climax de ton spectacle et ensuite on part d'ou tu viens et vers quoi, il faut que tu arrives. C'est indispensable, sinon tu vas tourner en rond et te décourager.

En ce qui concerne mes master classes et atelier, je ne veux pas me servir de ce forum pour faire ma promotion. Mais sache qu'il sont ouverts à tous et ne sont pas limité à un style de magie particulier. Le travail étant très souvent personnalisé et individuel, il n'y a pas de problème. Les prochains auront lieu en mai et en juin. Mai étant plus particulièrement destiné aux numéros avancés, plusieurs magiciens étrangers y participeront en stagiaires.

Certains membres de ce forum, ont déjà participé, ils pourront t'en dire plus s'ils le souhaitent.

Cordialement,
Peter

 

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Peter Din

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  • 2 months plus tard...
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Écrire un spectacle n’est pas tout à fait écrire pour un article ou même pour un bouquin. Pour animer souvent des ateliers d’écritures, cela tient en même temps de la technique et de l’imaginatio

On a parlé théâtre et impro, je vais donc défendre un peu ma paroisse : Prend des cours de conteur. Le spectacle de conte a beaucoup de similitude avec le spectacle de magie (pas de 4ieme mu

Bonsoir, Je viens de m'apercevoir dans ma réponse que j'ai oublié un point, sans doute le plus important (c'est pas malin, désolé). En effet, la grosse erreur que l'on fait, lorsque l'on veu

Ecrire un spectacle, ça va dépendre de beaucoup de choses. 

Il faut écrire une base, puis la modifier, l'ajuster en temps réel ( car sur le papier, ou dans l'idée, c'est bien, mais en vrai bon, c'est pas toujours pareil ! ) .

Et on apprend à écrire, avec du temps et de l'expérience, on améliore, ça se peaufine...

Le lieu où le spectacle est joué, est aussi important. 

Pour ma part, ne faisant quasiment pas ( ou presque ) de salle de spectacle, je suis toujours appelé dans des lieux peu adaptés (voir pas du tout), donc je pense un spectacle qui peut être présenté partout ( ou presque ! ). 

Mais pour écrire et concevoir, il faut vivre et tester, l'ensemble vient avec le temps 🙂 

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On a parlé théâtre et impro, je vais donc défendre un peu ma paroisse :

Prend des cours de conteur.

Le spectacle de conte a beaucoup de similitude avec le spectacle de magie (pas de 4ieme mur, interaction avec les spectateurs, récit basé sur une structure avec improvisation possible etc.)

Le travail du conteur recouvre la création du spectacle, et l'interprétation. 

Le spectacle peut être d'un seul tenant, ou être divisé en petits numéros.

Une histoire peut être assimilé a un "tour", le spectacle entier étant composé de plusieurs histoires...

Les histoires peuvent être indépendantes, ou liées, ou intégrées à une meta-histoire...

Le conteur peu travailler seul pour tout faire, création de l'histoire, mise en scène, gestion du texte, des accessoires et décors éventuels... (cas le plus courant) ou s'entourer d'une équipe technique, d'un metteur en scène etc...

On peut conter seul (cas le plus courant), mais aussi en équipe... Comme pour la magie...

L'interprétation est basée aussi bien sur l'oralité que sur la gestuelle et le corporel.

Le travail de création se fait en générale à l'oral, et non à l'écrit, ce qui est plus logique, le rendus finale devant être à l'oral... (Ce n'est pas forcément vrai pour toutes les écoles de conteurs, mais c'est comme ça que je l'enseigne...)

Et cerise sur le gâteau, ces deux disciplines peuvent fusionner en magie- contée, ce qui va encore ouvrir des possibilités.

Le conte, c'est chouette... 😁

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Je vous rejoins dans vos avis, notamment Gilbus (le conte c'est vraiment chouette !) en "ajoutant" que la manière dont tu vas présenter/déclamer ton texte est la chose la plus importante, surtout si ton but est de raconter une histoire avec des mots et non un enchaînement de tours visuels sur fond musical (type Shin Lim à AGT).

Ton but est de transporter tes spectateurs, et le premier but de notre art (magie, mentalisme, hypnose...) est de captiver. Mais pour captiver tu dois avant tout poser le décor, donner envie aux spectateurs d'entrer dans ton monde. C'est là que réside le pouvoir des mots, et qui, agrémenté de charisme, d'un spectacle structuré et d'une bonne ambiance te permet de faire un spectacle réussi.

Du coup, le conte est effectivement un bon moyen de progresser quant à l'écriture/présentation de ton spectacle (et je ne peux que te recommander à titre d'exemple notre regretté Eugene Burger qui était un conteur monstrueux). 

Personnellement, je viens du côté du théâtre et je pense que l'impro te permettrait de travailler ta créativité et surtout d'être plus à l'aise face à l'imprévu.

Enfin, je soutiens l'avis d'Aleximilio : ton spectacle sera loin d'être parfait dès le premier jet donc n'abandonne rien et modifie le pour qu'il soit toujours mieux, autant de fois que nécessaire, et ça s'améliorera aussi avec l'expérience ! 😉

Magicalement

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La magie est dans l’œil de celui qui regarde.

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Il y a 9 heures, Nathan BOURET a dit :

Personnellement, je viens du côté du théâtre et je pense que l'impro te permettrait de travailler ta créativité et surtout d'être plus à l'aise face à l'imprévu.

J'ai fait un tout petit peu d'improvisation, au début j'avais du mal à me lancer, après aucun problème. 

Modifié par Antony RBR

Faiseur de trucs et de bidules.

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  • 6 months plus tard...

Bonsoir,

Je viens de m'apercevoir dans ma réponse que j'ai oublié un point, sans doute le plus important (c'est pas malin, désolé).

En effet, la grosse erreur que l'on fait, lorsque l'on veut écrire c'est se figer sur le début. C'est valable pour un roman ou pour un spectacle. On  une bonne idée de départ et on pense que cela va être facile et là... Le mur, plus rien ne vient.

C'est normal, car pour écrire une histoire, il faut bien entendu un début, mais surtout une fin, car sinon on ne sait pas ou l'on va, et on tourne en rond.

Dans ta réponse tu nous donnes quelques indications.

Le 29/02/2020 à 20:07, Antony RBLLR a dit :

Euh bah bonne question. La seule idée potable que j'avais c'était le retour d'un voyage temporel ou quelque chose du genre (je suis un inconditionnel de Retour Vers Le Futur et j'ai vu d'autres films sur le thème du voyage spatiotemporel).

C'est un départ, mais ce n'est pas assez précis, tu restes dans l'idée, mais ce qui nous intéresse dans l'écriture, tu dois répondre à la question en restant collé au personnage que tu interprètes. Par exemple, c'est un voyageur du temps, oui mais qui est-il un savant, la victime d'un incident scientifique, un militaire... tu vois en quelques secondes j'ai 3 problématiques qui influenceront forcément le jeu et l'histoire.

Réfléchit à tout cela et bon courage.

Peter

Ensuite tu dis que c'est un retour de voyage, donc il venait de quelque part, pourquoi, qu'a t'il trouvé... Si tu veux écrire une histoire, il faut nourrir le contenu.

Le 29/02/2020 à 20:07, Antony RBLLR a dit :

Je retourne vers le futur ?

Pour faire quoi ? Et qu'était-il venu faire à l'instant ou on le découvre ?

 

Le 29/02/2020 à 20:07, Antony RBLLR a dit :

Quelles sont les conditions d'accès à ce stage ? Quel était le spectacle ? (pour enfants ? adultes ? mentalisme ? close-up ? salon ?)

Il n'y a pas de conditions d'accès spéciale, si ce n'est venir avec un minimum d'idées, car sur un stage on n’est pas là pour t'écrire le spectacle ex-nihilo, mais simplement t'aider à utiliser les bonnes techniques.

Il n'y a pas de type de spectacle particulier, on travaille sur tous les types (adultes, enfants, close-up...)

Malheureusement pour l'instant, il n'y a pas de stage prévu.

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Peter Din

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Le 31/05/2020 à 08:48, Antony RBLLR a dit :

J'ai fait un tout petit peu d'improvisation, au début j'avais du mal à me lancer, après aucun problème. 

Bon conseil de Gilbus et Antony, en effet l'improvisation peut beaucoup aider et c'est même essentiel et j'y reviendrai plus loin.

Cependant à mon avis,  ce n'est d'ailleurs pas le plus gros problème pour les magiciens, qui ont une tendance à beaucoup (trop) improviser au détriment de la rigueur et de la reproductibilité.

Un spectacle doit pouvoir être joué des centaines de fois sans la moindre variation si ce n'est l'adaptation normale et essentielle aux circonstances. Mais quand tu travailles en théâtre par exemple, il est hors de question de faire à chaque fois un spectacle différent, ne serait-ce que pour le régisseur qui doit avoir son artiste à la bonne place et au moment dans sa lumière ou pour ses départs de son. De même que pour la durée qui doit être rigoureusement la même, car les spectacles s'enchainent et on ne peut pas planter la mise en place du collègue qui passe après. J'ai vu trop souvent dans des galas en plateau des artistes irrespectueux qui annoncent 15 minutes et restent en scène 30 ou 35 sous prétexte que cela marche bien (croient-ils) et cela au détriment du spectacle dans son ensemble. C'est la pire preuve d'amateurisme et de médiocrité que je connaisse. Un bon artiste saura toujours partir en phase maximal et jamais à l'épuisement des spectateurs.

En revanche, l'improvisation est indispensable dans la phase de "recherche" et de création, car cela permet de tester une manière de jouer, un effet ou un élément de texte. Ensuite il faut être capable de le fixer et de le reproduire à l'infini, une fois que l'on a validé son efficacité.

Pour mon spectacle le magicien voyageur que je joue depuis près de 30 ans, je n'ai jamais écrit sur papier à la création, tout est passé par l'improvisation, puis très vite, le spectacle a trouvé sa forme et il n'a que très peu bougé. Ensuite seulement, lorsque j'ai souhaité avoir un personnage plus présent, un jeu d'acteur plus précis, alors je suis passé au tableau blanc pour cerner les points importants, le personnage, le costume, la façon de parler, de marcher, l'enchainement logique des effets, la suppression de quelques-uns, l'ajour de quelques autres. La réduction de la durée afin de gagner en efficacité. Aujourd'hui, si je regarde plusieurs captations vidéos du spectacle, je n'ai que moins de 1% de variation et jamais sur le rythme général, ou sur la mise en scène, juste sur quelques mots réagissant à l'instant sur des réactions du public et encore avec beaucoup de précaution car il ne faut jamais se laisser embarquer par les spectateurs, on doit rester maître de la représentation.

Mais avant tout, je suis capable d'expliquer seconde par seconde ce que je fais et pourquoi je le fais. Un spectacle c'est un chemin fluide d'un point vers un autre, il doit être sans rupture et sans à coup. C'est pour cela sans doute que l'on dit qu'un spectacle coule bien ou non. Il faut imaginer la structure d'un spectacle comme une rivière sur laquelle on place un bateau de papier, il sera balloté par les remous, mouillé par les éclaboussures, mais il suivra toujours le courant. Le mot magique lorsque l'on écrit un spectacle c'est : POURQUOI ?, on doit être en mesure de répondre de manière précise et logique à chaque seconde du spectacle. Pour une action, un effet, un mot, un déplacement, un geste... C'est la clé.

Un autre point important. Le théâtre classique a été pendant très longtemps défini par une unité de lieu, de temps et d'action. C'est la règle des trois unités définie par l'abbé d'Aubignac (François Hedelin) dramaturge du 17e siècle et que Boileau résuma par le petit poème.

" Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. "

Ce n'était pas stupide, car le spectateur et surtout de nos jour n'a pas la faculté de se perdre dans une multitude d'intrigues, de retours en arrière, d'hypothétiques raisons capillotractées*, qui font le bonheur des artistes débutants. Il faut que le propos soit simple et clair. Dans Fondation Eberardht Riese écrit, il faut que le plot** puisse être écrit au dos d'un timbre poste. Et c'est vrai, sinon cela ne fonctionnera pas. Si on passe 10 minutes à expliquer son scénario, comment en 8 mn, durée moyenne d'un numéro, le spectateur pourra t'il le comprendre ?

De plus, n'ayez jamais peur d'aller puiser dans le répertoire des émotions, car c'est ce que le spectateur comprendra le plus vite et le plus instinctivement. Alors je terminerai toujours par Boileau :

« Que dans tous vos discours la passion émue
Aille chercher le cœur, l'échauffe et le remue. »

Bon courage,

Peter Din

 

* Tiré par les cheveux

** le scénario, le propos du numéro

Modifié par Peter DIN
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Peter Din

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Merci pour ces nouvelles réponses.

 

A vrai dire j'avais complètement oublié que j'avais créé ce sujet, ayant mis l'idée de côté (pour raisons personnelles).

 

En septembre j'ai trouvé une troupe de théâtre de rue dans un forum d'associations mais le confinement étant passé par là, l'assemblée générale à laquelle j'étais convié a été repoussée.

 

En me relisant, l'idée d'un voyageur temporel n'est pas forcément la meilleure.

Mais comment justifier un personnage classique ?

 

Concernant l'écriture, dans le cadre d'un autre projet, non artistique je précise, je me suis rendu compte que j'étais obligé d'écrire mot par mot tout mon discours, même si à l'oral je ne le restitue pas par cœur.

 

La route est encore longue.

 

 

Faiseur de trucs et de bidules.

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Quelque soit ton idée, si tu éprouves de la difficulté soit à la dire, soit à la retenir, c'est que sans doute, l'idée de base n'est pas assez claire, ni assez détaillée. Pour l'écriture d'un scénario ou d'une série les auteurs écrivent toujours et avant tout "une bible", c'est un texte de référence qui doit contenir une multitude de détails sur chaque personnage afin de toujours être cohérent et logique lors de l'écriture proprement dite.

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Peter Din

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Le 02/12/2020 à 11:26, Peter DIN a dit :

je suis capable d'expliquer seconde par seconde ce que je fais et pourquoi je le fais. Un spectacle c'est un chemin fluide d'un point vers un autre, il doit être sans rupture et sans à coup. C'est pour cela sans doute que l'on dit qu'un spectacle coule bien ou non. Il faut imaginer la structure d'un spectacle comme une rivière sur laquelle on place un bateau de papier, il sera balloté par les remous, mouillé par les éclaboussures, mais il suivra toujours le courant. Le mot magique lorsque l'on écrit un spectacle c'est : POURQUOI ?, on doit être en mesure de répondre de manière précise et logique à chaque seconde du spectacle. Pour une action, un effet, un mot, un déplacement, un geste... C'est la clé.

Cela me fait penser à une réflexion que je me suis fait récemment sur ce que doit être la magie et notamment certains tours qui sont pour moi "inutiles" (je ne trouve pas le mot exact).

 

Prenons le cas d'une assemblée d'as.

Quel est l'intérêt de réunir 4 as au même endroit? A mon sens aucun.
"Regardez, je pose un as ici, un autre là et un autre ici, celui-ci est le chef" pif paf pouf, ils disparaissent tous et rejoignent le leader. Et le tour s'arrête là.

Je pense que ce genre de tour doit soit être revu afin d'y mettre une belle histoire (talent que je ne possède pas) soit doit être inclus dans autre chose.

Idem pour la coupe sur les as.
"Bravo monsieur, vous êtes doués avec les cartes, je ne jouerais pas contre vous !".


Je pense que la magie doit impliquer le spectateur (je ne parle pas des grandes illusions et autres numéros muets à la Norm Nielsen).
Sinon c'est juste une démonstration de talent qui selon moi n'a pas grand intérêt.

Oui, mais et la grande illusion alors ?

Tous ces numéros de scène muets, de même que les numéros de manipulation ou de close-up à la Johnny Ace Palmer, ont une logique de construction.


Je pense qu'il faut considérer ces ébauches de tours comme des outils pour construire quelque chose de plus complet si on en a les capacités (peut-être quand j'aurais un bagage plus important).


Pour conclure, la magie devrait impliquer le spectateur et obéir à une certaine logique.
Et si on y réfléchit bien, même les numéros muets le font. Comme quand on regarde un bon film, on est impliqué dedans.

Faiseur de trucs et de bidules.

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